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L’Infiniti Q45 est plus qu’une berline de luxe  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
7 mai 2001

La première fois que j’ai vu la nouvelle Infiniti Q45, c’était quelques jours avant Noël alors que Nissan avait eu la brillante idée d’en faire venir le seul prototype au Canada à son souper annuel. Il faut dire que cette auto impressionnait déjà, étant exposée sous les feux des projecteurs devant l’hôtel Kempinski Ritz-Carlton de Montréal. Puis, même si j’ai vu l’auto à quelques expositions locales et internationales, je n’ai pu la conduire que tout dernièrement.

Infiniti est la marque de luxe de Nissan. Elle nous est apparue il y a une dizaine d’années et ses départs furent un peu plus laborieux que ceux de sa concurrente Lexus de Toyota, mais dernièrement la marque a pris de la vigueur. Le porte-étendard de la marque demeure la Q45. Lorsqu’elle fut dévoilée la première fois, elle ressemblait plus à une berline sportive qu’à une voiture de luxe. Avec le temps, cette auto à moteur V8 et propulsion arrière est devenue plus imposante et plus… paresseuse. Mais ce n’est pas le cas de la version 2002 entièrement redessinée. La Q45 est toujours une voiture de luxe, mais elle est vivante. Nissan en a relevé le niveau de performance et de technologie. La voiture a également été complètement redessinée et on peut le voir dès la nouvelle calandre plus basse. Les blocs optiques sont très originaux alors qu’ils incorporent les plus puissants phares disponibles sur le marché. Le porte-à-faux avant et arrière a été diminué et le pavillon a une allure assez sportive. Le déflecteur arrière est intégré à la carrosserie et Infiniti nous souligne que le coéfficient de pénétration a été considérablement diminué. L’empattement, lui, gagne 1,6 pouce (à 113 pouces) mais la Q45 affiche la même longueur qu’auparavant.

L’intérieur a complètement été refait aussi. On y retrouve la même grande qualité de construction, mais autant son apparence est-elle plus dynamique, autant elle est reposante. L’auto propose toujours cette intimité, mais avec avec autant d’espace. En passant, les finitions de bois sont… d’érable véritable, si jamais vous êtes tenté de le demander. Nissan a augmenté le volume intérieur de son Infiniti Q45 de 4,7 pieds cubes, ajoutant plus de débattement à la tête et plus de place pour les jambes à l’arrière. Quoique le tableau de bord semble simple et de lecture facile, il y a un affichage central numérique qui inclut un ensemble complet de commandes qui éliminent celles du tableau de bord. Le chauffage, la climatisation, la radio, les lecteurs DC et cassettes, et plusieurs autres fonctions peuvent y être changées. Certaines d’entre elles peuvent même être réglées par la voix. Oui! Par la voix! La voiture réagira à plusieurs commandes pré-établies simplement en pressant un bouton sur le volant et le conducteur pourra alors changer la température, la station de radio, les pistes du DC et autres fonctions en utilisant des phrases spécifiques, peu importe l’accent de l’interlocuteur (mais qu’en anglais!) Et dire que les bruits ambiants sont aussi filtrés. Sous le capot se trouve un tout nouveau V8 de 4,5 litres, le plus évolué jamais produit par Nissan. Ce moulin très sophistiqué développe 340 chevaux et 333 livres-pied de couple, ce qui est plus que suffisant pour la voiture de 3 801 livres. La transmission, qui y est combinée, est également toute nouvelle. C’est une boîte à cinq rapports qui pèse 50 livres de moins que l’ancienne boîte. Et les vitesses peuvent être passées manuellement. Aussi drôle que cela puisse paraître, elle ne passera pas le rapport par elle-même si vous la tenez à une certaine vitesse, mais elle rétrogradera si vous mettez l’accélérateur au plancher pour dépasser. Quoique le moteur soit très puissant, son couple est bien géré de façon à procurer une grande douceur de fonctionnement. Il ne donne aucun coup surprenant!

