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Opel Speedster  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
4 mars 2002

L’Opel Speedster ne vise pas comme on peut s’en douter des records de vente sur le marché du cabriolet. Non, le Speedster est avant tout un produit image, pure promotion du savoir faire de la marque en matière d’automobiles d’exception. L’image Opel est en pleine mutation depuis quelques années. Il n’y a qu’à comparer le design des encombrantes Omega du début des années 90 et la fluidité de l’Astra 3 portes. Le speedster s’inscrit dans cette volonté de modernisation, et va même plus loin dans la recherche d’un design identitaire. Techniquement, le Speedster repose sur un chassis en aluminium comme la Lotus Elise, mais intégrant une « crash box » à déformation programmée –comme en Formule 1-. La carrosserie est constituée par une vingtaine de panneau plastique/fibre de verre d’un aspect très réussi, d’autant plus que la peinture –jaune sur notre véhicule d’essai- est d’excellente qualité. En photo, on se rend difficilement compte du gabarit du Speedster. Petit, extrêmement bas, il sera difficile aux grandes tailles de s’installer à son volant avec la capote… quant à la sortie, un petit entraînement sera nécessaire pour s’extraire avec grâce dans l’engin.

A l’arrêt

Avant de monter, il faut s’attarder sur la finition extérieure. Ultra sportive et particulièrement agressive : un regard félin, de très belles jantes de 17 pouces, des sorties d’échappement superposées. Pas de gadgets inutiles mais un travail soigné plus haute couture que prêt à porter. Une fois installé on se mettra en quête du démarreur. Après avoir mis le contact, il faudra simplement appuyer sur un bouton situé sur le milieu du tableau de bord : sport ! Les baquets non inclinables –avec réglage lombaire par air pour le pilote- sont plus confortables que dans l’Elise. L’information est concentrée dans le champs de vision du conducteur qui dispose d’un ordinateur de bord réalisé par Stack regroupant la température d’eau, un compteur journalier et un niveau d’essence. On regrettera l’absence de température d’huile. L’autoradio se trouve en face du passager –nous disposions sur notre véhicule d’une très belle installation VDO Dayton, en option à 380E (2492.64 frs)-. A noter, une option originale qui se révèle être ici indispensable : le repose pied passager ! (150 E ou 983.94Frs)

Moteur !

Le Speedster se prête assez bien à l’exercice de la ballade en ville compte tenu d’une originalité qui ferait presque passer une Lotus Elise pour un modèle grande série. Plus pragmatiquement son utilisation en ville n’est pas désagréable grâce au couple à bas régime et à la relative douceur des commandes. L’absence de direction assistée ne posera pas de problème pour les crénaux. L’amortissement bien que ferme offre un bon confort dans ces conditions. Le bilan sonore est tout à fait acceptable. A la limite, le Speedster se montre presque trop silencieux au regard de l’étonnement qu’il suscite autour de lui. Une fois sur la route, on retrouve avec un certain bonheur le 4 cylindre ECOTEC Opel. Coupleux, disponible, il emmène sans difficultés les 870kg du Speedster (contre 714kg pour l’Elise 111s). La commande de boîte est un vrai régal : précise et disposant d’un verrouillage ferme. Mais il n’est pas question de s’envoler vers les très hauts régimes. Le 4cylindres fonctionne très bien entre 4000 et 6000 tr/min, il n’est pas besoin comme sur l’Elise d’aller chercher plus de 6000 tours. Au niveau dynamique, on relève le choix un peu étonnant d’Opel de conserver l’ABS. Il n’est pas trop présent mais se prête assez mal au caractère viril du Speedster. La direction directe (moins de 3 tours de volant) est très agréable, le freinage très mordant, bien relayé par de beaux étriers 2 pistons fixes –AP Racing- à l’avant, ne souffre d’aucune critique. Sur le sec, l’architecture en triangles superposés à l’avant et à l’arrière permet d’atteindre des vitesses de passage en courbe assez étonnantes. Le travail effectué sur les trains roulants par les ingénieurs maison mérite quelques éloges. Dans ces conditions, le moteur s’avère un peu juste. En sortie de courbe, le châssis demanderai plus de chevaux. La répartition des masses (moteur central) et les pneumatiques étroits à l’avant permettraient plus de fantaisies que n’en offre les 147ch : il est un peu difficile d’entretenir une légère glisse des quatre roues alors qu’à l’inscription le Speedster rentre facilement à la corde. Cela dit, le Speedster reste rassurant dans cette configuration, pardonnant beaucoup. C’est ce qui le rend plus civilisé que l’Elise, restant en adéquation avec les arguments de sécurité prônés par Opel. De plus, avec quelques chevaux supplémentaires, l’absence d’autobloquant deviendrait pénalisante. Ainsi, je trouve qu’on s’amuse un peu moins qu’avec une miata qui dispose d’un potentiel d’adhérence beaucoup moins élevé mais qui reste plus ludique. Cela dit, le Speedster communique des sensations rares pour une voiture de route : l’objectif est atteint. Par contre, sous la pluie, le Speedster devient beaucoup plus délicat. Le manque de progressivité des pneumatiques Bridgestone (peut-être dû au jantes de 17 pouces) rend la voiture délicate. L’utilisation sportive dans ces conditions me semble déconseillée. En sortie de virage, à la réaccéleration, le train arrière décroche assez brutalement et de façon un peu désordonnée tandisque l’avant reste imperturbable : on pivote autour de l’avant. Il faut faire preuve de retenue lors de conditions glissantes. Le Speedster se vit intensément, mais pas discrètement. Difficile de rendre sur le papier ce que ce type d’auto offre comme sensations. Disons quelles sont très éloignées de ce que l’automobile propose en général. Capoté, le Speedster est encore plus exclusif : certains passants se baisseront même pour savoir qui peut bien conduire un véhicule lunaire jaune poussin. Et bien non, il ne s’agit pas d’une star Hollywoodienne car pour 32500 E ou 213.186frs un Speedster fera autant d’effet si ce n’est plus qu’une 360 Modena mais pour ¼ de son prix…

A titre indicatif :

Projecteurs anti brouillard avant : 310 E ou 2033.47Frs Peinture métal : 580 E ou 3804.55 Frs Sellerie cuir : 990 E ou 6493.97 Frs


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Catégories: 2002, Coupés et cabriolets, Opel,
Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Design et ambiance fabuleuses
  • Sensations de conduite
  • capacité du châssis
  • relative facilité d’utilisation

Contre


  • manque de chevaux par rapport aux capacités du châssis
  • comportement sur le gras
  • sonorité (un peu) trop discrète