| Thunderbird : luxe et prestige sur une plate-forme fiable |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 29 août 2001 | |
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Beaucoup de textes ont été publiés sur la nouvelle Thunderbird 2002 depuis son dévoilement. Alors, lorsque le moment fut venu pour moi d’en conduire un exemplaire, je croyais déjà tout connaître de cette auto. C’est un peu vrai, mais il me restait encore quelques surprises à découvrir. La nouvelle Thunderbird n’a rien à voir avec les anciens coupés lourds des années soixante-dix, quatre-vingts ou quatre-vingt dix. En fait, la nouvelle Thunderbird ne peut même pas accepter quatre personnes à son bord. Elle est devenue un roadster à deux places, inspirée de la T-Bird originale des années cinquante. Cependant, les gens de Ford ne veulent pas qu’on la considère comme une reproduction de la première Thunderbird. Ils expliquent que seule sa ligne a été inspirée de la voiture de 1955. Si vous regardez de près, vous noterez que Ford a conservé presque tous les éléments de son étude de style d’il y a deux ans dans la construction de la T-Bird de production. Les images vous montreront un roadster assez gros basé sur la même plate-forme que l’on retrouve sous une Lincoln LS ou une Jaguar Type S. Le long capot se termine sur une calandre grillagée nous rappelant celle de l’ancienne auto. La forme pointue inversée de l’auto se termine sur des feux arrière ronds, mais on y note l’absence des ailerons des années cinquante. Mais tout cela est très visible sur les images. Vous n’avez pas besoin de moi pour vous décrire l’auto. Une mécanique de LincolnSous la caisse de la Thunderbird, on ne retrouve pas que la plate-forme de la Lincoln LS, mais aussi sa mécanique. Le seul moteur disponible dans la T-Bird est le V8 3,9 litres à double arbre à cames en tête de 252 chevaux et 267 livres-pied de couple. Et la seule boîte de vitesses livrable est une automatique à cinq rapports, la même que l’on revoit dans la Lincoln et la Jaguar. La T-Bird est une propulsion arrière avec suspension indépendante aux quatre roues. Le freinage se fait par quatre disques appuyés de l’antiblocage alors que la direction assistée est à crémaillère. Les pneus sont des P235/50R17 montés sur des jantes à vingt et une branches. Des roues facultatives chromées à sept branches seront éventuellement disponibles. Les échappements double ont été conçus pour donner un son semblable à celui de la Thunderbird originale et c’est assez réussi. Un intérieur bien aménagéL’intérieur de la nouvelle Thunderbird ressemble beaucoup à celui du prototype présenté à divers salons de l’auto. Notre voiture d’essai avait même les deux teintes nous rappelant le design des années cinquante. On peut dire que l’intérieur ressemble à celui de la Lincoln LS avec de grands instruments ronds à fond argent et indicateur vert. Notons qu’ils ne sont pas toujours facilement visibles au soleil. La climatisation à deux zones est standard de même que le lecteur DC à six disques. Quant à la malle arrière, elle n’est pas immense mais elle accepte facilement deux sacs de golf. Toutes les nouvelles Thunderbird sont des cabriolets dont la capote s’opère avec facilité. Ford offre, en option, un toit rigide qui a les hublots latéraux légendaires. Vraiment une routièreLa nouvelle Thunderbird n’a pas été conçue comme une voiture de sport. Et les clients auxquels elle est destinée ne la voulaient pas ainsi non plus. Dans plusieurs cas, je crois que les acheteurs de Thunderbird seront des gens un peu plus vieux qui auraient peut-être voulu un roadster Mercedes, mais qui n’en avaient pas les moyens ou qui ne voulaient pas payer aussi cher pour une voiture. J’ai conduit la Thunderbird 2002 sur une bonne distance, la capot rabaissée, dans la partie occidentale de l’île de Montréal. Une partie du trajet se faisait sur autoroute, l’autre dans des rues de banlieue et une grande partie sur des routes de campagne le long des rivières ceinturant la ville. Je pouvais m’imaginer conduisant cette auto vers le sud en automne ou au début de l’hiver. La conduite à une vitesse de croisière raisonnable est la meilleure façon de découvrir les joies de la Thunderbird. Son pare-brise incliné coupe le vent, mais j’aurais aimé que Ford ajoute un petit pare-vent à l’arrière pour empêcher le vent de revenir dans l’habitacle quand les glaces latérales sont relevées. Le seul bruit qui dérange est le son ambiant des camions et des autres autos (la voiture est quand même silencieuse la capote refermée). Les sièges sont confortables, mais ils n’offrent pas le support des sièges de sportives. Souvenons-nous, par contre, que la Thunderbird n’est PAS une sportive. L’antiblocage des freins, l’antipatinage (qui en feront un bon véhicule sur la neige) et les multiples sacs gonflables nous rappellent tous que Ford a ajouté beaucoup d’éléments de sécurité à ce roadster déjà classique. Le moteur V8 offre suffisamment de puissance pour de bonnes accélérations (0 à 100 km/h peut se faire en moins de huit secondes) et des reprises rassurantes. Mais le poids et le gabarit du véhicule nous rappellent que ce n’est PAS une sportive. La tenue de route est presque sans reproche pour une telle auto et la portée est plus que confortable. Mais souvenez-vous, l’auto n’est pas un véhicule de performance! Une production limitéeÉvidemment, aussitôt qu’elle fut lancée, la Thunderbird connut un grand succès. Ford ne pouvait pas faire mieux avec cette voiture. Malheureusement (ou heureusement pour ses propriétaires), il n’y aura qu’une production limitée de cette voiture. Par conséquent, le design devrait durer assez longtemps. Mais comment Ford pourra-t-elle répéter ce succès dans, disons, une dizaine d'années? Peut-être en s’inspirant de la Thunderbird au look “ projectile ” des années 1961 à 1963? Pourquoi pas? 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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



