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Aston Martin DB7  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Éric Lefrançois   
31 mai 2000

Aristocrate en espadrilles

Après avoir constamment changé de mains pendant des décennies, la firme semble avoir enfin trouvé en Ford le partenaire rêvé, et l'issue heureuse de cette union se reflète on ne peut mieux dans la DB7 qui s’enrichit, cette année, d’une nouvelle livrée : la Vantage. Proposée en coupé ou en cabriolet, la Vantage se distingue des «autres» DB7 par son moteur douze cylindres de 5,9 litres (420 chevaux), ses jantes de 18 pouces, derrière lesquelles se trouvent d’immenses disques de freins, sa calandre plus massive et ses bas de caisse plus musclés. Enfin, une Aston moins aristocrate.

Habitacle d’une vraie Anglaise

Les deux versions proposées sont de type 2+2, quoique les passagers arrière aient tout intérêt à laisser leurs jambes au vestiaire. Les sièges avant, à réglages électriques ont beau se parer de cuir Connolly à passepoil contrastant, ils n’en demeurent pas moins peu confortables sur de longues distances. Ils s'insèrent de part et d'autre entre un large rebord de glace latérale et une haute console centrale qui peut aussi bien accueillir le boîtier de la transmission automatique que le levier de vitesses de la manuelle à cinq rapports. D'épais tapis bouclés et des appliques de noyer témoignent de la traditionnelle finition de luxe et de confort si chère aux Britanniques. L'instrumentation se veut sobre, le tachymètre et le compte-tours ne s'entourant que de quatre indicateurs secondaires. Le volant est ample et offre une prise pleine, tandis que la vue au-dessus du long capot se qualifie sans mal de grisante. Les agencements deux tons offerts au choix tendent enfin vers l'extravagance. Bref, ce genre de véhicule ne convient qu'à ceux qui ne craignent pas d'être remarqués.

Conduite agréable et coussinée

La puissance de la DB7 (DB sont les initiales de David Brown, propriétaire de la marque de 1947 à 1972) s'exprime toujours à travers un six cylindres en ligne. Il s'agit d'un 3,2 litres à 24 soupapes (d'origine Jaguar, tiens, tiens !), suralimenté de manière à produire 325 chevaux-vapeur. Son couple vigoureux et sa grande flexibilité assurent une conduite coussinée et agréable en ville tout en permettant, au besoin, de fulgurantes accélérations. Quant aux pneus Bridgestone à profil bas accrochés à la suspension indépendante, à l'avant comme à l'arrière, ils procurent une tenue de route rassurante, à la fois ferme et souple, tandis que les volumineux freins à disques doublés de l'ABS aux quatre roues n'ont aucun mal à immobiliser le véhicule. Évidemment, la DB7 Vantage promet plus avec son 12 cylindres qui livre plus de 80 % de ses 400 livres-pied de couple à 1 500 tours/minute. Saisissant ! Sérieuse, la firme britannique ne s’est pas limitée à déposer ce magnifique V12 dans le compartiment moteur. Plusieurs transformations ont été apportées au châssis. Des exemples ? En voici deux qui devraient faire l’affaire. D’abord, la plate-forme a été rigidifiée. Ensuite, la suspension a été recalibrée. Concrètement, cela nous vaut une automobile énergique et racée mais à la consommation d’essence importante. Les accélérations sont tout simplement foudroyantes et les reprises le sont tout autant. De quoi inquiéter une Ferrari 456M.


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Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Freinage puissant
  • Prestige de la marque
  • Performances électrisantes

Contre


  • Baquets peu confortables
  • Distribution confidentielle
  • Prix salé