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Mercedes-Benz Classe C : Nouveau bébé bien gâté *  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
7 novembre 2000

L’actuelle génération de Baby Benz remonte à 1993, et sa remplaçante, la nouvelle Classe C de Mercedes-Benz, s'est enfin pointée le bout du nez. Elle compte trois membres, soit la C240 Classic, la C240 Elegance (avec plus de chrome et de cuir) et la C320. Pour les deux premières, on peut choisir la boîte manuelle à six rapports ou, en option, la boîte automatique; quant à la C320, elle est équipée d'une transmission automatique. L’Europe aura cinq modèles supplémentaires (comme la C180 et la C270 CDI), dont trois roulent au diesel. Il serait par contre surprenant de les voir traverser l’Atlantique: “Je suis sûr qu’une Classe C diesel serait populaire au Canada, particulièrement au Québec, affirmait à ce sujet Ernst Lieb, président de Mercedes-Benz du Canada. Mais, d’une part, il faudrait rencontrer les normes d’émissions polluantes nord-américaines et, d’autre part, les Américains ne sont pas terriblement entichés du gazole.” Si les versions diesel nous échappent, d’autres débarqueront. D’ici un an, nous verrons une familiale de la Classe C, sans doute nantie du 3,2 L, et d’ici deux ans, peut-être même avant, nous recevrons une Classe C revue et corrigée par AMG, la division sport de Mercedes-Benz qui nous a déjà donné les E55 et ML55. Viendra aussi un coupé.

Drôle de logique

Pour animer le trio en sol canadien, deux V6 à trois soupapes par cylindre: un 2,6 L de 170 chevaux et un 3,2 L de 218 chevaux. Le bon sens voudrait que le nom du modèle reflète sa cylindrée. Nous devrions donc parler d’une C260 au lieu d’une C240, mais les bonzes de Stuttgart en ont décidé autrement afin que les deux modèles gardent leurs distances, du moins en apparence. Quand le marketing s’en mêle, la logique y perd parfois des plumes… Klaus Frenzel, le directeur du projet Classe C, n’a que 32 ans. On savait déjà que la valeur n’attend pas le nombre des années, mais il apparaît surtout révélateur qu’on ait confié à un tout jeune homme la révision d’un modèle destiné à séduire de plus jeunes clients. L’âge moyen de la clientèle oscillait autour de 43 ans. Avec la nouvelle Classe C, on espère l’abaisser en deçà de 40. Herr Frenzel s’est préoccupé de conserver certains attributs traditionnels de Mercedes-Benz et d’en ajouter de nouveaux qui nourriraient une relation émotive entre l’auto et son propriétaire. Cette fusion se vérifie, notamment, en examinant la calandre. Elle est surmontée de la légendaire étoile et striée des sempiternelles raies, mais le modernisme s’exprime par l’inclinaison prononcée du capot et l’épatement de la grille. Le museau évoque ainsi une agressivité jusqu’ici méconnue. Par ailleurs, le pilier C appartient bien plus à un coupé qu’à une berline, tandis qu’une forte ligne d’épaulement, du coffre au capot, crée un irrésistible élan vers l’avant. La voiture est aussi très habile à fendre l’air, comme le prouve son exceptionnel Cx de 0,26. Enfin, elle exhibe une autre variation sur le thème des phares ellipsoïdaux, d’abord introduits sur la Classe E puis repris sur la Classe S. Pour tout vous dire, la Baby Benz ressemble maintenant à une Baby S! “Ce surnom me plaît et me déplaît, confesse Klaus Frenzel. Je trouve agréable qu’on compare la C avec le meilleur de nos produits, mais ça me dérange dans la mesure où je tiens à faire valoir les différences propres à chaque modèle.”

Petit suspense…

La nouvelle C a bénéficié d’un ajout d’équipements, ce qui a augmenté sa valeur: volant multifonctions, régulation de la traction, freins ABS, détection automatique de siège d’enfant, cinq appuie-tête, coussins gonflables dans les quatre portières et à la hauteur des glaces, etc. Ainsi, le prix d'une C240 Classic manuelle s'élève à 37 450$; l'automatique, elle, coûte 38 950$. La plus chère du groupe est la C320 sport, qui vaut 54 450$. Les options ont ceci de particulier qu’elles proviennent de la Classe S, une référence sacrée: climatiseur électronique, système d’affichage Comand et de navigation, sono Bose (incluant le lecteur de DC), et la commande vocale qui pilote le téléphone, la radio et le lecteur de DC. Sur la route, la nouvelle C procure un fin maniement, notamment en raison du gabarit pratique de la voiture. Elle n’a gagné qu’un seul centimètre par rapport à l’ancien modèle. Les godasses de plomb préféreront le muscle du 3,2 L, mais une C240 manuelle est tout de même capable de signer un 0 à 100 km/h en 9,2 secondes et d’atteindre 235 km/h. Le volant, infiniment réglable, comme les sièges, communique pour la première fois avec une direction à crémaillère assistée (à recirculation de billes autrefois). La suspension indépendante multibras aux quatre roues est assez puissante pour venir à bout de vilains nid-de-poule, mais elle n’a pas les réflexes fermes d’une BMW. Quant à moi, une Mercedes-Benz, petite ou grosse, se montre d’abord dodue avant d’être sportive, à moins que AMG ne s’en mêle. La première Classe C du XXIe siècle ne fait pas exception. Alors, à son fabricant qui proclame au sujet du nouveau-né que “tout à coup, tout est différent”, je dis: bravo! C’est tout vrai, ou presque…

* Essai routier effectué sur un modèle canadien. Les équipements peuvent varier selon le pays d'origine.


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Dernière mise à jour : ( 29 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Volant et sièges agéablement réglables
  • Fend l'air avec une déconcertante facilité
  • Gabarit pratique
  • Plusieurs options fort intéressantes

Contre


  • Manque de réflexes dans la suspension indépendante aux quatre roues
  • Pas très sportive, caractère dodu
  • Absence au Canada des modèles fonctionnant au diesel