Avec le Sportage, les sceptiques seront confondus
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| Écrit par Guy Corriveau | |
| 30 mai 2005 | |
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Grâce à l’expansion de l'industrie automobile coréenne, le constructeur Kia s'impose de plus en plus comme un acteur crédible sur la marché canadien. Doté d'une gamme complète allant de la petite Rio à la grande Amanti, le constructeur poursuit son offensive en s'attaquant au segment des VUS compacts. Un marché en pleine expansion où le nouveau Sportage vient tenter sa chance au milieu d'une concurrence déjà bien installée. Celle des Toyota RAV-4, Nissan X-Trail, Honda CR-V sans oublier son cousin, le Tucson de Hyundai avec lequel il partage la plate-forme et plusieurs éléments mécaniques. Le Sportage succède à l'ancien modèle du même nom, apparu en 1993 et vendu à 568,710 exemplaires à l’extérieur de la Corée. Avec le temps, ce dernier est devenu non compétitif et sa production fut interrompue suite à l'introduction en 2002 du Sorento plus volumineux, millésimé 2003. À l'instar de la version 1993, le Sportage 2005 perd son design à carrosserie sur châssis pour une architecture monocoque, comme une voiture, ce qui promouvra une conduite plus évoluée et une tenue de route améliorée. Son remplaçant voit ses dimensions augmentées avec ses 4,35 m de long par 1,80m de large. Pour quelle raison? Offrir toujours plus de polyvalence. A savoir, réunir les avantages d'une berline et d'une mini-fourgonnette avec en prime la possibilité de sortir des sentiers battus en version 4x4, même si l'on sait que la clientèle n'exploite presque jamais ce potentiel. Cousin du Tucson de Hyundai, le Sportage dévoile pourtant une ligne quelque peu différente et parfaitement au goût du jour. D’allure racée sans être tape à l'œil, le Sportage plait et affiche une belle robustesse, mise en valeur par les généreux boucliers et les ailes larges abritant d'imposants pneumatiques Bridgestone en 235/60 R16. Au catalogue, quatre variantes sont offertes : LX, LX Commodité, LX V6 et EX V6. DERRIÈRE LE VOLANT Avec une surface vitrée généreuse, la position élevée des rétroviseurs latéraux de grande surface et l’essuie-glace arrière à balayage intermittent ou continu assurent au conducteur un bon champ de vision. Les grands gabarits regretteront de ne pas pouvoir baisser davantage l'assise pour trouver une position de conduite adéquate. Par contre, les commandes de la planche de bord sont à portée de la main, la partie centrale étant légèrement tournée côte conducteur. On a bien sûr droit, dans la version EX, à l’éternelle ornementation en vraie fausse ronce de noyer. Les espaces de rangement sont nombreux et la qualité de la finition en générale, n’amène aucune remarque. L'habitabilité est le point fort du Sportage. Le dégagement aux épaules et l’espace pour les jambes est au-dessus de la moyenne, ce qui permet d'envisager sans soucis de longs trajets à 4 adultes. La modularité est exemplaire, grâce aux deux dossiers de la banquette arrière divisibles 60/40 rabattables en un tour de main et dégageant une surface de chargement plane. Le Sportage accomplit bien sa vocation de familiale avec une habitabilité généreuse à l'arrière avec un volume de coffre élevé de 660 litres. L'accès à ce dernier est facilité par l'ouverture indépendante de la lunette qui permet d’y déposer des objets sans devoir ouvrir le hayon. On s’interroge pourquoi la partie arrière du plancher de l’aire de chargement est recouverte d’un tapis tandis que son cousin le Tucson, lui, bénéficie d’une surface plastifiée plus pratique et plus facile d’entretien. Le Sportage offre de plus une convivialité supérieure à ses rivaux en entreposant la roue de secours horizontalement sous le plancher de la partie cargo, plutôt que verticalement à l'intérieur de l'habitacle ou attachée à la porte arrière. MOTORISATION / TRANSMISSION INTÉGRALE Le Sportage offre aussi plus de puissance que la plupart des compétiteurs. Son V6 de 2,7 litres développe 173 chevaux à 6 000 tr/min et 178 livre-pieds de couple à 4 000tr/min ou un moteur de base est un 4 cylindres en ligne de 2,0 litres produisant 140 chevaux à 6 000 tr/min et 136 livre-pieds de couple à 4 500 tr/min. Le choix de transmissions inclut une manuelle à 5 vitesses ou une automatique à 4 vitesses, cette dernière étant la seule boîte offerte avec le moteur V6. Une traction pour affronter tous les climats et les terrains hors des sentiers battus est offerte avec l'option de quatre roues motrices, sinon la traction avant est de série.Un avantage par rapport à son cousin le Tucson, le Sportage propose une version à transmission intégrale avec le moteur 4 cylindres, alors que pour l’autre, il faut choisir le modèle à moteur V6 pour l’obtenir. SÉCURITÉ De plus, des freins à disque ventilés de 11 pouces en diamètre à l'avant, ainsi que des tambours de 9 pouces à l'arrière, s'occupent d'arrêter le véhicule. Les freins assistés sont livrés de série, mais l'antiblocage et la répartition du freinage électronique (EBD) sont en option. Avec le système ABS, les freins arrière deviennent à disques pour une performance de freinage améliorée ce qui équipait notre véhicule d’essai. Nous aurions cependant souhaité plus de fermeté de la pédale,moins de mollesse. Les caractéristiques de sécurité additionnelles incluent la traction asservie (TCS), deux coussins gonflables à l'avant, des rideaux et coussins latéraux, ainsi qu'un programme de stabilité électronique (ESP). La suspension indépendante aux quatre roues offre un bon compromis entre fermeté et souplesse au point de rendre le roulement du véhicule semblable à celui d’une voiture. Cet utilitaire se comporte comme une voiture et se conduit comme telle. Sur la route, on se félicite du comportement sécurisant et du bon feeling de la direction. En revanche, les suspensions restent trop souples et l'amortissement est perfectible sur mauvais revêtement. Le moteur V6 est doux en plus d’offrir une puissance adéquate, malgré le poids de la masse de 1600 kilos qu’il a à mouvoir. Son couple intéressant lui procure une réaction rapide dans toutes les situations alors que la boîte automatique exploite bien la puissance disponible. Cette dernière s'avère également douce mais un peu lente. Il existe une solution de rechange : ceux qui veulent un peu plus de contrôle apprécieront le mode Steptronic qui vous permet de passer manuellement les rapports. Conclusion : Bien présenté, le Sportage peut compter sur sa polyvalence, son bon rapport prix/équipement et sur une garantie de 5 ans/100,000km pare-chocs à pare-chocs pour séduire les consommateurs Québécois. 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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |



