| Essai de la fougueuse Nissan 350Z |
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| Écrit par Gilles Olivier | |
| 13 août 2003 | |
Le coupé GT, de loin le plus populaire au Canada, avec 954 unités venduesEn 1970, la société Nissan, alors connue sous le nom de Datsun sur l’échiquier automobile Nord-Américain, lançait une bombe qui allait révolutionner le marché mondial du coupé sport, avec la présentation de la 240Z , version mondiale du modèle Japonais FairladyZ. Cette dernière fut produite de 1970 à 1996, alors que pas moins que 5 générations bien distinctes ont vu le jour. La nouvelle venue rappelle au départ la dernière version 300ZX de modèle 1996, dont les lignes toutes nouvelles et signées Nissan/Infiniti, se font plus rondes, plus trapues et surtout plus racées et au goût du jour afin de se présenter, telle qu’elle est en réalité, à savoir un coupé GT, et ce dans le sens pur et dur du terme, ou presque… Afin de garantir un comportement typique, cette dernière n’hérite heureusement pas d’une panoplie d’aides technologiques à la conduite, sans pour autant les ignorer complètement. La 350Z est disponible sous trois ensembles bien distincts, Performance, Tourisme et Pulsion. Un intérieur sobre, mais foncièrement axé vers le volet sportifL’accessibilité ne pose problème lorsqu’il s’agit d’y prendre place, mais pour ce qui est d’en sortir, il en est tout autrement. La position de conduite offerte est bien celle d’un coupé GT, dont l’assise est basse et enveloppante. La finition est très bien et ne porte guère à la critique, tandis que la présentation intérieure est plutôt sobre, par ses coloris foncés, mais dont la pertinence première est de créer un chez-soi exclusivement à caractère plus sportif que luxueux. Le confort offert est typiquement celui que l’on retrouve dans un coupé GT, dont les sièges baquets présentent une assise très basse et très enveloppante, voire très confortable pour un véhicule de ce type L’habitabilité est celle d’un coupé exclusivement à deux places, dont les passagers bénéficient de bons dégagements au niveau des jambes ainsi qu’en hauteur, pour des gens de taille moyenne, sinon gare aux courbatures. Les espaces de rangement y sont réduits au strict minimum, de plus les principaux espaces retenus se retrouvent placés derrière les occupants, ils sont de petites dimensions et fort peu pratiques. La malle arrière ne dispose que de 193 litres d’espaces de chargement, toutefois facilement accessibles et on peut même y ranger son épicerie, mais pour deux personnes, point à la ligne. Le tableau de bord est de conception moderne, voire originale. Sa sobriété est presque exagérée malgré la présence d’appliques en aluminium. Cependant, malgré les apparences ce dernier est très fonctionnel et bénéficiant d’une bonne ergonomie. L’instrumentation analogique regroupée sous six cadrans, est d’une lisibilité exemplaire, sans reflet et avec grande clarté. Toutes les commandes sont à la portée du conducteur et facilement repérables en conduite nocturne. La visibilité est pratiquement nulle et ce sous tous les angles. Les rétroviseurs nous octroient un champs de vision limité pour un coupé de ce type. Les phares au xénon éclairent avec grande puissance et ce en toute sécurité, même en pleine noirceur. Un puissant coupé GT, pur et dur, offert à prix très ‘raisonnable’…Le moteur utilisé par les ingénieurs de Nissan, afin de propulser le coupé 350Z, est le très fiable et increvable V6 de 3.5 litres à double arbres à cames en tête/24 soupapes à calage variable (CVTCS), à injection multipoint et séquentielle, déjà utilisé sur plusieurs véhicules de marque Nissan, qui cette fois-ci développe 287 cv à 6 200 tm et 274 lb-pi de couple à 4 800 tm. Sa douceur et sa souplesse sont légendaires, en plus de démontrer une relative discrétion lorsque sollicité. La sonorité émise par le système d’échappement, démontre que nous avons bien affaire à un coupé GT performant, bien qu’à ce niveau, on aurait souhaité plus d’agressivité. La boîte manuelle à six vitesses, est d’une grande efficacité, d’une part grâce à sa grande souplesse, sans oublier une synchronisation hors-pair et un étagement court entre les différentes vitesses. La 350Z , dispose d’un différentiel à glissement limité visqueux, qui contribue entre autres à une distribution des masses de 53% à l’avant et 47 % à l’arrière. Contribuant ainsi à la grande stabilité de ce coupé GT. A cela s’ajoute des aides à la conduite, tels les contrôles dynamique (VDC) et de la traction (TCS). L'insonorisation n’est évidemment pas son point le plus reluisant et c’est très bien ainsi, car nous ne devons pas oublier que nous avons affaire à un coupé sport, et que l’insonorisation se veut bien dosée, pour les occupants. Les performances qui nous sont octroyées par ce coupé, déçoivent au chapitre des accélérations, car même si elles sont très puissantes, on devrait s’attendre à plus de fougue pour un coupé annonçant une puissance de 287 cv. Les responsables, sont d’une part le poids de la voiture et son manque de couple à bas régimes. Toutefois, ce coupé devient presque une bombe, une fois les 2 000 tm lâchés, et là nous avons droit au plaisir de se retrouver au volant d’un bolide performant et racé… L’indice d’économie d’essence moyen ville/route (110 km/hre) est de 14.0 li/100 km ou 20.0 mi/gal. Je m’attendais à plus, compte tenu de ses 287 cv. La direction est à crémaillère avec assistance variable. Elle est de conception plutôt ferme, sans pour autant nuire à sa conduite en ville, ainsi qu’au niveau des manœuvres de stationnement. Sur la route, sa fermeté et surtout sa grande précision, se font rassurantes et des plus sécuritaires, y compris à hautes vitesses. La suspension est entièrement indépendante à trois bras à l’avant et quatre bras à l’arrière en alliage d’aluminium. A cela s’ajoutent des amortisseurs à contrôle de modulation, des renforts intégrés de tourelles d’amortisseurs et des barres stabilisatrices. Cette suspension est évidemment très ferme, typique et essentielle à la stabilité d’un coupé GT, sans être pour autant être ‘inconfortable’… Les freins sont assistés à disques ventilés avec antiblocage (ABS), répartiteur de puissance (EBD) et assistance au freinage (BA). Le freinage est extrêmement puissant, tout en contribuant à la grande stabilité de ce coupé, lors d’arrêts d’urgence. Les pneumatiques hautes performances de dimensions P225/45WR18 (av) et P245/45WR18 (ar), annoncent un roulis très ferme, assez bruyant et dont l’adhérence ne peut être prise en défaut. Ces derniers, tout comme la 350Z elle même, ne peuvent être utilisés en saison hivernale, au Québec… Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 23 novembre 2006 ) |
Pour
- Silhouette à la fois originale et fort agressive, qui ne peut nous laisser indifférent
- Reprises vives et explosives voire foudroyantes
- Comportement typique, d’un coupé GT, pur et dur.
Contre
- - Accélérations puissantes, mais qui nous laissent sur notre appétit, pour 287cv
- - Espaces de rangement minimaux et fort peu pratiques
- - Dossiers enveloppants, mais plutôt étroits



