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4000 KM EN EUROPE DANS UNE LEXUS IS 220 DIESEL  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jacques Duval   
15 décembre 2006

Je viens de parcourir plus de 4000 km en Europe, principalement en Italie avec quelques escales en Suisse et en Allemagne au volant d’une Lexus IS 220 D (diesl). Mon trajet m’a mené de Francfort (Allemagne) à Florence (Italie) puis vers Radda in Chianti, San Gimignano, Pise, Lucca, Viareggio, Forte dei Marmi , Cinqueterre, Treviso, Venise, Milan, le Lac Majeur, Zurich (Suisse) et finalement Stuttgart.

Tantôt sur des routes à peine praticables dans l’optique nord américaine (pas d’espace pour un véhicule venant en sens inverse) ou tantôt sur de superbes autoroutes où les limites de vitesse semblent très élastiques (en Italie notamment) ou inexistantes comme sur les autobahnen en Allemagne. Ce n’est pas pour rien que les voitures possèdent des rétroviseurs repliables. Souvent, ces quelques centimètres additionnels sont tout ce qu’il faut pour « rencontrer » une autre voiture ou franchir certaines rues tracées bien avant que l’automobile existe. Ma conjointe ne cessait de répéter… « passe pas là, ce n’est pas une route » alors que c’en était bel et bien une. Et vous auriez dû voir sa mine décontenancé quand on roulait à 220 km/h sur un autobahn allemand dans la voie du milieu et que l’on se faisait doubler par une filée de voitures se déplaçant à 250 km/h. Souvent conduites par de vieux messieurs aux cheveux blancs (comme moi) le regard concentré et les mains bien ancrés sur le volant.

Malheureusement, les très fréquents embouteillages viennent annuler la vitesse moyenne élevée que l’on croit pouvoir maintenir sur ces routes sans limite.

 

La courtoisie des conducteurs européens est notoire et appréciée. Ainsi, quand on s’arrête et que l’on met son clignotant pour signaler que l’on attend pour prendre une place de stationnement en voie de se libérer, pas de coups de klaxon intempestifs ou d’impatience palpable. On vous laisse le temps de vous garer et personne ne rouspète.

Dans les nombreux carrefours giratoires, la règle de la priorité à droite est toujours scrupuleusement respectée. C’est donc dire que la voiture qui est déjà engagée dans le carrefour et qui se trouve à votre droite a priorité. En revanche, le conducteur qui tente d’entrer dans le giratoire et qui se trouve à votre droite doit attendre que la voie se libère.

Je ne vous parle pas de l’état des routes, même secondaires, qui ne portent aucune cicatrice et sur lesquelles on route sans ressentir la moindre secousse.

 

En Italie, le nombre de Smart est assez phénoménal et Rome est même la ville où il s’en vend le plus. Par contre, les Fiat dominent, surtout les minuscules Punto que l’on retrouve aussi sous le badge Lancia et que l’on nomme Yipsilon.

Malgré des vitesses de fou, de fréquents virages en U (pour corriger une erreur de parcours), des espaces restreints pour rouler ou se garer, la Lexus a été ramenée au bercail sans a moindre égratignure. Son moteur diesel lui enlève une certaine sportivité mais le comportement routier est l’égal de n’importe quelle berline allemande de taille moyenne. Je dirais même qu’il se compare avantageusement à celui d’une BMW de série 3. Si le moteur, un 4 cyl. turbo de 2,2 litres, exige une bonne utilisation des six rapports de la boîte de vitesses manuelle pour bien s’exprimer, il vous gratifie en retour d’une économie appréciable qui, dans mon cas, s’est affichée à 8,2 litres aux 100 km sur l’ordinateur de bord.

J’aurais souhaité un coffre un peu plus haut et surtout un rappel de ceinture non bouclée moins exaspérant que ce signal par trop sonore qui vous déchire les tympans.

 

QUAND L’ÉLECTRONIQUE DÉRAPE

Ma Lexus n’a cependant pas échappée aux caprices de l’électronique quand la clef et la commande à distance ont cessés de fonctionner complètement : impossible de verrouiller les portières, de faire démarrer le moteur, d’ouvrir le coffre à bagages. La voiture était littéralement « morte » à l’exception d’un message sur l’écran d’ordinateur disant « Key not detected ». Avec un manuel d’instructions en allemand, nous étions bien coincés à la brunante dans un petit village italien quasi désert. Penché sous la voiture, j’essayais de trouver la clef de l’énigme quand j’entendis l’interpellation d’une brave italienne. Comme elle parlait un brin d’anglais, elle m’a expliqué que ce n’était pas la première fois que ce genre de problème se produisait avec des voitures récentes. L’édifice d’en face était responsable d’une interférence sur les systèmes électroniques, de sorte que chaque fois qu’une voiture de luxe se garait tout près, elle était incapable de repartir. C’était arrivé à la Mercedes de son père, me raconta cette bonne samaritaine nommée Isabella.

 

Le problème survenait quand quelqu’un faisait fonctionner la climatisation ou le chauffage à l’intérieur de cet immeuble. Il a donc fallu que le mari d’Isabella aille les avertir de mettre l’appareil hors tension pour nous donner la chance de repartir.

Quel soulagement ce fut d’entendre les jolies castagnettes du moteur diesel de notre Lexus en ce dimanche soir.

 

L’ÉCHEC DE LA PEUGEOT 1007

Parmi les voitures qui ont retenues mon attention, je me dois de mentionner la Peugeot 1007, une toute petite voiture qui a la particularité de posséder une porte coulissante électrique de chaque côté afin d’en faciliter l’accès quand une voiture vous laisse à peine assez d’espace pour vous faufiler entre les deux. Malgré cette caractéristique, cette Peugeot s’avère un échec sur le marché comme me l’expliquait un jeune père de famille français rencontré par hasard à Forte dei Marmi, une jolie petite station balnéaire dans la région du marbre (Carrera, Massa). Le problème vient du fait que les gens ont peur de ne pouvoir évacuer la voiture en cas d’accident. En effet, le moindre choc, craignent-ils, aura pour effet d’empêcher la portière de glisser sur ses rails et de s’ouvrir. Cette sombre perspective a fait de la 1007 un véhicule mort-né.

Un autre phénomène européen est le nombre élevé de micros voitures à moteur électrique. À Florence par exemple, il y en a un peu partout, pas toujours joliment tournées mais sans doute efficaces. Plusieurs sont toutefois des monoplaces à trois roues.

Bien que la Lexus IS 220 Diesel se soit acquitté de sa tâche honorablement, le moteur dont elle est affublée n’est pas de récente cuvée et a tendance à faire pâlir les nombreuses qualités et principalement le tempérament de berline sport de ce modèle. La version F à moteur V8 dont il est de plus en plus question risque de retenir davantage l’attention en attendant un diesel plus performant que celui de la IS 220 limité à 177 chevaux.


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Catégories: 2007, Grandes berlines, IS250, Lexus,
Dernière mise à jour : ( 5 février 2007 )
 
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