Leur venue s’imposait sur l’échiquier automobile Nord-Américain
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| Écrit par Gilles Olivier | |
| 12 août 2005 | |
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Bien que légèrement décroissante, la popularité des véhicules utilitaires et récréatifs en Amérique du Nord, amène tous les constructeurs à offrir un ou des VUS de tout acabit. Or, suite à l’immense succès remporté par son Santa Fe , Hyundai nous offre un nouveau VUS compact, le TUCSON , conçu autour de la plate-forme et des éléments mécaniques de la berline Elantra. Esthétiquement, il présente quelques caractéristiques propres à son grand frère, notamment au niveau des ailes avant surélevées et bombées qui lui octroient une allure plus massive et aggressive par rapport à la concurrence. Toutefois, les lignes générales du véhicule lui confèrent une silhouette d’un VUS visant un marché principalement urbain, mais qui annonce par le truchement de sa forte garde au sol, que ce dernier peut franchir bien des obstacles, hors des sentiers battus. La gamme TUCSON , se compose des versions à traction avant GL et GL/V6, ainsi que les versions à traction intégrale GL/V6 et GLS/V6. Deux véhicules utilitaires très différents, à motorisation quatre ou six cylindresLe moteur de base, un increvable quatre cylindres (ULEV) de 2.0 litres, à calage variable des soupapes (CVVT), développe 140 cv à 6 000 tm et 136 lb-pi de couple à 4 500 tm. Ce n’est pas le moteur le plus souple et discret de l’industrie, mais son efficacité et sa fiabilité ne peuvent être pris en défaut. De son côté, le V6 de 2.7 litres de 173 cv, est d’une efficacité à toutes épreuves. La boîte manuelle à cinq vitesses annonce une souplesse et une synchronisation améliorées à améliorer. Par contre, la boîte automatique séquentielle à quatre rapports, génère une grande souplesse et surtout une efficacité qui fait corps avec la puissance et la force du moteur V6. L'insonorisation est fort bien dans l’ensemble, mais réduite entre la section-moteur et l’habitacle, dans la version de base, ce qui nous fait découvrir le peu de discrétion du moteur, lorsque ce dernier est sollicité. Dans la version GLS/V6, l’insonorisation est rehaussée et ce à tous les niveaux. Les performances offertes par le moteur quatre cylindres, sont un peu justes en certaines circonstances, mais dans l’ensemble, elles sauront répondre adéquatement aux exigences de la plupart d’entre nous. Ainsi, les accélérations sont parfaitement dans la note, cependant au niveau des reprises on demeure sous son appétit par faute de couple à bas régimes. Les 173 cv du moteur V6, nous octroient des accélérations et des reprises très vives. Sa force est également au-delà de toute espérance. L’économie d’essence moyenne enregistrée ville/route (110 km/hre) est de 10.0 li/100 km ou 28.0 mi/gal, avec le moteur quatre cylindres. Avec le V6, on enregistre une moyenne de 13.0 li/100 km ou 22 mi/gal. La direction est assistée à crémaillère. Personnellement, j’aime ce type de direction qui n’est jamais trop molle, en nous accordant une fermeté sans excès, nous permettant de rouler en circulation urbaine avec grande facilité, notamment au niveau des manœuvres de stationnement, sans pour autant nuire à sa bonne précision à moyennes et hautes vitesses, même face à de forts vents. La suspension entièrement indépendante à jambes de force MacPherson à l’avant et articulations multiples à l’arrière, le tout associés à des barres stabilisatrices avant/arrière. Ce type de géométrie, présente une portée relativement ferme, sans pour autant nuire au confort des passagers, qui profitent d’une assise heureusement très haute. On a également droit à une tenue de route très saine et des plus sécuritaire à l’intérieur de limites de vitesses raisonnables. Dans les deux cas, il faut toujours faire attention, aux courbes prononcées prises avec témérité, compte tenu de la garde au sol très prononcée, de ces véhicules. Les freins sont assistés à disques ventilés et pleins. De plus, ils sont associés à un système de freinage antiblocant (ABS), un système de contrôle de stabilité (ESP) et d’un système antipatinage (TCS). Le freinage est évidemment très puissant en plus d’offrir une stabilité rassurante lors d’arrêts d’urgence. Les pneumatiques d’hiver de dimensions 215/65R16 utilisés dans la version GL à traction avant, sont d’une grande fermeté et fort peu discrets au passage sur certaines chaussées. Les pneumatiques toutes saisons 235/60R16 utilisés avec le TUCSON GLS à traction intégrale, autorisent un roulement plus doux et surtout plus silencieux, sans pour autant offrir une excellente adhérence et ce peu importe le type de chaussée. Un intérieur plus généreux qu’il n’y paraît et hautement polyvalentL’accessibilité aux places avant ne pose problème. Par contre, elle devient nettement plus étroite aux places arrière, par une ouverture très limitée des portières. La position de conduite toute en hauteur, n’est pas sujette à la critique. La finition est typiquement celle d’un produit Hyundai, par l’utilisation de matériaux plastiques qui heureusement sont aujourd’hui de très bonne qualité et par un souci du travail bien exécuté qui gagne en qualité au fil des générations. Côté présentation, même si on a toujours droit à un habitacle tout de gris vêtu, on peut également profiter d’un habitacle à la fois accueillant et surtout des plus polyvalent. Le confort est bien dans l’ensemble, malgré le fait que les sièges baquets offrent une assise très ferme associée à des dossiers enveloppants, mais très étroits. De son côté, la banquette divisible 60/40 présente une assise plus ferme, minimisant ainsi le confort de ses passagers, notamment sur longs parcours. L’habitabilité demeure celle d’un véhicule qui peut accueillir quatre adultes avec grande facilité, même de bonne taille, voire cinq passagers à l’occasion. Les espaces de rangement sont nombreux, généralement pratiques et fonctionnels, comprenant entre autre un grand plateau à multiples rangements, placé sous le plancher de la malle. La section chargement à plancher entièrement plat, peut être facilement accessible soit en ouvrant tout simplement la lunette arrière ou encore le hayon à ouverture verticale. L’espace chargement varie entre 325 et 805 litres. Le tableau de bord est de conception fort peu orthodoxe, par contre il est assez fonctionnel, malgré une ergonomie peu recherchée. L’instrumentation analogique est de bonne lisibilité et la majorité des commandes sont facile d’accès et à repérer par le conducteur en conduite nocturne. La visibilité latérale est limitée par la petite fenêtre de custode. Elle est toute en hauteur et en largeur vers l’arrière. Les rétroviseurs nous octroient un champs de vision équivalent à celui d’une berline et les phares éclairent adéquatement. 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| Dernière mise à jour : ( 20 novembre 2006 ) |
Pour
- Meilleure économie avec quatre cylindres/boîte manuelle
- Comportement très sain (Traction avant et intégrale)
- Habitabilité et polyvalence de premier choix
Contre
- - Puissance un peu juste en certaines circonstances (L4)
- - Insonorisation entre le compartiment-moteur et l’habitacle (GL)
- - V6 gourmand en circulation urbaine



