Suzuki XL7 : Vers les ligues majeures
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| Écrit par Jacques Duval | |
| 24 novembre 2006 | |
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McKeller, Ontario-. Chez Suzuki, on en a soupé des ligues mineures. Le plus petit des constructeurs japonais en terre d’Amérique entend jouer un rôle de plus en plus important sur l’échiquier automobile d’ici et, à cette fin, lance coup sur coup la mignonne sous-compacte SX4 et un utilitaire de format intermédiaire répondant à l’appellation alpha-numérique de XL7. Lors du lancement de ce dernier modèle, les responsables de la division automobile de Suzuki (la firme vend aussi des motos très prisées, des ATV et des moteurs hors-bord) nous ont fait part qu’ils souhaitent atteindre le cap des 20 000 ventes au Canada en 2007, un chiffre quand même modeste pour une marque qui se situe au 11e rang des constructeurs automobile à l’échelle mondiale, juste derrière Renault et devant Fiat. Sans aucun doute pour apaiser une certaine opinion publique qui considèrent les VUS comme un mal à éradiquer, les responsables du marketing de chez Suzuki ont décidés d’étiqueter la dernière mouture de leur XL7 comme un « crossover ». Pressés de tracer la ligne de démarcation entre ce barbarisme et un VUS , les gens de chez Suzuki ont réfléchis un brin avant d’avouer que la différence est mince, pour ne pas dire terminologique.
ASCENDANCE AUTOMOBILE
Le XL7 étant attelé à une plate forme d’automobile (même si elle est aussi utilisée sous le nom de Theta pour les SUV Equinox, Torrent et VUE de General Motors) plutôt que de camion, on a fini par admettre que ce serait sans doute la meilleure façon de départager les deux types de véhicule. Disons tout de suite que le résultat est concluant en matière de confort et lors d’une randonnée d’environ 400 km dans le nord de l’Ontario à proximité de Parry Sound (la patrie de Bobby Orr), le XL7 s’est acquitté sans broncher des rares imperfections du bitume ontarien. Cette douceur de roulement est le legs d’une suspension à quatre roues indépendantes et elle est rehaussée par un faible niveau sonore qui rend les longs déplacements faciles à encaisser. Je ne vous parlerai pas du rendement hors-route compte tenu que ce n’est pas le genre de terrain dont le XL7 veut faire sa spécialité. Avec des pneus de route conventionnels et l’absence d’une gamme de vitesses courtes, ce crossover préfère les civilités aux sentiers de brousse. Seriez-vous surpris si je vous disais que ce nouveau venu est plus puissant et plus gros que son prédécesseur ? Sans doute pas puisque le contraire est un événement rare dans l’automobile. Toujours est-il que notre véhicule à tout faire (il répond aux impératifs d’une fourgonnette, d’une familiale, d’un VUS et d’une auto) est plus puissant que le précédent XL7 avec un V6 GM de 3,6 litres proposant 252 chevaux, assorti d’un couple de 243 li/pi à seulement 2300 tours-minute. Ce dernier est néanmoins assemblé au Japon de même que la transmission automatique à 5 rapports qui sont installés dans les véhicules à leur usine d’assemblage en Ontario.
LA VIE À SEPT
Destiné à faire réfléchir les acheteurs de Honda Pilot, de Toyota Highlander et de quelques autres grandes pointures de cette catégorie, le XL7 sera offert en version traction avant à un prix de base de 30 995$ mais il est certain que le modèle AWD sera de loin le plus vendu malgré une facture légèrement plus élevée de 32,995$. Pas mal du tout pour un engin dont l’équipement de série comprend 4 coussins gonflables, l’ABS, l’ESP, le contrôle de la traction, la clim, les portières et vitres à commande électrique, le pilote automatique et quelques autres nécessités en plus de pouvoir transporter sept personnes. Notons enfin que les appareils de radio sont prêts à recevoir la radio satellite XM offerte en option. Dès la prise en mains, le crossover de Suzuki ne laisse aucun doute sur sa vocation et se conduit vraiment comme une auto sans les désagréments (lire les ruades de la suspension) d’un camion, si petit soit-il. En revanche, les sièges ne sont pas terribles, pêchant par un manque d’appui latéral dès qu’on excède la vitesse pépère dans un virage. Hormis ce détail, le comportement routier se compare très favorablement à celui d’une automobile de classe moyenne. Le roulis est tenu en respect et l’adhérence paraît satisfaisante en conduite semi-sportive. La direction à crémaillère est un tantinet légère et peu communicative sur l’état de la chaussée mais il n’y a pas lieu de pousser les hauts cris compte tenu de la clientèle visée. Il en va de même du freinage qui saura répondre aux besoins d’une utilisation normale. De toute manière, le parcours routier proposé par Suzuki se prêtait davantage à une randonnée du dimanche qu’à l’analyse fouillée d’un véhicule.
MOTEUR SAGE
Le moteur V6 du XL7 est du type « bon travaillant » avec un couple suffisant pour signer un chrono de 6,9 secondes entre 80 et 120 km/h, un chiffre qui permet de lui décerner une bonne note au chapitre des reprises. En accélération à partir d’un départ arrêté, les chiffres sont moins convaincants toutefois et le 0-100 km/h est une affaire de 9 secondes environ. J’ai de la difficulté à comprendre que la zone rouge du compte-tours ne débute qu’à 6700 tours car, au delà de 5500 tr/min, le moteur semble plus enclin à gémir qu’à livrer un plus grand nombre de chevaux. En retour, la transmission automatique à 5 rapports se range parmi les meilleures, n’accusant aucun temps de réponse et fonctionnant avec cette douceur qu’on ne retrouve que dans les boîtes fabriquées par General Motors. On peut adresser les mêmes compliments au Général pour ses climatiseurs qui sont les meilleurs de l’industrie. Pour revenir à notre Suzuki XL7 2007, soulignons avant de clore son très bel intérieur avec un tableau de bord teinté de bois pâle (faux évidemment), d’aluminium brossé (faux aussi) et d’un vinyle beige (se mariant bien à la couleur bourgogne du véhicule) qu’on aurait dit du cuir. La console noire fait un joli contraste et quel bonheur de constater que la pléthore de boutons que l’on trouve dans la majeure partie des véhicules cède ici sa place à trois mollettes (3 pour la climatisation et deux pour la radio) et que les autres fonctions peuvent être facilement sélectionnées sur l’écran central du GPS. Le volant est superbe et l’instrumentation impeccable par sa lisibilité. Ajoutons enfin la bonne habitabilité arrière tout en déplorant le peu d’espace pour les bagages une fois la 3e banquette en place. Avec le XL7, Suzuki est certainement sur la bonne piste et ne devrait avoir aucun mal à atteindre son objectif de ventes pour 2007. D’autant plus que le SX4 que nous soumettrons à un essai prolongé a tous les atouts (dont 4 roues motrices) pour se tailler une belle place dans les foyers québécois. Incidemment, si vous lui trouvez bonne mine, sachez que sa silhouette est l’œuvre de la maison italienne Ital Design et qu’elle est la sœur jumelle de la Fiat 16. Vive la globalisation. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 avril 2007 ) |



