| Volvo S60 2.4 170ch Optimum |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 27 décembre 2001 | |
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Construite sur la même plateforme que la V70 et la S80, la Volvo S60 possède pourtant une personnalité différente : sa conduite est plus dynamique. Elle adopte des formes plus fluides, plus contemporaines, tranchant définitivement avec le design carré de la production Volvo. Une personnalité affirmée Au démarrage, la surprise vient de l’environnement sonore. Le V6 2.4 offre une sonorité bien marquée au delà de 5.000 tours/min, un feulement qui surprend d’autant plus qu’il est inattendu sur une auto de ce type. Cette caractéristique illustre bien l’état d’esprit de la Volvo S60 : une certaine idée du confort, mais qui ne prive pas conducteurs et passagers des sensations de la route. Extérieurement, les similitudes avec la S80 sont nombreuses : des ailes très larges dont les galbes se prolongent jusqu’à l’arrière et un avant assez fin, manquant un peu d’agressivité. La S60 paraît très longue, mais elle mesure moins de 4.60m. Son statut de grosse berline est parfaitement assumé et il s’en dégage une impression de solidité, de fiabilité qui se prolonge à l’intérieur. Lorsqu’on prend place dans cette auto, on n’est guère surpris par l’environnement. Il est certes plus moderne que celui des V40 et S40, mais moins influencé par la culture automobile américaine : la touche Volvo est toujours là. La console centrale n’est pas surchargée de commandes, l’ergonomie semble bonne au premier abord. Le soufflet du levier de vitesse est remplacé par une console en alu sans grille ; le résultat est visuellement réussi. Seul l’absence d’un accoudoir central est regrettable. Comme sur la V40, l’utilisation de la chaîne hifi et de la climatisation -au demeurant de bonne qualité-, ne me semble pas très intuitive. L’environnement est néanmoins bien pensé : on y trouve un certains nombre de rangements pratiques et bien disposés. Une bonne position de conduite, l’assise du siège étant réglable en inclinaison pour sa version électrique (9500 frs en option sur Optimum). L’habitabilité est très bonne à l’avant, à l’arrière les grands gabarits seront un peu juste au niveau des jambes. Les équipements de série sont nombreux comme toujours chez Volvo. On note la présence sur la finition Optimum de l'ABS, du répartiteur électronique de freinage (EBD), de l'antipatinage, de 4 airbags, un radio cassette haute qualité, la sellerie cuir/tissu (sellerie cuir en option 6600 F), 4 vitres avant et arrières électrique et des jantes en alliage. Sur la route A la conduite, on est surpris par le contact assez direct que l’on a avec la route. Non pas que la S60 soit bruyante ou inconfortable, mais elle communique relativement bien au conducteur les informations concernant l’état de la route. En ville, ses dimensions finalement raisonnables ne sont pas un obstacle : elle jouit d’une certaine agilité. La disponibilité du moteur a bas régime est suffisante pour ne pas avoir à jongler avec les rapports. Ce n’est malheuresement plus le cas sur route : si la puissance est disponible à 5900 tr/min, le couple relativement modeste de 230 Nm n’est délivré qu’à 4500tr/min. Un poids de plus de 1400 kg et des rapports de boîte assez longs rendent les reprises un peu laborieuses à moins d’aller chercher la puissance un peu plus haut dans les tours. Le rupteur est fixé à un peu plus de 6500 tr/min sur les quatre premiers rapports et –curieusement- à 5400tr/min sur le cinquième rapport, limitant la vitesse maxi à seulement 210 km/h. La stabilité sur autoroute est correcte mais sur les appuis, la direction laisse apparaître un léger flou. Par contre, la stabilité en cas de forte décélération est très bonne. Ceci probablement grâce à l’EBD (disponible en série) qui gère électroniquement la répartition avant/arrière du freinage. Les consommations sont raisonnables, on relève 9.2 en utilisation mixte. La grande capacité du reservoir (70 litres) offre une bonne autonomie… mais impose des pleins spectaculairement onéreux sur l’autoroute ! Sur petites routes, le comportement de la S60 est fort sympathique. L’antipatinage (de série sur Optimum) est déconnectable. Si les vitesses de passage en courbe ne sont pas spectaculaires, le guidage du train avant est satisfaisant. Une levée de pied en appui, ou un freinage un peu brusque délestera l’arrière de façon progressive. La motricité est correcte, on ne note pas de réactions parasites dans le volant. Sans être véritablement sportive, la S60 n’est pas aseptisée. Elle distille des sensations agréables, sans trop de vivacité ni de paresse excessive. Un juste milieu en somme. Conclusion L’environnement Volvo, s’il possède un certain nombre de qualités objectives n’a à mon sens plus la personnalité de la génération 850GLT et antérieur. L’autre grande Suédoise, Saab, a pourtant gardée ses traits de caractères les plus essentielles. Mais Volvo s’ouvre à de nouveaux marchés avec une certaine réussite commerciale. Ses autos deviennent très concurentielles. La version 2.4 170ch de base est disponible pour 163.000 frs, il faudra rajouter 14.759 frs pour la finition Optimum. Pour un peu moins de 180.000 frs, la S60 2.4 170ch Optimum est une auto bien équipée et bien plus abordable que ses cousines Allemandes. Pour son lancement, la S60 a bénéficié d’un site internet dédié, qui enregistra des records d’audience.:http://volvos60.volvocars.se/fr/ Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



