| TOYOTA Land Cruiser |
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| Écrit par Sylvie Rainville | |
| 16 janvier 2004 | |
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Depuis plus de cinquante ans, le Land Cruiser parcourt les pistes du monde entier. Cette nouvelle version ne dérogera pas à la règle mais prétend en plus offrir des qualités de confort et de conduite supérieurs. Il s’agit pour Toyota de toucher la clientèle des 4*4 de luxe. Un marché certes rentable mais où la concurrence fait rage, avec l’arrivée du Touareg de Volkswagen et du Cayenne de Porsche. Toyota donne donc un coup de jeune à la ligne un peu pataude du Land Cruiser. Résultat : un style plus moderne, plus chic, mais pas aussi valorisant que celui de ses concurrents germaniques. On peut douter du succès des élargisseurs d’ailes en plastiques et des gros feux arrière qui auraient mérité un traitement plus haut de gamme Du grandLes dimensions extérieures, évoluent peu. Avec ses 4m71 de long en 5 portes et sans roue de secours, le « Toy » rend 4 cm au Volkswagen Touareg. A noter que le Land Cruiser reste le seul 4x4 déclinable en deux largeurs : 1 mètre 87 pour les versions VX et VXE, et 8 centimètres de moins pour la version GX, plus dépouillée. Avec cette dernière, Toyota n’oublie pas les baroudeurs : pas ou peu d’électronique, boîte de transfert manuelle, un Land Cruiser à l’ancienne… A l’intérieur, la qualité des plastiques progresse sensiblement tout comme les équipements. La finition VX, plus étoffée que sur l’ancien modèle, intègre de série et sans hausse de tarif : un Autoradio 6 CD et 9 hauts parleurs, une climatisation automatique séparée gauche/droite et un ordinateur de bord chargé entre autre des fonctions boussole, altimètre et baromètre. Sur la version haut de gamme, VXE, le Land Cruiser reçoit un Système de navigation qui pilote, via un écran tactile, l’autoradio et la climatisation. Mais pas seulement, on trouve sur cette version une belle sellerie cuir et des compteurs Opitron issu de l’équipement des Lexus… ce qui n’est pas un hasard : le Land VXE est en effet distribué sous la marque luxe de Toyota sur le continent américain… Mais à 47.600 euros, Toyota fait néanmoins payer très cher ces équipements. Dans la boue…Sur les chemins forestiers, le Land Cruiser avale les bosses sans broncher, le tout dans un confort supérieur au Volkswagen Touareg sans que la suspension ne dénature le comportement qui demeure sain dans ces conditions de faible adhérence. Mais le terrain de jeux favori du Land Cruiser reste le franchissement et on peut se demander si la débauche d’électronique -désormais disponible chez tous les constructeurs- apporte une réelle facilité de conduite pour le non initié. Première réponse avec le DAC. Au moment d’aborder les descentes, ce système va limiter la prise de vitesse. Un peu déroutant puisqu’il ne faut lâcher la pédale de frein… même dans les descentes les plus abruptes ! Le Land se déplace alors de quelques centimètres et immédiatement, le système régule la pression des freins, roue par roue. Et ça marche, le système est bluffant et d’ailleurs plus efficace que l’équivalent chez Land Rover. Dans les montées, si les différentiels central et arrière Torsen ne suffisent pas, l’électronique se charge là aussi du plus difficile. L’antipatinage tempère le trop plein de puissance ; il suffit donc d’accélérer à fond pour venir à bout des pentes les plus raides. Ce système permet de plus de se dispenser, dans la plupart des cas, du verrouillage du différentiel central. Enfin, le système HAC empêche le Land Cruiser de reculer quand les freins sont relâchés, et ce pendant cinq secondes. Le conducteur a alors tout le temps nécessaire pour passer du frein à l’accélérateur. … et sur la routeCes systèmes rassurants et efficaces ne permettent malheureusement pas de faire d’un franchisseur une bonne routière. Le Land Cruiser souffre, en effet, d’une prise de roulis excessive, d’une tenue de route moyenne et d’un moteur bruyant qui pénalise le confort. Dommage car il progresse nettement en filtrage des vibrations. Les 4x4 de luxe et notamment le BMW X5 pensé comme une berline, prennent l’avantage sur le Toyota. Mention bien néanmoins pour l’efficace contrôleur de trajectoire, baptisé VSC, qui intègre l’antipatinage. En performance, le 4 cylindres trois litres turbo diesel de 163 ch s’en tire honorablement, avec 12 secondes 8 de 0 à 100 Km/h. Pas si mal avec une boite automatique à 4 rapports. Côté prix, on retiendra la version VX qui débute à 36.600 euros. Le pack boîte automatique qui comprend également le DAC et le HAC est disponible à 2.600 euros, cher mais vivement conseillé. Au final, le Land Cruiser tente une percée sur le marché du 4x4 de luxe, tout en conservant ses qualités de franchisseur qui ont fait sa légende. Un pari osé mais rendu nécessaire par l’évolution du marché. Enfin, pour l’image, une version V6 de 250 ch chevaux est disponible au tarif de 45.700 Euros. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



