Recherche: Guideauto.com    Web
Classe C: Un coupé et une familiale s’en viennent  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
14 mars 2001

Depuis 1993, les ventes de M-B à travers le monde ont doublé (pour atteindre 1 052 000 véhicules). Sur cette belle lancée nous arrivent, non pas une, mais deux nouvelles Classe C, soit un coupé et une familiale.

Les Européens auront le choix parmi une pléthore de versions (quatre pour le coupé et sept pour la familiale), alors que nous, pauvres Nord-Américains, devrons nous contenter d’une seule version de chaque configuration. Mince consolation : il s’agit, dans chaque cas, de la plus puissante du lot. Ainsi, nous accueillerons le coupé C230 Kompressor et la familiale C320.

La familiale

Elle a un style à la fois sportif et élégant, ce qui n’est pas évident à obtenir quand on doit concevoir une familiale, qui est d’abord un véhicule pratico-pratique. L’équipe de designers a respecté l’une des règles d’or de la famille Benz : peu importe le gabarit ou le nombre de portières de la voiture, on doit toujours pouvoir reconnaître une Benz. Tout en y ajoutant, bien sûr, une dose d’individualité. Voilà pourquoi l’avant de la familiale est identique à celui de la berline. Les deux silhouettes ont été créées ensemble, mais celle de la berline n’a été approuvée que lorsqu’on a eu la certitude de pouvoir en tirer aussi une familiale “ acceptable ”. De profil, la familiale mêle des lignes concaves et convexes, pour offrir le profil musclé d’un athlète. Rien de superflu. Les phares doubles s’affirment comme un compromis stylistique entre les yeux d’une Classe E (qui a lancé la révolution en abandonnant les phares rectangulaires) et ceux d’une Classe S (qui a poursuivi la révolution en fusionnant les arrondis). Le pavillon est aussi léger que celui d’un coupé, mais il prend appui sur de solides montants, puissants et inclinés.

Dans l’habitacle, l’utilisation de bois nobles rappelle qu’il s’agit d’une voiture de luxe, tout comme l’épaisseur des moquettes, les couvre-seuils chromés et le choix des coloris, à la fois reposants et de bon goût. Le hayon se soulève haut et sans effort. L’aire de chargement — après tout, c’est la caractéristique essentielle d’une familiale qui se respecte — bénéficie d’un seuil bas et d’un plancher parfaitement plat. La banquette arrière est rabattable, le cache-bagages se manie aisément, un système de fixation permet de transporter des objets aux formes inhabituelles et, surtout, le plancher et les parois latérales sont munis de multiples casiers aussi ingénieux que pratiques. Selon la position de la banquette, la capacité totale varie de 470 à 1 384 litres. La seule familiale disponible au Canada sera la version 3,2 litres (moteur aussi offert avec la berline) qui développe 215 ch. La voiture est lourde, mais l’engin est vif. La suspension est parfaite, et le freinage, à l’abri de tout soupçon.

L’usine de Sindelfingen prévoit en assembler 45 000 en 2001, puis 70 000 (comme le coupé) durant la première année complète de production. Près de la moitié de la production de ces familiales (48 %) ira aux Allemands. Les Américains, quant à eux, auront droit à 13 % de la production, alors que M-B réserve aux Canadiens 600 à 700 de ces familiales.

Le coupé

Présenté pour la première fois au dernier Mondial de l’automobile de Paris, le coupé a un gabarit compact, sans pour autant se limiter à des vertus de compacte. La voiture a rapetissé de 18 cm par rapport à la berline, l’étoile occupe le centre de la calandre au lieu de se dresser au bout du capot, l’arrière se soulève de manière osée, présentant une croupe traversée par un bandeau noir translucide (pour faciliter les manoeuvres de stationnement) et surmontée d’un léger aileron. Un look très réussi, et qui, sous certains angles, rappelle celui d’une Saab, mais en moins anguleux. Le coupé vendu au Canada sera animé par un quatre cylindres à compresseur de 2,3 litres produisant 197 ch (l’engin du roadster SLK). Il permettra de passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes (vitesse maximale de 240 km/h). Si les Européens pourront se prévaloir d’une transmission à six rapports Sequentronic — une énième manière de changer les rapports manuellement, sans pédale d’embrayage —, nous devrons nous contenter de la boîte automatique à 5 rapports.

