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Le KIA Sportage à l’épreuve  Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Fabien Sioui   
7 mars 2002

L’automne dernier, alors que je partais pour une semaine à la chasse, j’ai eu la chance mettre à l’épreuve le véhicule utilitaire de Kia, le Sportage. Sur l’autoroute, en direction de la réserve faunique des Laurentides, j’ai remarqué que les pneus d’origine étaient très silencieux, lorsque l’on respecte les limites de vitesse. Rendu au territoire de chasse, ceux-ci se sont révélés très résistants, tout en offrant une excellente traction. La transmission manuelle est très utile dans certaines situations. J’ai eu l’opportunité de la mettre à l’exercice, après deux jours de fortes pluies. Les chemins de bois qui serpentent les montagnes se désagrègent rapidement. C’est à ce moment que j’ai apprécié la rigidité du châssis ainsi que les plaques protectrices situées sous le véhicule. Deux jours plus tard, je faisais face à une tempête et, 25 cm de neige se sont accumulés au sol. J’ai pris conscience, à ce moment-là, de l’importance du gabarit du Sportage (encombrement) . Sur un chemin de bois, pendant et après une tempête de neige, les arbres se referment sur les chemins. Naturellement, cela réduit la largeur des chemins. Un des amis qui faisait la randonnée avec un gros F250, a réalisé qu’il ne pouvait plus continuer. Il était fier de poursuivre sa route dans mon Sportage. La traction aux quatre roues, incluant un différentiel barré, s’est avérée très efficace, lorsque nous avions à escalader une pente constituée de pierres. Le démarrage à froid, sans chauffe-moteur, s’est également très bien effectué. Les pneus d’origine, des quatre saisons, sont par contre moins efficaces dans la neige. Sans la traction aux quatre roues, je serais encore campé dans la réserve faunique des Laurentides. Avec une transmission manuelle, il est possible en première vitesse et, en plaçant le boîtier de transfert en gamme basse (LOW) de se faufiler avec facilité, lorsqu’on emprunte des côtes où le chemin est emporté par la boue. A plusieurs endroits, les branches d’arbres brossaient littéralement la carrosserie, mais la peinture a bien résisté au traitement. Après plusieurs heures dans la forêt, à attendre un orignal, nous avons apprécié le système de chauffage. Les phares sont très puissants. Dans la nature, le soir, il ne faut pas compter sur les lumières de rues. Son gabarit nous a permis de rebrousser chemin avec facilité, et cela dans n’importe quelle situation. Par exemple, revenir sur ses pas sur un chemin de bois n’est pas toujours possible avec un véhicule imposant comme le F250. Retourner au camp de reculons n’aurait pas été vraiment évident. Avec mon Sportage c’était un jeu d’enfant. Grâce à l’agilité du Sportage, il était même possible d’accéder à des sentiers utilisés normalement par des petits VTT. Tout en demeurant prudent, on pouvait franchir, grâce à la garde au sol, ces petites routes souvent très accidentées et jonchées de grosses branches d’arbre et d’immenses pierres inébranlables. Encore une fois c’est à de tels endroits que j’ai estimé la robustesse des pneus. A quelques endroits, nous devions replier les miroirs, pour les protéger. Ceux-ci se rabattent aisément sur la fenêtre de la portière. Nous avons emprunté un chemin anciennement utilisé et créé par la Compagnie Domtar pour la coupe du bois. Cette piste nous menait à un endroit où il fallait gravir une montagne, mais le F250 ne pouvait encore une fois m’imiter à cause de ses dimensions colossales et de la traction, qui était inférieure à la mienne. Le fait de devoir toujours utiliser la clé de contact pour ouvrir le hayon arrière devenait vite un inconvénient car nous devions garder nos armes de façon sécuritaire, à l’arrière du véhicule. Par contre, ce problème est présent sur presque tous les 4x4 qui sont dotés d’un support pour le pneu de rechange situé à l’arrière du véhicule. Le petit loquet qui retient ce support en position ouverte a tout simplement arrêté de fonctionner. Un petit luxe qui aurait été apprécié ce sont des rétroviseurs extérieurs chauffants. Pour régler le problème de traction en hiver j’ai opté pour des pneus Toyo Observe G02 avec des morceaux de coquille de noix de coco. Ces pneus sont très silencieux et sont unidirectionnels. Leur flanc semble moins résistant que les pneus d’origines du Sportage, mais leur utilisation est naturellement différente et, cela ne cause aucun inconvénient à la conduite hivernale. Avant d’acheter mon Sportage, j’avais entendu certains commentaires concernant le manque de précision dans la boîte de vitesse manuelle. Certaines de ces gens auraient besoins de mettre à l’épreuve eux même cette transmission qui n’a rien à voir avec celle d’une voiture de tourisme. Cette transmission manuelle est bâtie pour un vrai 4x4, alors laissez tomber la comparaison avec une voiture. Un des avantages du Sportage est sans contredit le prix. L’équipement de base quand même assez important.


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Catégories: 2002, Kia, Sportage, Utilitaires sports,
Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 )
 
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» Verdict

Pour


  • Le châssis avec des traverses qui assurent la rigidité.
  • La grosseur des essieux.
  • Son format compact.
  • Son différentiel barré.
  • Sa boîte de transfert.
  • Équipement de base très complet.
  • Qualité de finition.
  • La précision de la boîte manuelle

Contre


  • Moteur bruyant en accélération.
  • Pneu d’origine
  • Propulsion (manque d’adhérence)
  • Freins a disques chauffent rapidement