Sous la voiture, on notera une suspension redessinée qui vient en grande partie de celle de la très sportive Nissan Skyline GTR (un super-bolide qui n’est pas disponible en Amérique). La version Premium aura droit à des ajustements électroniques. Les pneus standards sont des Bridgestone Turanza P225/55R17, mais encore une fois, la version Premium a droit à des roues de 18 pouces. Le freinage se fait par quatre disques ventilés appuyés de l’ABS. Les freins sont même assistés au point où la pression de la pédale sera augmentée afin d’agir plus rapidement jusqu’au point où l’ABS entre en action (il a été prouvé qu’en général, les conducteurs ne pressent pas assez sur la pédale de freins). Évidemment, cette propulsion arrière a l’antipatinage et, de plus, les capteurs de pression des pneus. Et comme pour toute auto de luxe qui se respecte, on retrouve plusieurs éléments de sécurité à ce véhicule dont les deux coussins gonflables avant, deux coussins latéraux, des rideaux gonflables pour l’avant et l’arrière, des appuie-tête dynamiques et autres. <b>Une courte balade…</b> J’ai eu la chance de conduire la nouvelle Q45 sur quelques kilomètres autour de Montréal. Mentionnons immédiatement que la Q45 n’a pas été créée pour concurrencer les Mercedes, mais plutôt des voitures plus actives comme les BMW. Alors que des autos, comme la Lexus LS430, sont des berlines ultra silencieuses qui ne laissent aucun bruit pénétrer la cabine, la Q45 laisse passer certains sons dont ceux du moteur et quelques bruits de route qui permettent au conducteur de sentir que l’auto performe. Et c’est tant mieux! Ma balade m’a mené au travers les rues de ville, les autoroutes, les villages et les routes de campagne. La voiture est quand même relativement silencieuse, mais j’en ai apprécié le ronronnement du V8. J’ai bien entendu des bruits de la route incluant le roulement des pneus sur le pavé, mais rien n’était exagéré, juste suffisant pour indiquer au conducteur qu’il se passe quelque chose. Les accélérations m’ont semblé vives même si je n’ai pas fait de calculs précis. Le temps de 5,9 secondes pour atteindre les 60 m/h (96 km/h) tel qu’annoncé par Infiniti m’a semblé faisable. Et j’ai bien apprécié ses capacités de reprises. J’ai pu les utiliser quelques fois pour me glisser entre des poids lourds pour me lancer sur les autoroutes, et cette réserve de puissance m’a inspiré beaucoup de confiance. La position de conduite est confortable et on y obtient une bonne visibilité sauf pour les piliers d’arrière larges qui masquent une partie de la visibilité arrière. L’instrumentation est facile à lire, mais le centre de commandes du tableau de bord demande une certaine concentration pour bien le comprendre. De plus, il y a beaucoup de commandes au volant qui exigent une certaine pratique. C’est alors que la commande par la voix devient utile. Si seulement j’avais pu en retenir quelques phrases de plus.

J’ai terminé mes premières impressions de conduite en prenant place à l’arrière et j’ai pu constater tout l’espace qu’il y avait. Le toit ouvrant “ vole ” quelques centimètres de dégagement à la tête, mais il en reste suffisamment. J’ai aussi jeté un coup d’œil à la malle arrière. Elle est creuse et facile de chargement, mais j’aurais aimé qu’elle soit plus profonde vers l’habitacle. Il y a deux versions de la Q45 2002, la Deluxe de 73 000 $ et la Premium de 78 000 $. Il n’y a aucune option sauf pour les couleurs. Nissan s’attend à vendre quelque 300 Q45 2002 au Canada cette année. La clientèle visée est plus jeune que celle recherchée par la concurrence. Une courte balade en Q45 convaincra certes ces gens qu’il ne s’agit pas ici d’une voiture de luxe dans la ouate. Cette auto est vivante, très vivante. Et c’est comme cela que je les aime.

 


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Catégories: 2002, Grandes berlines, Infiniti, Q45,
Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Moteur puissant
  • Bonne tenue de route
  • Intérieur invitant

Contre


  • Prix élevé
  • Dimensions impressionnantes en situation urbaine
  • Malle arrière plus petite que prévue