Mercedes SLK55 AMG: plaisir est son surnom
|
|
|
| 13 décembre 2006 | |
|
Shannonville, Ontario – Le cabriolet SLK est dès le départ, soit dans sa version de base nommée SLK280, un petit jouet amusant à piloter. Il est maniable, offre une excellente tenue de route et possède un châssis très rigide. Il atteint le 100 km/h en 6,3 secondes à l’aide de 228 chevaux. Imaginez le résultat une fois que ce SLK soit passé entre les mains d’un ingénieur de la division AMG. Le résultat se nomme SLK55 AMG. Plaisir est son surnom. 355 chevaux sous le capot AMG a greffé un moteur Mercedes de 5,5 litres en lieu et place du V6 de trois litres. Ce remplaçant développe 355 chevaux et 376 lb-pi de couple, puissance qui permet au cabriolet de 1550 kilos d’atteindre les 100 km/h en 4.9 secondes. AMG ne s’est pas contentée de prendre un moteur Mercedes tel quel. Un vilebrequin forgé remplace celui d’origine et permet au piston d’avoir une course de 92 mm, ce qui, combiné au diamètre des cylindres de 97 mm, offre une combinaison presque idéale pour une voiture de route. En effet, avoir une course équivalente ou presque au diamètre du cylindre offre un bon compromis entre chevaux-vapeurs et couple en assurant une vitesse de piston qui ne sera pas excessive et une surface assez généreuse pour les soupapes d’admission et d’échappement. De plus, les pistons sont remplacés par des unités spécifiques forgés; les arbres à came ont un profil plus agressif; les soupapes sont de taille différente; la pompe à huile ainsi que le circuit que suit cette huile sont transformés; le collecteur d’admission variable est révisé; et la gestion électronique est complètement révisée. Bref, à part le design de base, il ne reste rien du moteur original. Le moteur est secondé par la boite 7G-Tronic, une boite automatique Mercedes à 7 rapports, qu’AMG à légèrement modifié au niveau de la programmation. La puissance est transmise aux roues arrière.Les freins ont évidemment été améliorés. Des étriers Brembo à 6 pistons à l’avant et à 4 pistons à l’arrière ralentissent le roadster. Les suspensions ont été revues et calibrées de façon plus sportive et les pneumatiques passent à du 18 pouces aux quatre coins, soit du 225/40 R 18 à l’avant et du 245/35 R 18 pour l’arrière. Du point de vue cosmétique, des boucliers avant et arrière ainsi que des jupes latérales spécifiques viennent rehausser l’allure déjà aguichante du SLK.
J’avais bien hâte de lancer sur la piste ce cabriolet à toit rigide. J’avais conduit sur ce même circuit le SLK280 2006 avec boîte manuelle en avril et l’avais trouvé bien amusant. Et le SLK55 AMG ne m'a pas du tout déçu, au contraire. La puissance est grisante et la tenue de route surprenante. Inscrire la voiture en courbe est facile et les suspensions permettent de jouer avec l’arrière à souhait. La voiture demande à être poussée. La direction pourrait être plus directe par contre. Vrai, la transmission automatique à sept rapports est compétente et s’acquitte bien de sa tâche, mieux que sur les versions Mercedes-Benz. Mais, s’il vous plait monsieur AMG, mettez-nous une bonne boite manuelle à 6 rapports, même en option! L’agrément de conduite n’en serait que rehaussé. Fait intéressant, j’ai été en mesure de trouver facilement une bonne position de conduite même avec le toit en place, malgré mes 6 pieds, ce qui n’est pas le cas dans toutes les voitures de ce type. Pour : Plaisir de pilotage Bonne position de conduite Rigidité de la caisse, avec et sans le toit en positionContre : Où est la boite manuelle ? Prix corsé à 85 500 $
Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
|
| Dernière mise à jour : ( 13 février 2007 ) |



