Recherche: Guideauto.com    Web
La Subaru WRX, impressionnante  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
8 juin 2001

Si vous vous souvenez, nous avons décrit la nouvelle gamme Impreza 2002 sur ce site au moins deux fois, c’est-à-dire à la présentation de la puissante WRX et suite au Salon de Chicago où l’on a dévoilé le reste de la gamme Impreza. Cependant, j’ai attendu au printemps avant de faire l’essai de la puissante version WRX. En fait, ce n’est pas une mais deux WRX que j’ai pu tester durant une semaine chacune.

La première en était la version à boîte automatique à quatre rapports, la deuxième, une plus convaincante WRX à boîte manuelle à cinq vitesses. Les deux voitures étaient identiques, des berlines de couleur bleue (la WRX est aussi livrable en familiale). Pour vous situer de nouveau, rappellons que la Subaru Impreza WRX est une voiture à traction intégrale mue par un puissant moteur à quatre cylindres à plat de 2,0 litres et 16 soupapes à turbocompresseur, dont la pression est établie à 14,2 livres. Logiquement, une telle fiche technique devrait correspondre à une vraie bombe sur la route. En fait, pas tout le temps… Mes essais ont débuté avec la version à boîte automatique. J’avertis tout de suite l’acheteur intéressé que s’il opte pour la boîte automatique, il devra composer avec un véhicule qui n’a rien de spectaculaire pour les quelques premiers mètres à l’accélération. En vérité, l’auto est lente. Mais lorsque le petit moulin approche les 3 000 tr/mn, il se réveille tout soudain et on obtient une accélération étonnante qui repousse les passagers dans le dossier de leur siège. Il grimpe jusqu’à près de 7 000 tr/mn et il demeure facilement contrôlable.

Mais si l’on passe à la version à boîte manuelle, c’est là que l’on peut vraiment apprécier le travail des ingénieurs de Subaru. Les accélérations sont beaucoup plus convaincantes (même si à bas régime, il faut encore composer avec un temps d’attente du turbo) car on peut doser le régime du moteur plus aisément. Passer de 0 à 100 km/h se fait en moins de 7 secondes, peut-être mieux. Si l’automatique permet des reprises rassurantes (le régime du moteur permet l’apport instantané du turbo), la boîte manuelle est encore plus rapide, en autant que l’on sache la manipuler (car celle-ci manque d’un peu de précision). La voiture est légère (à un peu plus de 3 000 livres ou 1 360 kilos), mais on sent que la caisse en est solide. La suspension est à la fois douce et ferme. Elle permet une portée confortable sur les autoroutes et un bon comportement routier sur les routes sinueuses. Les conducteurs d’expérience sauront l’utiliser en conduite sportive. Les pneus Bridgestone Potenza RE92 205/55VR16 aident beaucoup à la tenue de route (mais si vous comptez utiliser cette auto en hiver, n’hésitez pas à l’équiper de pneus d’hiver appropriés). Le freinage se fait par des disques à l’avant et à l’arrière, et il est appuyé de l’ABS. En conduite régulière, ils se sont avérés efficaces à souhait. Cependant, la traction intégrale ne requiert pas de freinage exigeant avant d’attaquer une courbe. Encore une fois, les conducteurs d’expérience sauront utiliser cette configuration mécanique dans des courbes rapides. Attention, cependant, de ne pas abuser de cette confiance. Si les commerciaux montrent un pilote de rallye en dérapage au volant d’une telle Subaru, souvenez-vous qu’il s’agit d’une personne d’expérience au volant! La visibilité est bonne même vers l’arrière malgré la présence d’un imposant déflecteur. Incidemment, le son du moteur n’est pas aussi envahissant que je l’aurais cru au départ. Mieux encore, sur l’autoroute, il est à peine perceptible vu que le moteur tourne à moins de 3 000 tr/mn en vitesse de croisière normale.

L’intérieur est aussi agréable que l’extérieur. Le volant Momo câdre bien avec la vocation de l’auto ainsi que le pédalier en aluminium troué. La direction est précise et l’instrumentation est simple mais facilement lisible grâce à de larges cadrans. La climatisation et les commandes de la radio sont logiquement situées au centre de la planche de bord. Les sièges d’avant sont confortables et offrent un bon support latéral, un “ must ” sur un tel véhicule. Les passagers d’arrière ont aussi droit à un certain confort, du moins pour deux personnes. Il y a un appuie-bras au centre et une trappe qui donne accès à la malle. Celle-ci est suffisament grande pour les bagages des passagers et son seuil très bas en facilite le chargement. La Subaru WRX joue facilement le double rôle de petite berline maniable et de sportive impressionnante. Il faut avouer que la traction intégrale et la présence du turbo (qui nous porte à “ jouer ” un peu plus avec la voiture) n’aident pas à une consommation d’essence raisonnable. Nos essais se sont “ soldés ” par une moyenne de 14,4 L/100 km (environ 20 m/g) ce qui n’est pas représentatif d’un moteur à quatre cylindres. Cependant, je dois avouer que je n’ai pas conduit ces autos en “ pépère ”, ce qui explique le résultat… décevant. Avec une conduite plus “ raisonnable ”, j’estime que cette auto devrait donner une consommation moyenne d’environ 12 L/100 km (environ 24 m/g). C’est le prix à payer pour une voiture aussi performante et impressionnante... mais si vous aimez la conduite sportive, oubliez l’automatique!


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Catégories: 2002, Compactes, Impreza, Subaru, WRX,
Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 )
 
PUBLICITÉ
» Verdict

Pour


  • Traction intégrale
  • Bonnes reprises
  • Gabarit pratique

Contre


  • - Consommation élevée
  • - Accélération initiale pauvre (automatique)
  • - Levier de vitesses imprécis (manuelle)