| Chrysler 300M |
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| Écrit par Gilles Olivier | |
| 25 avril 2001 | |
La plus européenne des berlines nord-américainesLa Chrysler « 300M » est une berline à caractère sportif nous rappelant les puissantes Chrysler « C300 » des années 50. Quatre décennies séparent les deux voitures et tout un monde de technologies extrêmement poussées permet aujourd’hui à cette dernière de se présenter comme la plus européenne des berlines nord-américaines. De catégorie intermédiaire de grand luxe à traction avant, elle nous présente des lignes de carrosserie fort agressives, sagement arrondies et légèrement trapues, qui lui confèrent la silhouette d’une berline sport à l’européenne. Une fois de plus, l’impressionnante agressivité des designers de Chrysler a porté fruit, et même impressionné certains célèbres carrossiers italiens. La Chrysler « 300M » n’est offerte qu’en version berline quatre portes. Un vaste intérieur des plus luxueux, richement décoré et des plus confortablesL’accessibilité est facilitée par un large empattement secondé par une grande ouverture des portières. La position de conduite idéale peut être mémorisée pour deux conducteurs de gabarit différent. La finition est impeccable, sans grande exagération, et associée à une présentation très riche, luxueuse et gavée d’une liste impressionnante d’équipements offerts de série, créant ainsi un habitacle à caractère plus luxueux que vraiment sportif. Le confort est assuré par des sièges baquets avec sellerie cuir, chauffants et profitant de multiples ajustements électriques, même à double mémorisation. Ils nous octroient une assise relativement haute, pas trop ferme, semi-enveloppante et des plus confortables. La banquette à dossier rabattable 60/40, présente une assise un peu plus haute, un peu plus ferme et très confortable. L’insonorisation est impeccable sans être feutrée à l’excès. Ainsi, on entend peut-être un peu trop le roulis des pneumatiques sur certaines chaussées. Les espaces de rangement sont nombreux et pratiques. Le coffre est vaste et profond toutefois, l’accès à ses 476 litres d’espace de chargement est limité par une ouverture relativement étroite. L'habitabilité est celle d’une grande berline cinq places très généreuses au niveau des jambes et un peu plus restreintes en hauteur pour des gens de grande taille. Le tableau de bord est de conception fonctionnelle et relativement ergonomique. L’instrumentation analogique comprend l’essentiel et est facilement lisible avec ses cadrans gris avec lettrage noir qui rappellent sa vocation sportive. Les différentes commandes sont facilement repérables toutefois, la relocalisation du système de son serait la bienvenue. La visibilité est très limitée surtout vers l’arrière ce qui complique, entre autres, les manœuvres de recul. Les phares nous octroient une visibilité normale sans plus. Une grande nord-américaine au comportement de très haut niveauLe moteur est un puissant V6 de 3,5 litres à simple arbre à cames en tête de 24 soupapes, à injection multipoint et séquentielle, développant 250 ch à 6 400 tr/min et délivrant 250 lb-pi de couple à 3 950 tr/min. Il démarre sans hésitation, il est assez silencieux, même discret lorsque fortement sollicité. La transmission automatique à quatre rapports électroniques avec sélecteur « AutoStick » est très douce et des plus efficaces. Les performances sont très vives et très pointues sans être nécessairement foudroyantes. Les accélérations sont très puissantes, mais c’est tout particulièrement au niveau des reprises que cette berline nous présente ses principaux atouts. La berline « 300M » de Chrysler dispose d’un système de contrôle électronique de la traction que l’on peut déconnecter au simple toucher d’une touche placée au niveau de la planche de bord. La direction est à crémaillère avec assistance variable. Elle présente une intéressante fermeté mais sans excès, ce qui nous permet de profiter d’une conduite avec grande aisance en circulation urbaine, ainsi qu’au niveau des manœuvres de stationnement, en plus d’offrir une grande précision sur la route : un élément très important qui lui permet, entre autres, de s’offrir l’épithète de berline sport. La suspension est entièrement indépendante de type Touring. À l’avant, on retrouve des jambes MacPherson avec multibras et barre antiroulis, tandis qu’à l’arrière, on retrouve des jambes Chapman avec barre antiroulis. La portée offerte est relativement ferme et associée à une tenue de route impeccablement saine pour une berline nord-américaine. Les freins sont assistés à disques avec ABS aux quatre roues. C’est une berline qui présente un puissant freinage et ce, en toutes circonstances. Sa stabilité lors d’arrêts d’urgence me semble s’être grandement améliorée depuis sa sortie en 1998 1⁄2. Les pneumatiques toutes saisons de dimension P225/55R17 sont très fermes, assez bruyants et offrant une excellente adhérence. Des pneus à éviter pour une conduite en toute sécurité en hiver. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



