| Toréador allemand dans l'arène |
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| Écrit par Éric Lefrançois | |
| 28 décembre 1999 | |
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Ciao à ses anciens propriétaires de Birmanie, Lamborghini a — encore — changé de mains. Désormais, le Taureau Furieux de San Agatha aura Audi pour Toréador. La firme d’Ingolstadt aux commandes, Ferrucio Lamborghini doit, là où il est, se réjouir à l’avance de la bataille qui s’annonce entre le groupe Volkswagen (auquel appartient Audi) et la maison Fiat (propriétaire de Ferrari), bataille qui, de son vivant, n’a pu être menée à terme, faute non pas d’idées mais de moyens. Promise pour le Salon de Genève (printemps 2000), la rumeur veut que Fedinand Piëch, le numéro 1 du groupe Volkswagen, ait exigé plusieurs modifications au projet Super Diablo. Vrai ou faux ? Ultime évolution afin de prendre le chemin de la retraite : les yeux de la Diablo s’enflamment derrière ses paupières transparentes et elle fonce à la moindre sollicitation. Un habitacle exclusif avec une saveur artisanaleÀ trois reprises au cours de son histoire (1965, 1968 et 1980), Lamborghini a sondé l'opinion publique en lui soumettant des prototypes découvrables. Malgré l'accueil favorable qui leur a été réservé, aucun n'a cependant atteint le stade de la production, aucun sauf la Diablo Roadster, montrée en 1991. Au cours des cinq dernières années, plusieurs retouches ont été apportées au design original, dont l'addition d'un toit escamotable que l'on remise sur le capot redessiné du moteur, les 140 litres du coffre à bagages ne pouvant l'accueillir. Ce panneau se retire aisément mais, vu ses dimensions importantes, il vaut mieux être deux pour le manipuler. À l'exception d'une radio plus puissante, l'habitacle de la Roadster est en tout point identique à celui de la SV. La position de conduite est satisfaisante et ce, en dépit du déport assez marqué entre l'axe du volant et le pédalier. Certaines commandes semblent empruntées à la grande série, tandis que certains détails de fabrication trahissent une fabrication artisanale. Un conduite vigoureusePour exploiter pleinement les ressources mises à la disposition du pilote, la Diablo privilégie les échanges vigoureux. Les rugissements courroucés du V12 vous remueront d'emblée les tripes, et les accélérations comme les reprises vous plaqueront indubitablement contre le dossier. Ce déferlement de puissance est seulement interrompu par les changements de rapports, qui exigent une main de fer dans un gant... d'acier, sans parler d'un mollet tout aussi énergique pour actionner la pédale d'embrayage. Les embouteillages et les petites balades sur les artères affairées sont donc à éviter, d'autant plus que la visibilité à bord est quasi nulle. La direction transmet avec fidélité les imperfections de la chaussée, et la suspension rudoie les passagers dès que la chaussée souffre d'une quelconque imperfection. Heureusement que la Diablo propose une commande hydraulique permettant de relever la garde au sol de 45 mm. Pour apprécier la Diablo, il faut véritablement avoir l'envie et les moyens de la dominer. Sans quoi, point de plaisir ! Nouveautés en 2000:Livrée SV Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



