| La Suzuki XL7 2001 |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 20 novembre 2000 | |
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La nouvelle Suzuki XL7 affiche plusieurs ressemblances avec la Grand Vitara. D'abord, il faut préciser que la XL7 repose sur un châssis-cadre alors que ses concurrentes sont des voitures monocoques. En d'autres mots, la XL7 est plus une camionnette qu'un utilitaire urbain. Le seul moteur disponible sera un V6 DACT de 2,7 litres qui fait 170 chevaux. Vous aurez compris qu'il s’agit d'une extrapolation du V6 2,5 litres actuel de la Grand Vitara. Lors de nos premiers essais, ce moteur s’est avéré à la hauteur de la situation. Il nous a donné des performances tout à fait respectables sans, toutefois, se démarquer outre mesure. Les accélérations étaient franches et les reprises rassurantes. Comme il fallait s’y attendre un peu, il devient bruyant lorsque sollicité un peu fortement, mais son bruit n’a rien de désagréable. Il est d’ailleurs prouvé que les consommateurs apprécient la sonorité agréable d’un moteur sollicité. La boîte de vitesses automatique à quatre rapports est bien adaptée aux besoins de ce V6, alors que la manuelle à cinq rapports nous a paru apporter des accélérations plus vives. La XL7 est, encore une fois, un tout-terrain à quatre roues motrices sur demande et il faut alors enclencher le levier du boîtier de transfert, placé entre les sièges avant, pour mettre en branle le mode 4X4. Comme la mise en fonction du 4X4 peut se faire à la volée jusqu’à 100 km/h, cette caractéristique fera que la XL7 évoluera fort à l’aise dans la neige épaisse. Sans être un tout-terrain destiné aux utilisations extrêmes, la XL7 demeure un véhicule efficace dans les sentiers légèrement exigeants sauf, peut-être, pour les pneus d’origine P235/60R16 qui devront être changés, car leur efficacité est marginale. Prenez garde, cependant, il n’y a pas de protection d’origine sous les éléments mécaniques avant et ceux-ci peuvent être vulnérables dans certains conditions exigeantes. Incidemment, Suzuki annonce une capacité de remorquage de 1 360 kg (3 000 lb) pour ses XL7. Le freinage s’effectue par le biais de deux disques à l’avant et deux tambours à l’arrière, le tout appuyé par un dispositif ABS. Nos premiers essais nous ont démontré que le freinage était à la hauteur de la situation avec la XL7. Malheureusement, nous n’avons pas évalué les freins en conduite sportive ou sur routes montagneuses et accidentées avec cinq adultes et des bagages. Un utilitaire sport élégant et fonctionnel mais sobreAu printemps dernier, Suzuki dévoilait, au Salon de l'auto de Québec, une version prototype de ce que pourrait être une Grand Vitara plus longue, capable d'accepter sept personnes à son bord. Les lignes plus osées et plus audacieuses de cette XL7 proposaient ce véhicule plus aguichant. Toutefois, la version de série de cette camionnette que nous avons vue de près, ne ressemble pas au prototype. Elle a plutôt vraiment l'air d'une Grand Vitara allongée avec moins de piquant. Dévoilé à la presse spécialisée la semaine dernière dans la région de Las Vegas, le véhicule est gracieux mais trop discret. D’abord, le tableau de bord de la XL7 a été extrapolé de la Grand Vitara et il n’offre aucune surprise ici, sauf le fait d’être un tantinet fade. Les sièges avant sont des baquets alors que la banquette arrière, repliable 40/60, peut accueillir facilement trois adultes à bord. Le dossier est rabattable et on peut obtenir un plancher plat à l’arrière. Soulignons immédiatement plus d’espace pour les jambes des passagers arrière et ce, grâce à l’ajout des quelques centimètres au niveau de l’empattement. Par exemple, la nouvelle porte arrière propose huit pouces de plus à la base et une douzaine à sa partie supérieure. La XL7 offre aussi une troisième banquette arrière, mais celle-ci n’est à peine utile que pour des petits enfants. Il y a un peu d’espace mais rien qui ne saura attirer des adultes et l’accès y est difficile. Par contre, en rabattant tous les sièges d’arrière, on obtient un volume fort généreux de cette impressionnante soute à bagages, mais le plancher est légèrement incliné. On accède à cet “espace cargo” par une portière arrière dont les charnières pivotent du côté droit, comme pour bien des véhicules japonais du genre. Si les ingénieurs japonais sont capables de placer une direction de droite à gauche, pourquoi ne le font-ils pas avec cette portière qui serait plus sûre si elle ouvrait vers la gauche? Notons, en passant, que la présentation intérieure est sobre, peut-être un peu trop sobre, mais que la finition y est impeccable. La XL7 plus confortable que la Grand VitaraGrâce aux bons soins de Suzuki Canada, nous avons pu faire connaissance avec la nouvelle XL7, XL voulant dire “Extra Longue” et 7 pour la 7e version de ses modèles utilitaires sport au pays. Pour un premier essai routier, nous avons constaté que la XL7 était un véhicule relativement doux qui ne trahit pas sa configuration de caisse boulonnée sur un châssis de camionnette. Sur la route, nous avons pu noter quelques bruits aérodynamiques autour du pare-brise et certaines réactions aux vents latéraux. Outre cela, la XL7 s’est avérée douce et surtout très silencieuse. Son pont arrière rigide pourra, à la rigueur, se manifester sur chaussées cahoteuses, mais le comportement routier est sain. La direction est suffisamment précise pour ne pas causer de surprise et le freinage est rassurant. La visibilité n’y est pas si mauvaise, mais encore une fois, il faut composer avec le pneu de secours arrière qui bloque partiellement la vue de la lunette. Quant au rayon de braquage, il est relativement serré puisqu’il ne s’agit pas d’une traction avant transformée. Nos premières impressions de la XL7 se sont avérées favorables, mais encore une fois, nous nous réservons d’autres commentaires lorsque nous l’aurons en essai pour une plus longue période de temps sur nos routes québécoises. Même si nos premières impressions de conduite ont été favorables au véhicule, il lui reste à passer le rude “test local”. Malgré l’arrivée de VUS 4X4 construits sur des plates-formes de berline, une bonne proportion de consommateurs recherche plutôt un véhicule plus robuste bâti sur un châssis-cadre et à ce moment-là, la XL7 pourrait afficher un certain avantage sur sa concurrence, un peu comme la Grand Vitara le fait. La XL7 sera commercialisée au début de décembre. Selon les dirigeants de la marque, la XL7 se vendra à un prix pouvant se mesurer à celui de la concurrence ce qui, selon nos estimations, se situe entre 28 000 $ et 34 000 $ canadiens, selon l’équipement (la XL7 sera aussi livrable dans une version de base). Une version plus équipée, identifiée comme version “Plus”, et la “Touring” de grand luxe avec une sellerie de cuir qui sera absente au départ. La XL7 pourra-t-elle se mesurer à la concurrence? Oui, en autant que ses acheteurs sauront qu’il s’agit là d’une vraie camionnette à quatre roues motrices sur commande et non d’une familiale à toit surélevé à traction intégrale. En fait, c’est là un véritable utilitaire sport de dimension plus raisonnable malgré ses capacités urbaines polyvalentes. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 29 novembre 2006 ) |