L’un des items très intéressants du coupé est sans contredit son toit ouvrant panoramique offert en option. Remarquez, on était en droit de se montrer inquiet. Rappelez-vous, en effet, du long toit vitré de la Porsche 911 Targa. Il émettait des craquements soudains et sinistres. Dans le cas du nouveau coupé de M-B, la surface vitrée s’étire du pare-brise à la lunette arrière. Sur simple pression d’un bouton, la section avant du toit coulisse vers l’arrière, mais à l’extérieur, afin de ne pas empiéter sur le dégagement pour la tête des passagers. En même temps, une lame se met en place pour agir comme déflecteur. L’ouverture ainsi obtenue est 30 % plus grande que celle d’un toit ouvrant traditionnel. Sans parler de l’effet de transparence que procure l’ensemble du pavillon, qu’il soit ouvert ou fermé. Toutefois, le vitrage ne laisse passer que 18 % de la lumière, pour éviter les éblouissements et filtrer les rayons nocifs. Deux ensembles d’accessoires, baptisés Evolution et Evolution AMG, peuvent personnaliser le coupé. Le premier comprend des pneus de 17 pouces, des jantes à sept raies, des seuils de portes sertis d’aluminium, un volant et un pommeau de levier de vitesses garnis de cuir, un pédalier en acier avec pastilles de caoutchouc, un châssis sport (suspension raffermie et carrosserie surbaissée). La touche AMG ajoute à tout cela des jupes aux pare-chocs avant et arrière, de même que des pneus arrière encore plus larges.

En septembre

Le prix du coupé canadien n’a pas encore été fixé, mais Jo Anne Caza, responsable des relations publiques et du marketing de M-B Canada, pense qu’il débutera entre 35 000 $ et 40 000 $. Quant au prix de la familiale, elle le situe autour de 55 000 $. La berline de la Classe C a déjà réussi le tour de force d’abaisser l’âge moyen de la clientèle de M-B. La familiale et le coupé devraient réussir le même exploit. Les dirigeants de Stuttgart souhaitent de plus en plus convaincre des “ jeunes ” de 40 ans de s’offrir une Benz. Ils espèrent que l’allure dynamique du coupé fera franchir le seuil d’une concession M-B à des acheteurs qui s’en étaient tenus éloignés jusqu’ici. Ces conquêtes devraient se faire aux dépens de voitures telles la Série 3 de BMW et la Audi 4. La tendance a commencé à se dessiner avec la berline, puisque 35 % de ses acquéreurs sont de nouveaux clients de M-B. “ Nous prévoyons qu’une commande sur cinq passée pour la Classe C reviendra au nouveau coupé sport ”, a dit un porte-parole. Klaus P. Claar, chef du développement de la Classe C, a confié à Auto Journal que la famille de la Classe C compterait en bout de ligne cinq modèles. “ En plus de la berline, du coupé et de la familiale, nous ajouterons un coupé plus puissant — le C32 AMG — au printemps 2002, et un cabriolet, en 2003. ” La “petite” Classe C, introduite en 1993, n’a pas fini de nous étonner.


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 )
 
PUBLICITÉ
» Verdict

Pour


  • Style à la fois sportif et élégant
  • Aire de chargement spacieuse et facilement accessible (familiale)
  • Un look très réussi
  • Toit ouvrant panoramique 30 % plus grand (coupé)

Contre


  • La seule familiale disponible au Canada sera la version 3,2 litres
  • La familiale a un poids élevé
  • Seule une boîte automatique à 5 rapports est offerte