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Une grande dame trop parfaite  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Éric Lefrançois   
28 décembre 1999

La LS400 a une ambition : la perfection. C'est pourquoi, chaque année, ses concepteurs veillent à son évolution afin qu'elle soit toujours bien mise et prête à nous offrir des gâteries auxquelles nous n'avions peut-être même pas songé. Mais cette obsession à vouloir jouer la plus-que-parfaite s'exprime au détriment de sa personnalité. Froide et austère, la LS400 n'est habitée par aucune âme. Pour 2000, ses concepteurs font un petit effort et ajoute un dispositif d’assistance électronique au freinage afin de vous aider à appuyer plus fortement sur la pédale de frein dans les situations d’urgence.

Un habitacle chaleureux

De l'extérieur, la LS400 dégage toujours aussi peu de chaleur, et ce, même si les jantes, le capot, la calandre et les feux ont fait l'objet d'une refonte il y a deux ans. Depuis ce temps, l’habitacle se réchauffe de magnifiques boiseries qui enveloppent le tableau de bord, la console, le pommeau du levier de vitesses et jusqu'à la jante du volant. De plus, Lexus s'est aussi attardée au montage d'un système de climatisation plus puissant et d'un nouvel ordinateur de bord. On n'en demandait pas tant ! Ou plutôt, disons que nous attendions autre chose, par exemple une banquette arrière chauffante (Jaguar en offre une) et un store ajouré pour la lunette (l'A8 d'Audi en est équipée). Par contre, la LS400 se révèle plus spacieuse que la première nommée, et propose des points d'ancrage de ceintures à commandes électriques que ne propose pas sa rivale germanique. Une autre petite critique ? Le volume du coffre déçoit compte tenu des dimensions de l'auto.

Le V8 le plus onctueux de toute l'industrie

À l'arrêt comme en mouvement, cette Lexus est lourde, tout autant que sa rivale et modèle, la Classe S de Mercedes. Son V8 à 32 soupapes demeure sans équivoque le plus discret de toute l'industrie automobile, et la transmission automatique à cinq rapports qui le module ne laisse jamais deviner le moindre changement de vitesse. Bref, on n'entend rien et on ne ressent rien non plus à conduire cette vaniteuse, d'autant que sa direction ouatée isole le conducteur en ne lui transmettant que peu ou pas d'information. Et ce n'est sans doute pas plus mal, puisque la LS400 n'a rien d'une grande routière. Son poids, son encombrement et sa mollesse lui font en effet perdre énormément d'agilité. Heureusement, la présence d’un dispositif d’assistance électronique au freinage permet aux freins de se montrer plus incisifs en situations d'urgence. Les concepteurs de la LS400 ont encore à faire pour se rapprocher de la perfection. Mais admettons tout de même que dans plusieurs domaines (fiabilité, service, finition, qualité), la LS400 a déjà atteint son objectif.

Nouveautés en 2000:

Dispositif d’assistance électronique au freinage


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Catégories: 2000, Grandes berlines, Lexus,
Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Raffinement inégalé
  • Fiabilité au-dessus de tout soupçon
  • Qualité du service après-vente
  • Un V8 doux et énergique

Contre


  • Volume restreint du coffre
  • Silhouette peu inspirée
  • Absence d'agrément de conduite
  • Manque de personnalité