Hyundai frappe un coup sûr en lançant le Tucson
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| Écrit par Guy Corriveau | |
| 7 avril 2005 | |
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Absent jusqu’à présent du segment des utilitaires compacts, Hyundai ajoute le TUCSON à sa gamme, avec l’objectif de jouer les trouble-fête face aux autres fabricants de ce genre de véhicules. La tendance actuelle démontre que les consommateurs semblent se lasser des versions trop grosses et trop énergivores. Le constructeur Hyundai, en créant le Tucson, confirme qu’il s’intéresse à un modèle davantage en harmonie avec la réalité. Pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par un utilitaire de cette dimension ? La réponse est bien simple. Ils veulent tirer avantage des principales caractéristiques propres aux utilitaires, comme la logeabilité, la position de conduite surélevée et le confort en général sans pour autant devoir payer une fortune en carburant, ni subir un comportement routier qui s’apparente à celui d’une camionnette. Le modèle qui retiendra notre attention aujourd'hui est non seulement intéressant à plus d'un point de vue, mais est aussi le plus abordable de tous les VUS vendus au Canada. Extérieurement, le Tucson n’a rien de vraiment surprenant ni d’original par rapport à la concurrence, mais sa ligne, dessinée par le centre de Hyundai à Los Angeles, reste séduisante et dynamique. Ainsi, les stylistes se sont assurés que la silhouette du Tucson soit suffisamment attrayante pour faire craquer les plus réticents. À L’INTÉRIEUR La planche de bord est sobre sans pour autant être dépouillée. Tout y est à sa place et l’ergonomie a été bien pensée. Le volant se prend bien en main en plus d’être agréable au toucher. Quant au levier de vitesses, il est placé à une bonne hauteur. Petit bémol néanmoins, le montant de pare-brise un peu trop large s’est avéré très gênant dans certains virages des petites routes sinueuses. Le Tucson dispose d’une multitude d’espaces à rangement, notamment d’une boîte à double fond cachée sous l’accoudoir entre les deux sièges avant, de porte-gobelets ou encore de crochets disséminés un peu partout dans l’habitacle, destinés à stabiliser les sacs transportés dans le véhicule L’agrément de vie à bord est complété par une modularité intelligemment étudiée. Les sièges arrière sont rabattables 60/40 et offrent, une fois repliés, une surface totalement plane et recouverte d’un plastique rigide, plutôt pratique et facilement lavable. L’espace cargo peut donc passer de 325 à 805 litres. On y introduit des objets soit par le hayon, ou simplement par sa vitre à ouverture indépendante. De plus, un couvre bagage qui forme une tablette s’avère bien pratique. Malgré une finition soignée, on regrette une ambiance un peu grisâtre et un habillage plutôt triste. Compliments aux ingénieurs coréens qui ont trouvé le juste compromis entre les places avant et arrière. Personne ne doit sacrifier de l’espace pour laisser un minimum de confort à l’autre. MOTEUR Nous nous attarderons à la version GL à moteur 4 cylindres ,5 vitesses manuelles tel que le véhicule mis à notre disposition par Hyundai Canada même si une version GLS mieux nantie, à moteur V6 accouplé à une transmission automatique est disponible. Nous procéderons un peu plus tard à l’analyse de ce modèle. Le Tucson GL à traction avant (4x2) partage le moteur 2,0 litres à calage variable des soupapes avec l'Elantra et la Tiburon. Développant 140 chevaux, il permet au Tucson de bien se tirer d'affaire, sans pour autant lui permettre de grandes performances. Il faut dire que ce moteur n'a pas la tâche facile puisqu'il doit déplacer un poids de 1470 kilos, en excluant celui des occupants et de leurs bagages. Une meilleure insonorisation camouflerait mieux la sonorité émise par le moteur en accélération. Il en résulterait une amélioration du niveau de confort dans l'habitacle. Malgré tout, le moteur ne semble pas souffrir outre mesure et effectue son travail avec aisance. Notez que le Tucson n’offre pas la transmission intégrale avec le moteur 4 cylindres.La boîte manuelle à 5 rapports, livrable de série, n'est malheureusement pas exempte de critiques. Le levier manque de précision, à un point tel où il autorise des erreurs de rapport, particulièrement au moment de rétrograder. Sur la route Sa suspension, inspirée de celle de la berline Elantra, est efficace et donne une bonne sensation de confort même si nous avons cependant ressenti une légère sensibilité aux vents latéraux. Sur les routes aux virages serrés, le Tucson est sujet à un roulis parfois prononcé. Afin de prévenir le pire, Hyundai a cru bon de le doter d'un système antipatinage et d'un contrôle de stabilité électronique, en équipement de série. Sa direction se révèle agréable et précise ; son diamètre de braquage de 5.4m permet des demi-tours relativement rapides. En conduite urbaine, elle offre une bonne maniabilité, facilitant les manœuvres de stationnement. Quatre disques avec antiblocage assurent un freinage sécuritaire. Même si sa garde au sol élevée autorise la circulation du véhicule dans les roulières à travers champs, nous vous recommandons de ne pas vous aventurer trop loin hors des sentiers battus. Rappelez-vous qu’il s’agit d’un modèle 4x2 et non d’un 4x4. CONCLUSION : Le Tucson est un véhicule bien fini, qui offre un équipement de série généreux et des performances intéressantes. Présenté comme un 4x2, mais proposé en version 4x4, il saura certainement gruger à la concurrence une part de marché dans le populaire segment des véhicules utilitaires de loisirs. En fixant un prix de base sous les 20 000 $, Hyundai s'assure d'attirer une clientèle, qui autrement n'aurait jamais considéré l'acquisition d'un tel véhicule. Il est ainsi très bien positionné face à la concurrence des Rav-4, CR-X, X-Trail, Escape et Tribute dont les prix sont plus élevés pour une offre équivalente. Hyundai a fait ses devoirs ; les points négatifs sont rares et de moindre intérêt. Une fois de plus, le constructeur coréen frappe en plein dans le mille et la séduction qu’exerce le Tucson sur le grand public est déjà palpable. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



