| Hyundai Tiburon |
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| Écrit par Éric Lefrançois | |
| 4 mai 2000 | |
Nouveau museau plus agressifC’est bien connu, le succès est éphémère dans le merveilleux monde des voitures sport. Parlez-en à Hyundai qui, il y a trois ans , lançait la Tiburon, une voiture sport abordable et joliment tournée. Après un début en fanfare, elle doit aujourd’hui réintégrer les rangs, les amateurs ayant plus à voir dans la cour de certaines de ses rivales. Elle nous revient cette année avec un museau fortement retouché (optiques à la manière d’une Integra) et un aileron arrière dont la taille ne se compare plus à celui d’un gratte-ciel. Un aménagement intérieur plus raffinéÀ la fois une vitrine technologique et esthétique, la Tiburon a certainement contribué à défaire l'image “ bon marché ” qui colle à la peau de son constructeur depuis que ce dernier s’est établi en terre d'Amérique. Histoire de nous convaincre davantage, la Tiburon propose même de tapisser ses baquets et banquette d'une sellerie de cuir. Agréable ! Mais ce le serait encore plus si Hyundai avait l'heureuse initiative de nous offrir aussi des sièges chauffants. On peut également rouspéter contre le manque d'espaces de rangement, contre la maigreur des matériaux insonorisants, qui masquent mal les bruits du moteur lorsqu'il tourne à régimes élevés, ou contre la qualité très relative de certains plastiques. En contrepartie, saluons l'à-propos de l'instrumentation et la disposition étudiée des principales commandes dans l'environnement du conducteur. Un petit mot aussi sur le coffre qui, hormis son seuil élevé, révèle une capacité de chargement impressionnante pour la catégorie. Un moteur nerveux et une tenue de route aiguiséeSous le capot embossé de la Tiburon loge le quatre cylindres de 2,0 litres Alpha, une fabrication maison, aime à dire Hyundai, même s'il est fortement inspiré d'une création de Mitsubishi, son maître à penser pendant plusieurs années. Quoi qu’il en soit, ce 2,0 litres met beaucoup d'ardeur à mouvoir la Tiburon si l'on en juge par les prestations énergiques qui lui éraillent la voix. La transmission manuelle qui l'accompagne ne fait cependant pas l'objet d'autant d'éloges. Ses rapports correctement étagés ne s'enclenchent pas moins avec fermeté, et la précision déficiente du levier ne contribue guère à l'agrément de conduite. À ce chapitre, la Tiburon profite par contre d'une suspension au calibrage juste (le bureau d'ingénierie de Porsche y a mis son nez) qui maîtrise résolument les mouvements de l'auto. La direction nette et suffisamment rapide incite toutefois à soigner ses trajectoires. Quant aux freins, ils résistent relativement bien à l'échauffement, mais leur efficacité demeure honnête, sans plus. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



