| Plus inspirée |
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| Écrit par Éric Lefrançois | |
| 2 janvier 2000 | |
Plus inspiréeSur le marché nord-américain, Nissan doit le tiers de ses ventes à l'Altima. Imaginez alors un peu la crainte et le doute qui ont dû envahir les hommes et les femmes chargés de nous concocter cette seconde génération. Comme il fallait s'y attendre, Nissan a fait preuve d'une prudente audace dans la reformulation de sa grande compacte. Elle est plus spacieuse, certes, mais quoi encore ? En fait, seul le dessin de la partie arrière, visiblement inspirée de la défunte J30, trahit une franche originalité que Nissan s'empresse de colorier de teintes terreuses. Seulement voilà pour l’année 2000, Nissan apporte des retouches forts intéressantes au groupe propulseur et à la suspension, notamment. Un habitacle chaleureuxLes ergonomistes vous diront que les automobilistes tripotent davantage les commandes de la radio que celles de la climatisation et du chauffage. À la lumière de cette observation et pour des motifs évidents de sécurité, on déplace et replace ces commandes pour s'assurer que nous ne quittions pas la route des yeux. Nissan fait à sa tête et, contre toute attente, laisse la radio logée dans la partie inférieure du tableau de bord, sous le panneau de climatisation. Ce dernier, incidemment, fait aussi une entorse au code de l'ergonomie en nous forçant à régler la température ambiante par l'entremise d'un curseur imprécis. Autre petit détail, les teintes intérieures et le similibois (uniquement offert sur les versions plus coûteuses) réchauffent la cabine comme aucune autre de ses rivales nippones. Les baquets procurent un confort satisfaisant, et la banquette arrière accueille deux personnes sans rouspéter. Une troisième ? Elle sera plus à l'aise à bord d'une livrée XE ou GXE, toutes deux dépourvues d'accoudoir central. Petit reproche tout en délicatesse : pourquoi priver la version XE de l'inestimable dispositif qui vous rappelle, avant de quitter l'auto, que vous avez oublié la clef dans le démarreur ? Une suspension bien équilibréeL'Altima est restée imperméable à la pluie de critiques qui s'est abattue sur elle en refusant de s'offrir un six cylindres. Or, la seconde génération aura elle aussi à sortir son parapluie, puisque Nissan récidive (elle se doit de protéger la Maxima !) et reprend le même quatre cylindres de 2,4 litres. Plus large, plus longue, l'Altima est également plus lourde que sa devancière, ce qui la pénalise sous le rapport poids-puissance. Elle compense notamment cette perte cette année avec cinq chevaux supplémentaires et des rapports de transmission révisés. De plus, son châssis fait preuve d’un meilleur équilibre grâce à une révision de la suspension (ressorts, barre antiroulis et tutti quanti). Des améliorations qui profitent aux livrées XE, GXE et GLE qui deviennent, comme par magie, plus agréables à conduire. Bien finie, solide, spacieuse, fiable et vendue à prix concurrentiel, l'Altima s'ajoute à la longue liste des compactes incolores, inodores et sans saveur qui pullulent sur le marché. Mais ne désespérons pas, car Jerry Hirshberg, directeur du studio de style de Nissan en Californie, l'a dit : «En 2001, la troisième génération d'Altima sera excitante. » Si Dieu nous prête vie, nous serons là pour en témoigner. Nouveautés en 2000:Moteur plus puissant (5 chevaux) Étagement de la transmission révisé Léger restylage Réglages de la suspension retouchés
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



