Cadillac DTS : Aux couleurs d'autrefois
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| Écrit par Jacques Duval | |
| 9 octobre 2006 | |
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Autant je me suis montré tout feu tout flamme devant les récentes créations de Cadillac que sont les CTS et STS, autant la dernière cuvée de la DTS m’a laissé de glace. Les CTS et STS ont réussi à briser le carcan dans lequel était emprisonné la marque de prestige de GM et transportent avec elles un vent de fraîcheur. Dans le cas de la DTS toutefois, on est presque de retour à la case départ avec une voiture qui dégage un relent d’autrefois, ce passé pas tellement lointain que l’on croyait à jamais enterré à Détroit. D’abord, je ne comprends absolument pas la décision des ingénieurs de Cadillac d’avoir fait porter tout le fardeau du V8 de la DST sur son train avant. Même si l’effet de couple n’est pas dramatique, on sent le travail des 291 chevaux qui se bousculent entre les roues avant, ne sachant jamais très bien à laquelle faire confiance. Même le superbe moteur Northstar s’en trouve pénalisé et donne l’impression d’avoir abandonné 2 de ses 8 cylindres sur le banc de l’atelier. En somme, il n’arrive pas à se faire justice dans un tel environnement et ça les ingénieurs de GM devaient le savoir. Pourquoi s’être soudainement arrêté à la DTS dans le convertissement de la gamme à la propulsion ? N’a-t-on pas compris que la traction avant et l’agrément de conduite sont irréconciliables dans une voiture de ce gabarit ? Oubliez aussi toute forme de maniabilité, une tare manifeste quand vient le temps de lui trouver un coin pour se garer en ville. Son diamètre de braquage rejoint presque celui d’un autobus Greyhound, c’est tout dire. Paradoxalement, notre DTS s’est montré un modèle de stabilité à grande vitesse, un territoire qu’elle ne risque pas d’explorer souvent, compte tenu de la clientèle qu’elle privilégie. DE BONS CHIFFRESAu rayon des performances, la voiture aligne des temps d’accélération convenables mais surtout des reprises dignes des meilleures berlines sport. Le 80 à 120 km par exemple se boucle en 5,5 secondes, un temps inférieur à celui d’une Jaguar R de Type S . Son V8, sans être au régime sec, est aussi assez frugal en se satisfaisant de 12,4 litres aux 100 km. L’une des raisons de cette excellente moyenne est une résistance de roulement quasi inexistante. Dès que l’on relâche l’accélérateur, la voiture est portée par son élan sur des distances incroyables. Imaginez ce que serait l’économie de carburant si seulement la voiture était dotée d’une transmission automatique à 5 ou 6 rapports au lieu de 4 seulement. Dans ma voiture d’essai, le freinage laissait transparaître d’assez fortes vibrations qui m’ont paru anormales et qui étaient sans doute attribuables à une utilisation abusive de cette DTS par de précédents utilisateurs. La tenue de route, quant à elle, a fait de réels progrès sans que le confort n’en prenne pour son rhume. Si la DTS ne semble pas s’être alignée sur la nouvelle orientation de la marque, son aménagement intérieur a bien meilleur mine que dans le passé. Toutes les attentes d’un propriétaire de Cadillac sont respectées grâce à de très bons fauteuils, à une présentation agréable, une finition soignée et des matériaux qui ne semblent pas issus d’un quelconque Canadian Tire. Il en va de même pour l’espace arrière et le coffre qui peuvent engouffrer trois personnes et tout leur bagage pour une semaine. Inutile d’en ajouter puisque les indéracinables partisans de Cadillac achèteront cette voiture quoique l’on dise ou écrive. Il est certain que GM aurait pu se montrer plus créatif avec cette DTS mais parions que l’on a dû faire preuve de compromis pour ne pas trop s’aliéner la clientèle traditionnelle de la marque. En revanche, ce n’est pas de cette façon que l’on ira frapper à la porte des utilisateurs de BMW, de Lexus ou de Mercedes-Benz. Il faut faire preuve d’un peu plus de courage et foncer, quoiqu’il advienne. Heureusement, la clientèle plus avisée peut se rabattre sur les CTS ou STS, deux modèles qui nous ont faits découvrir que les Cadillac pouvaient être autre chose que de grosses berlines d’une autre époque. FICHE TECHNIQUEVéhicule: Cadillac DTS Prix de base : 63 835 $ Prix du modèle essayé : 71 510 $ Moteur V8 4,6 litres Puissance 291 ch @ 5600 tr/min Transmission : Automatique à 4 rapports Freins : disques Direction : à crémaillère Empattement : 293 cm Longueur : 527,4 cm Poids : 1818 kg Pneus av./arr. 245/50 HR 18 0-100 km/h 8,8 secondes 80-120 km/h 5,5 secondes Vitesse max. 207 km/h Consommation (100 km) 12,4 litres Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 24 novembre 2006 ) |



