Recherche: Guideauto.com    Web
Premiers tours de roue à bord de la Sprinter  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
5 janvier 2002

Si vous vous y connaissez un peu en véhicules commerciaux, vous avez peut-être appris que la fourgonnette de livraison Sprinter de Mercedes-Benz sera bientôt disponible en Amérique sous l’enseigne Freightliner. Enfin, les concessionnaires de cette marque de poids lourds auront un véhicule plus léger à offrir à leurs clients. Mais sachez que la Sprinter sera aussi disponible en version pour passagers.

En même temps, il semble que plusieurs ateliers de conversion en véhicules récréatifs soient également intéressés par la Sprinter. Alors, DaimlerChrysler croit qu’environ 20% des ventes de la Sprinter en Amérique seront des versions pour passagers. La Sprinter sera proposée en plusieurs versions mais surtout des fourgons de livraison (FedEX en a déjà commandé 1900!). Il y aura également quelques versions de tourisme selon deux empattements avec toit normal ou surélevé.

La nouvelle Sprinter pourra alors transporter jusqu’à dix passagers dans un environnement jusqu’ici inconnu aux voyageurs nord-américains. De plus, attendez-vous à voir des Sprinter aux aéroports alors que certaines se retrouveront sur les autoroutes et même aux campings. Toutes les Sprinter vendues en Amérique seront mues par un moteur turbodiesel de cinq cylindres développant 153 chevaux avec un fort couple de 243 livres-pied.

La seule transmission disponible sera une boîte à cinq rapports incluant la fonction Sportshift, celle-là même que l’on retrouve sous une berline Mercedes de Classe S. La puissance passera par les roues arrière combinées à un essieu rigide sur ressorts à lames. Les pneus des premiers modèles que j’ai conduits étaient des Goodyear Cargo G26 225/70R15. La direction est à crémaillère. Le freinage à disques sera appuyé par l’ABS aux quatre roues avec, en prime, l’antipatinage à la propulsion. Conduire la Sprinter est une expérience en soi.

En montant derrière le volant, je fus immédiatement saisi par l’excellente visibilité que procurent les immenses glaces. Le volant est fortement incliné, un peu comme celui d’un autobus mais il n’est pas ajustable. Le siège, cependant, est ajustable de multiples façons incluant l’inclinaison et le rallongement du coussin. Celui-ci peut sembler un peu dur au premier contact mais le siège offre un excellent support et pourrait s’avérer plus ergonomique que celui que l’on retrouve dans les véhicules concurrents.

L’instrumentation est bien disposée et facilement lisible. Mettre le moteur en marche est une opération très simple ((il faut avouer que les bougies de préchauffage n’ont pas été nécessaires car notre essai s’est déroulé en Floride!). Pour passer les vitesses, il faut actionner le levier au centre de la planche de bord. La position Drive nous permet de jouer avec les rapports grâce à la fonction Sportshift (ce qui pourrait s’avérer utile en hiver lorsqu’on veut démarrer en deuxième dans la neige). Les immenses rétroviseurs extérieurs sont électriquement ajustables. Les glaces des portières d’avant sont aussi commandées à l’électricité mais elle n’ont pas cette fonction “Express Down”.

Les leviers des essuie-glace et des clignotants sont judicieusement placés sur la colonne de direction mais je déteste toujours le traditionnel levier du régulateur de vitesse de Mercedes qui est placé juste au-dessus de celui des clignotants avec lequel je le confonds souvent. L’intérieur de la Sprinter est bien conçu et assemblé. Il y a suffisamment d’espace sous les sièges pour y placer de petits bagages, comme dans les avions.

Mon véhicule d’essai avait même un support d’extincteur (même si celui-ci était absent!). Les portes d’avant ouvrent très grand et permettent un accès facile aux sièges sans acrobaties. Le compartiment arrière est accessible par une grande portière coulissante de droite qui, cependant, n’est pas facile à fermer de l’intérieur. Sur mon véhicule d’essai, on voyait deux sièges baquets à l’avant, une banquette à trois passagers juste derrière, une troisième banquette mais à deux passagers et une dernière banquette à trois passagers. Et il restait suffisamment de place pour les bagages de tout ce beau monde.

L’espace cargo est atteignable par deux portes battantes qui m’ont paru très solides. Mon essai sur route très bref, seulement quelques kilomètres dans la région de Sanibel Island en Floride. Naturellement, vu que c’est une région très touristique, la vitesse était limitée à moins de 100 km/h. Mais alors la Sprinter ne se veut pas une voiture de sport! Même si l’endroit ne se prêtait pas à des tests d’accélération, la Sprinter m’a paru très à l’aise dans cet exercice alors que les reprises se voulaient quand même rassurantes.

Ce qui est le point fort de la Sprinter, c’est le silence de roulement de son moteur diesel. Et j’insiste sur ce point! Selon son constructeur, ce petit moulin bien à la hauteur de la situation devrait donner une consommation remarquable, nettement inférieure à celle des véhicules concurrents. Voilà ce qui devrait rassurer ceux qui voudraient l’utiliser en situation urbaine.

La direction m’a paru un peu dure mais elle est très précise. La pédale de freins, cependant, m’a parue plutôt spongieuse même si le freinage était convaincant. Un peu plus tard, lors de notre transport à l’aéroport, la même Sprinter pleinement chargée de ses 10 passagers et leurs bagages était très à l’aise sur l’autoroute. La portée était confortable et la suspension précise.

Lors de mes essais, je n’ai pas senti que la caisse se couchait facilement dans les courbes. Par contre, les vents latéraux peuvent avoir une bonne prise dans cette même caisse surélevée. Lors d’un autre exercice, la Sprinter nous a fait découvrir son très court rayon de braquage, de beaucoup inférieur à celui de l’Econoline et de la Chevy Van mis à notre disposition à cet effet. Il faut avouer que ces camionnettes américaines mues par un six cylindres de base étaient moins représentatives que leurs versions à V8 turbodiesel plus populaires.

 Enfin, si vous recherchez une bonne camionnette de livraison ou encore un grande fourgonnette pour y transporter plusieurs passagers, jetez un coup d’œil sur la Spinter. C’est un véhicule étonnant qui, incidemment, connaît déjà beaucoup de succès en Europe où il est commercialisé depuis quelques années déjà. Pour le moment, les prix canadiens n’ont pas été divulgués (et l’on murmure la commercialisation de la Sprinter par les agences Dodge) mais aux Etats-Unis, le prix de base de la version de livraison se situe autour des 26 000$ U.S.


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Catégories: 2002, Fourgonnettes, Mercedes,
Dernière mise à jour : ( 20 avril 2007 )
 
PUBLICITÉ
» Verdict

Pour


  • Moteur silencieux
  • Puissance suffisante
  • Vaste intérieur

Contre


  • Volant non ajustable
  • Levier de régulateur de vitesse mal placé
  • Pédale de freins spongieuse