| La Kia Rio 2001 |
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| Écrit par Rémy Rainville | |
| 23 novembre 2000 | |
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Même si les consommateurs se posent encore des questions sur les origines de Kia, ce constructeur sud-coréen a produit une variété de véhicules sous licences, étant partenaire de Mazda pendant plusieurs années. Par la suite, Kia a assemblé des voitures pour Ford, dont la Festiva et ensuite l’Aspire construites sur des Mazda, soit des sous-compactes économiques qui n’ont pas fait long feu. Finalement, le duo Ford-Mazda s’est désisté pour laisser place à une filiale de Hyundai Tooling (outillage). Cette dernière, qui a investi dans Kia, s’est amenée au Canada depuis presque deux ans, pour commercialiser d’abord la Sephia et la Sportage 4X4. La coquette Rio s’est ajoutée à la gamme tout récemment, tandis que la minivan Sedona et l’Optima, une berline intermédiaire construite à partir de la monocoque de la Sonata de Hyundai, devraient être dévoilées à Détroit en 2001. Rappelons que le prototype de la Rio a été dévoilé en exclusivité au Salon de Québec, un mois avant le prestigieux Salon de New-York. Une petite berline coquette et attiranteLa Rio, dont le design est beaucoup plus attrayant que la Sephia, s’est ajoutée à la gamme Kia il y a quelques mois. Cette sous-compacte économique, dont les prix sont alléchants, se décline en trois garnissages, soit la S de base, la RS intermédiaire et la LS de luxe. Cette dernière impressionne par ses nombreux équipements de série. La Rio, dont la qualité de construction m’a surpris, profite d’une carrosserie bien assemblée et bénéficiant de lignes jeunes et profilées. Les détails de sa silhouette me font penser à certains produits. L’habitacle, qui est facilement accessible, peut accueillir aisément quatre adultes dans un environnement chaleureux mais sobre. La finition est fort convenable bien que certains points de détail mériteraient quelques retouches. L’accès à la cabine s’exécute facilement et ce n’est que la sortie de la section arrière qui est un peu trop restreint. Les baquets, qui sont confortables tout en retenant le corps, profitent de commandes permettant de gérer l’angle ou la hauteur des coussins de même que les mouvements avant-arrière. Dans ce dernier cas, le levier est mal localisé du côté droit. Le dégagement pour la tête et les pieds est acceptable pour les gens de taille moyenne, mais un peu trop serré pour les “six pieds”. La banquette arrière non-rabattable peut accueillir deux adultes ou trois jeunes enfants. La cabine est fonctionnelle avec plusieurs espaces de rangement incluant plusieurs vide-poches différents, un filet à droite et, bien entendu, le coffre à gants. Le porte-gobelets avant est localisé trop près du levier de vitesses, tandis que celui arrière est d’une dimension plutôt standard. La planche de bord aux lignes modernes et simples est dotée d’un bloc d’instrumentation avec des indicateurs visibles et des commandes accessibles. Seules les touches de la climatisation et de la chaîne audio sont un peu basses. Le coffre est de dimension conforme à une petite berline, mais le panneau est plutôt restreint. À part quelques petits détails perfectibles, l’habitacle est pratique sauf la banquette arrière qui devrait être divisible et rabattable de série. Un moteur passablement nerveuxLa Rio, qui est animée par un quatre cylindres à 16 soupapes un peu bavard à haut régime, bénéficie d’accélérations vives avec une cote d’un peu plus de 10 secondes de 0 à 100 km/h. Au-delà des 3 000 tr/mn, les reprises sont suffisamment énergiques pour faire des dépassements ou se faufiler en circulation urbaine. La Rio est à l’aise sur l’autoroute. Sauf le premier qui est un peu court, les autres rapports sont adéquatement étagés, ce qui permet de se jouer des tracés montagneux. Malheureusement, le levier de vitesses, qui est spongieux et peu précis, exige une certaine adaptation. Toutefois, vous arriverez à manier du levier avec rapidité et ainsi exploiter les 96 chevaux de la Rio. À l’instar de la Sportage, la suspension est fort souple, ce qui autorise un confort remarquable. Toutefois, la tenue de route accuse de fortes tendances au roulis en virage et au tangage, surtout sur pavé légèrement cahoteux. Le comportement routier peu sportif est quand même sain et prévisible. Ce n’est que sur cahots importants que la Rio manifeste certaines réactions fermes. La direction assistée relativement rapide profiterait d’une précision accrue au centre, car la tenue de cap est variable surtout lorsque le temps est venteux. Malgré tout, le rayon de braquage est serré, ce qui augmente la maniabilité du véhicule. Le combiné disques/tambours permet un freinage efficace et endurant en conduite normale. Je n’ai pas mis à l’épreuve les freins à la suite d’essais répétés en situations d’urgence. Le choix de la RS est probablement le plus intéressant, compte tenu de son prix accessible et de la liste étoffée de ses équipements de série. La S peut convenir à un étudiant ou un jeune travailleur à budget limité. Kia a fait un pas en avant avec sa Rio qui m’a paru solidement construite, tout en étant pratique et attrayante. Ajoutons à cela une variété d’équipements et accessoires assurant le bien-être des occupants. Une insonorisation plus soignée et une finition de détail améliorée seraient un atout. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 29 novembre 2006 ) |
Pour
- Quatre cylindres vif
- Confortable
- Baquets confortables et position de conduite
- Bonne construction
- Comportement routier sain
Contre
- - Suspension trop souple
- - Roulis dans les virages
- - Dégagement arrière moyen
- - Direction : précision au centre
- - Reflet dans le pare-brise



