| Conduire une Mercedes-Benz en hiver |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 6 février 2001 | |
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La nouvelle Mercedes-Benz de la Classe C a été amplement décrite par plusieurs journalistes incluant l’auteur de ces lignes. Mais il n’y a rien qui donne une meilleure impression que de conduire le véhicule pendant une semaine ou plus dans des conditions plus ou moins “normales”. C’est pourquoi j’ai mis la main sur une C240 de base à moteur V6 2,6 litres et 168 chevaux d’abord à l’automne (c’était une voiture à boîte manuelle et sièges en tissu que j’ai vraiment bien aimée) puis, plus récemment, j’ai été chercher une plus luxueuse C320 mue par un moteur V6 3,2 litres plus puissant de 215 chevaux. Je vous épargne tous ces détails concernant l’auto elle-même, ils ont déjà été bien couverts à www.guideauto.com. Cependant, je tiens à souligner jusqu’à quel point l’auto est bien assemblée et comment elle est bien équipée. Naturellement, il est évident que son style renouvelé vient chercher des idées exploitées par la grande berline de Classe S. C’est une belle automobile, ni trop grande, ni trop petite, juste parfaite…sauf pour son prix substantiel. Néanmoins, elle demeure relativement abordable pour les gens ayant un plus gros budget. Ma voiture d’essai affichait un prix avoisinant les 50 000$. Mécaniquement parlant, cette belle petite Mercedes possède un moteur V6 placé à l’avant qui transmet sa puissance à une transmission automatique à cinq rapports et le tout passe à…un pont arrière. Nous vous avons déjà parlé de l’excellente tenue de route de la Mercedes de la Classe C sur pavé sec. Sa suspension indépendante effectue un travail supérieur à celui de bien d’autres autos et comme bien d’autres journalistes, j’en ai vanté les mérites. Mais il y a encore plusieurs gens qui préféreront ignorer cette auto tout simplement parce que c’est une propulsion arrière. On parle ici de gens du nord-est nord-américain, ceux qui vivent en Nouvelle-Angleterre et au Québec où il neige, naturellement. Et la saison hivernale de 2001 n’a pas manqué de neige. Je le sais, j’habite au nord de Montréal! Dans le cas de la 320, elle aurait confondre tous ces gens . Non seulement ce véhicule à propulsion est bien conçu, mais il était également équipé de pneus d’hiver de qualité. La petite Mercedes a prouvé qu’une propulsion peut se conduire aussi bien qu’une traction avant. En fait, Mercedes-Benz du Canada avait fait monter quatre Goodyear Eagle Ultra Grip sur sa C320 d’essai, un pneu que je considère un des meilleurs sur le marché. Cet Eagle a été conçu pour les voitures de performances à propulsion comme les Mustang et Camaro (certes pas les meilleures voitures à utiliser en hiver!). Montés sur la C320, ces pneus se sont avérés très efficaces. Je dirais même que la C320 se conduisant mieux sur la neige ou la glace que toute traction avant équipée de pneus toutes saisons. Un autre facteur qui s’est avéré utile sur la neige fut l’antipatinage de Mercedes-Benz qui équipait ma C320 d’essai. Mercedes fut un des premiers sinon LE premier constructeur à offrir cette caractéristique sur ses véhicules à propulsion. Et ce système fonctionne à merveille s’il est combiné à de bons pneus d’hiver. Par conséquent, je me sentais en confiance au volant de la C320 durant les tempêtes de neige. Il y avait du patinage, c’est vrai, mais je pouvais accélérer plus vite que presque toutes les autres autos incluant les 4 x 4 à pneus toutes saisons en situation urbaine. C’est ce qui m’a le plus frappé au volant de la Mercedes de Classe C en hiver. D’autre part, j’ai pu noter quelques points agaçants sur cette auto dont l’instrumentation à affichage à crystal liquide. Le compteur de vitesse et certains autres instruments étaient faciles à lire mais je n’ai pas aimé la fonction qui m’obligeait à manipuler des touches au volant pour pouvoir “lire” d’aussi importantes informations que la température du liquide de refroidissement, la pression de l’huile et la condition de la batterie. À moins que je n’ai pas bien compris certains fonctions de cette auto. Finalement, tous ceux qui voudraient bien acheter cette petite Mercedes mais qui en craignent sa propulsion arrière devraient revoir leur décision. Elle fonctionne très bien en hiver en autant que vous l’équipiez de bons pneus d’hiver. J’ai vu une plus grande Classe-S du même constructeur mais sans pneus d’hiver sur les rues enneigées de la ville. Son conducteur, un homme d’un certain âge, avait de la difficulté à la faire accélérer. Elle patinait sur place. Vous auriez du voir son visage grimaçant lorsqu’il m’a vu le dépasser facilement en accélération . “Hey, l’ami, fais monter des pneus d’hiver à ta Mercedes si tu veux vraiment l’apprécier !” Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



