| Un utilitaire sport pratique et élégant |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 2 août 2000 | |
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A sa troisième année d’existence, le Subaru Forester 2001 s’inscrit dans le nouveau millénaire avec une nouvelle calandre chromée, certaines retouches esthétiques mineures apportées aux panneaux de carrosserie. Bien que la plate-forme de ce VUS provienne d’une Imprezza familiale, sa structure robuste donne une impression de solidité. En outre, sa silhouette rehaussée lui confère une allure d’utilitaire sport à quatre portes. Disponible en trois garnissages, L, S et S Touring, le Forester propose un habitacle logeable avec des seuils peu élevés tout en profitant d’une garde au sol raisonnable pour rouler allègrement sur les pistes forestières. L’accès à l’avant est aisé bien qu’un peu plus limité aux places arrière à cause des portières qui ne s’ouvrent pas généreusement. Si on oublie le toit surélevé de ce Subaru, on a immédiatement l’impression qu’on monte à bord d’une familiale. Le choix des matériaux de même que la qualité de l’assemblage et de la finition sont aussi remarquables. L’insonorisation filtre adéquatement les bruits de roulement. Personnellement, je me contenterais d’un L de base, bien que les plus exigeants pourront se rabattre sur le S Touring avec sa sellerie de cuir, ses appliqués de bois, ses décorations de luxe ainsi que ses équipements variés. Le tableau de bord comporte un bloc d’instrumentation complet et lisible avec la plupart des commandes placées à portée de la main. Toutefois, j’ai noté que la chaîne audio de bonne qualité est un peu trop basse, que la manette du ventilateur est quelque peu rébarbative et que les portes-gobelets gênent l’accès aux touches de la climatisation. Les baquets dessinés avec soin se veulent confortables sur de longues distances. Signalons que le soutien du corps est solide et que les supports latéraux sont suffisamment évidents. La plupart des gens de taille moyenne bénéficieront d’une position de conduite naturelle. Toutefois, les «six pieds» et plus devront avoir recours aux différents ajustements pour en arriver à se sentir à l’aise au volant. À l’arrière, la banquette divisible 60-40 peut accueillir adéquatement deux occupants avec un dégagement valable tant au niveau des jambes que de la tête. La visibilité est panoramique sauf vers l’arrière, notamment à cause des appuis-tête qui gênent le champ de vision. Le vaste hayon découvre une soute à bagages presque caverneuse dont le volume s’accroît en rabattant le siège. La section cargo recouverte d’un cache-bagages camoufle dans le plancher un compartiment pour le pneu de secours et le rangement de certains effets. Un tapis de caoutchouc protège le tapis. En parlant d’espace de rangement, ils sont nombreux et intelligemment disposés dans cet habitacle pratique et fonctionnel. Le Forester dont l’aménagement surprend malgré sa taille compacte, est une véritable carte gagnante que Subaru a intérêt à conserver dans son format actuel, car il peut rejoindre une gamme variée d’utilisateurs. Une recette impressionnante : motricité, tenue de route et confortLe Forester est doté d’un quatre cylindres horizontal à plat de 2,5 litres SACT à 16 soupapes qui surprend par sa douceur. Il est passablement vif en accélération, mais ses reprises sont moyennes à bas régime. Il est donc préférable de rétrograder lors de dépassements. De plus, le moteur répond aux exigences des véhicules à faibles émissions (LEV) quant aux performances. Le moteur est couplé soit à une boîte de vitesses manuelle standard à cinq rapports avec surmulitiplication, ou à une automatique optionnelle à quatre rapports à commande électronique. Cette dernière qui s’est révélée douce et précise, m’a paru bien adaptée au prestations de ce quatre cylindres à plat. Ce n’est qu’en rétrogradant et en forte accélération qu’elle est un peu brusque. Autre point à signaler, il faut porter attention en sélectionnant la 4e afin de ne pas la confondre avec la 3e. La traction intégrale qui s’exécute avec une transparence impeccable, répartit avec justesse le pouvoir entre les ponts avant et arrière. La motricité est remarquable et la tenue de route est sûre, que ce soit sur pavé sec ou glissant. Les modèles S et S Limited profitent d’un efficace différentiel autobloquant à viscocoupleur. Le Forester L est doté de freins à tambour à l’arrière, tandis que les versions S et S Limited sont équipés de disques aux quatre roues. Dans ce dernier cas, le freinage est sûr et endurant, même en arrêt d’urgence. L’ABS est standard. Pour 2001, la suspension du Forester a été recalibrée et raffermie, ce qui a accru la tenue de route sans affecter la douceur de roulement. De plus, la voie arrière a été élargie de 15 mm pour améliorer la stabilité qui est difficile à prendre en défaut. Ce n’est que sur des cahots proéminents que l’on enregistre occasionnellement des réactions fermes mais pas gênantes. La servodirection qui transmet convenablement les sensations de la route, se veut précise et calibrée correctement. Elle permet de négocier les virages en respectant minutieusement la trajectoire imposée. Seul son long rayon de braquage limite la maniabilité du véhicule lors de manœuvres dans les espaces restreints. Le Forester qui profite d’une des meilleures traction intégrale au monde, bénéficie d’une excellente tenue de route et d’un confort au-dessus de la moyenne des utilitaires sport. Pratique, fonctionnel et élégant, il se veut un outil de transport polyvalent efficace et agréable à conduire. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 29 novembre 2006 ) |
Pour
- Tenue de route
- Douceur de roulement
- Traction intégrale efficace
- Aménagement et rangement
- Assemblage et finition
- Équipement élaboré
Contre
- -Reprises à bas régime
- -Accès aux places arrière
- -Rayon de braquage important
- -Commandes du ventilateur et position des porte-gobelets



