Recherche: Guideauto.com    Web
Jaguar XJ8: Plaisirs anglais  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Éric Lefrançois   
31 mai 2000

La tradition fout le camp chez Jaguar et on a le sentiment que c’est pour le mieux. En effet, depuis que la marque britannique boulonne le V8 de 4,0 litres de la XJ8 sous le capot de sa berline, la confiance reprend et les ventes progressent de belle manière. Vrai que le moteur n’est pas le seul responsable de ce retour en forme de la marque motivée à atteindre les objectifs d’efficacité, de rentabilité et de fiabilité imposés par Ford, son mécène américain. Les yeux plus brillants, la mâchoire plus scintillante, la série XJ demeure toujours aussi classique et ne perd rien de sa superbe. Sa présentation intérieure persiste d'ailleurs à rendre vos séjours à bord agréables. L'influence et l'expertise de Ford se font sentir, entre autres dans ces panneaux de contre-portes maintenant moulés d'un seul bloc pour assurer une meilleure qualité et réduire les coûts de fabrication ; mais aussi du côté des accessoires, avec un volant (aux multiples possibilités de réglage) gratiné des commandes du régulateur de vitesse, de la radio et du téléphone. Malheureusement, l'organisation du tableau de bord demeure toujours aussi fantaisiste. Un peu d'ordre, s'il vous plaît ! De plus, les baquets proposent une assise trop courte, vous obligeant à conduire sur la pointe des fesses. Autre agacement : le son émis par les clignotants, qu’on dirait produit par l’entrechoquement de deux cuillères en bois. La boîte à gants a pris du volume, mais pas le coffre, non plus d’ailleurs que les places arrière, inlassablement étriquées à moins d'opter pour la version allongée (Vanden Plas), plus accueillante avec ses larges portières. Les traditionalistes mettront peu de temps à sécher leurs larmes au volant d'une berline Jaguar à moteur V8. Par respect pour le travail acharné des motoristes de la firme sur le six cylindres en ligne, disons qu'il avait atteint son ultime stade de développement. Plus discret, plus onctueux, le V8 ne manque pas de souffle pour déplacer cette berline de près de deux tonnes. Comble de modernisme, ce moteur s'arrime à l'excellente transmission automatique à cinq rapports. Divin. Quant au comportement routier, il a beaucoup progressé puisque tous les organes mécaniques ou presque ont fait l'objet d'une révision. La direction conserve toute sa précision, alors que la suspension avant est d'une facture toute nouvelle, nouveau moteur oblige. Les freins, déjà pas mal, gagnent en puissance et reçoivent l'aide d'un système antiblocage plus performant. Et la XJR ? La plus douée et la plus sportive de la gamme jure toujours fidélité à la version suralimentée par compresseur du V8 4,0 litres. Il assure à cette Jaguar des performances de haut niveau. Ce qu’il faut retenir cependant est que la XJR n’offre pas le même niveau de raffinement et de performances (dans le sens large du terme) que les E55 (Mercedes) et surtout M5 (BMW), ses deux plus proches rivales.


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Catégories: 2001, Grandes berlines, Jaguar, XJ,
Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 )
 
PUBLICITÉ
» Verdict

Pour


  • Élégance et distinction
  • V8 onctueux
  • Qualité de fabrication en net progrès

Contre


  • Consommation d’essence élevée
  • Manque de profondeur du coffre
  • Coussins des sièges inconfortables