| Un choix sensé |
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| Écrit par Éric Lefrançois | |
| 2 janvier 1999 | |
Un choix sensé«Les gens heureux n’ont pas d’histoire», dit la maxime et c’est justement le cas de la Protegé qui remporte, depuis son renouvellement l’année dernière, un grand succès auprès des automobilistes à la recherche d’une automobile économique et spacieuse. Devant un tel succès, on ne s’étonnera pas que Mazda n’apporte aucun changement. La plus spacieuse de sa catégorieLa Protégé ne ment en rien lorsqu’elle affirme être plus spacieuse que toutes ses rivales. Du fait des normes gouvernementales présentes et à venir en matière de sécurité passive, et plus particulièrement de résistance aux impacts, la nouvelle génération a sans doute perdu quelques centimètres ici et là, et par le fait même quelques millimètres d’habitabilité, mais pas suffisamment pour craindre d’être rattrapée par la concurrence. Conducteur et passagers accéderont tous facilement à leurs places, et le seul maître à bord n’aura aucun mal à trouver une position de conduite idéale, surtout sur la LX (eh oui, elle est plus chère), la seule version à offrir un réglage vertical de l’assise. Cela dit, tout agréables que puissent être les premières minutes à bord, les passagers avant ne tarderont pas à sentir l’armature métallique qui épouse les contours de leur siège, de sa base à son sommet. Pour ce qui est du panneau de commande, on ne peut dire qu’il intègre une instrumentation vraiment complète (vous n’y trouverez même pas de compte-tours à moins d’opter pour la LX). Les principales commandes se trouvent toutes à portée du conducteur, ce qui est bien, mais ne sont pas toutes pour autant faciles à utiliser, ce qui l’est moins. Ainsi les boutons de la climatisation sont-ils trop menus pour quiconque porte des gants. La chaîne audio avec lecteur de disques compacts, monté de série sur la SE et la LX (la DX ne possède même pas de radio), niche très haut sur la console centrale, au-dessus d’un minuscule compartiment destiné à recevoir… votre collection de CD ! Dans un tout autre rayon, il convient de noter que les glaces arrière s’ouvrent presque entièrement, chose très rare, mais bon sang que le mécanisme en est fragile ! Pour peu que vous rouliez par grand vent et que vos passagers décident de prendre un grand bol d’air frais, vous ne manquerez pas de les entendre battre et débattre à l’intérieur des portières. Cela dit, l’accès à la banquette se veut aisé, et on y trouve amplement de dégagement à la tête et aux jambes. La malle elle-même marque d’ailleurs des points pour son volume de chargement et le fait qu’elle se met à la portée de tous. Dans l’ensemble, on peut parler d’une excellente qualité de fabrication, et la Protegé se distingue résolument par la qualité de sa finition, remarquable pour une voiture de ce prix. Une stabilité routière surprenanteMazda s’efforce d’attirer les jeunes acheteurs avec sa Protegé nouvelle vague, une volonté manifestes dans le soin apporté par ses ingénieurs à la tenue routière du véhicule. Avant de prendre le volant pour un essai, cependant, attardons-nous un instant à la mécanique. En soulevant le capot de la DX et de la SE, vous découvrirez un quatre cylindres de 1,6 litre, Mazda justifiant sa décision de remplacer le 1,5 litre par le fait que les Nord-Américains ont tendance à préférer les plus grosses cylindrées. Pour 100 cc ?. Dommage, puisque les 118 autres pays où la Protegé est vendue bénéficieront d’un 1,5 litre à admission variable, dans l’ensemble plus nerveux quoiqu’un peu creux (manque de couple) à faible régime. Ceux qui optent pour la LX bénéficient quant à eux du quatre cylindres de 1,8 litre qui anime ce modèle depuis maintenant plusieurs années. Malgré le fait que nous n’ayons pu le vérifier au moyen de nos instruments habituels, le 1,5 litre nous a semblé moins bruyant à faible régime que le 1,8 litre. D’un autre côté, il ne tarde pas à s’essouffler dans les pentes, et se montre passablement bruyant en accélération. Ces détails mis à part, il faut cependant reconnaître que la mécanique de cette voiture n’a rien à envier à personne, même avec la transmission automatique. La manuelle ? Convenable, sans plus, car caoutchouteuse et un peu trop démultipliée, si ce n’est que l’embrayage reste doux et parfaitement gradué. Il va sans dire que le 1,8 litre se révèle plus riche à basse vitesse et en accélération, et que ses reprises sont plus énergiques. Reste à déterminer si son coût plus élevé procure réellement des avantages proportionnels sur la route. Mazda a rendu sa Protegé plus facile à conduire, quoiqu’au prix d’une suspension plus rigide, on ressent les irrégularités des revêtements de mauvaise qualité. L’auto n’en demeure pas moins d’une grande stabilité, aidée en cela par une direction très précise qui contribue grandement à cette sensation de contrôle au volant si chère aux fervents de Honda. Nouveautés en 2000:Modèle reconduit Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



