| Mercedes-Benz G500, si vous voulez être original |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 3 mars 2002 | |
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La mode actuelle est aux gros utilitaires sportifs puissants. C’est un peu Lincoln qui a parti le bal avec sa grande Navigator puis il y a eu la Cadillac Escalade et plus encore le pick-up Escalade EXT. Les Japonais ont leur Toyota Sequoia et la Lexus LX470 alors que les Européens qui ont toujours eu la Range Rover ont maintenant…la Mercedes-Benz G500! Avez-vous vu cette camionnette? En vérité, même si cet utilitaire est nouveau sur le marché nord-américain, la G500 a pour origine un véhicule militaire qui est vendu en version civile sous l’appelation Gelaendenwagen. Ayant vu que les Hummer Hi et H2 allaient connaître un certain succès en Amérique, Mercedes-Benz a pensé pouvoir y tenter sa chance en ajoutant quelques accessoires de luxe à la G-Wagen et, pourquoi pas, un beau V8 à essence à la place du traditionnel moteur diesel qui équipe ce camion en Europe. J’ai obtenu de Mercedes-Benz Canada une G500 à conduire pour une semaine et je me suis demandé qui paierait plus de 106 000$ pour une telle camionnette? Alors, si vous voulez être original et que vous en avez les moyens, pourquoi pas? Cette Mercedes est mue, répétons-le, par un V8 5,0litres à essence qui développe 282 chevaux mais surtout 344 livres-pied de couple. En ce qui a trait à la performance, la G500 est rapide. Elle peut accélérer de 0 à 100 kmh en moins de 8 secondes. Ses reprises sont même étonnantes. Ce véhicule est équipé d’une boîte automatique à cinq rapports incluant la possibilité de passer les vitesses manuellement, comme pour une voiture de sport. En passant, la G500 est un utilitaire à traction intégrale dont les différentiels avant, arrière ou central peuvent être verrouillés à tour de rôle. Le design très carré de la G500 ne peut nier son origine militaire. Ouvrir une portière requiert un certain effort et la refermer en demande autant. J’avais la sensation de manipuler une porte de frigo de supermarché. Par contre, Mercedes a ajouté plusieurs détails intéressants à ce véhicule incluant la marque de commerce qui s’illumine au seuil des portes avant lorsqu’on les ouvre. Il y a suffisamment d’espace à l’avant pour les deux passagers avec des sièges durs mais offrant un bon support. Le tableau de bord est un peu austère mais il est fonctionnel. Les sièges arrière peuvent asseoir trois personnes et la vue y est bonne. L’espace cargo est y amplement suffisant. Seule remarque négative, les glaces très verticales permettent trop de réflets. Il y a beaucoup à dire de l’intérieur de la G500. Son système de navigation y est efficace incluant un bel écran bien visible, la stéréo est plaisante mais les porte-gobelets ne sont pas un exemple d’ingénierie. Il y en a un, carré, dans la console, puis un autre fait à partir d’un filet du côté du passager. Mais pour le troisième, il faut l’assembler au besoin à côté de la console! Conduire la G500 est une surprise. En fait, c’est un vrai camion. La suspension est un peu dur et la boîte de direction à billes n’est certes pas aussi précise qu’une crémaillère. Elle demande même un certain effort. Les pneus de la G500 sont des Geolandar silencieux mais pas faits pour les excursions hors-route. J’ai essayé la camionnette dans un sentier trop facile pour pouvoir mettre le système de motricité à l’épreuve mais la G500 se débrouille très bien sur la neige et la glace. Le freinage de cette camionnette est aussi convaincant que sur toute Mercedes mais la consommation est évidente. La conduite sur autoroute n’est toujours de tout repos à cause de la direction à billes, surtout s’il y a un vent latéral qui a un bonne prise dans la grande caisse carrée. En passant, lorsque je conduisais cette camionnette, je me croyais un peu au volant d’une Jeep TJ plus grosse et plus luxueuse, ne serait-ce que par la forme du capot et du tableau de bord. Et pourquoi pas puisque les deux véhicules appartiennent à la même firme aujourd’hui, DaimlerChrysler. Le compteur de vitesse indiquait une capacité de 240 kmh mais je n’aurais pas osé pousser ce véhicule à ce point! Finalement, est-ce que j’acheterais une Mercedes-Benz G500 si j’en avais les moyens? Probablement! Peut-être pas pour son design mais certainement pour sa construction robuste. Mais je me demande combien il peut en coûter pour entretenir un tel véhicule? Juste à regarder le système d’échappement complexe avec un silencieux presque caché (et la sortie des échappements placée juste devant la roue gauche arrière) me laisse un peu perplexe. Malgré tout, j’ai bien aimé conduire la G500. Ce fut très plaisant et j’ai surpris plus d’une personne avec les incroyables performances de ce véhicule. Mercedes n’en vendra certes pas des milliers au Canada mais les quelques personnes privilégiées qui pourront s’en permettre un se sentiront certainement différentes…aussi différentes et uniques que la G500 ! Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



