Recherche: Guideauto.com    Web
ML 320 CDI:Pour faire des économies au volant d’un VUS de luxe  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-François Guay   
17 janvier 2007
Depuis le temps qu’on l’attendait, le diesel propre est enfin disponible au pays. Alors que les moteurs diesel de Volkswagen ont dû prendre congé en attendant le développement de motorisations adaptées à ce nouveau gazole, Mercedes-Benz est le premier constructeur en Amérique du Nord à offrir une gamme de moteurs qui acceptent de carburer au diesel à faible teneur en souffre.

Ainsi, la marque de Stuttgart lance trois nouveaux modèles à moteur diesel en 2007 : la berline E320 BLUETEC, l’utilitaire sport ML320 CDI et le multisegment R320 CDI. Quant au récent GL (un ML à sept passager!) ce n’est qu’une question de temps avant qu’un moteur CDI ne soit boulonné sous son capot.

Par ailleurs, il faut rappeler que Mercedes-Benz est depuis longtemps l’un des leaders mondial de la diésélisation. Dans les années 80, quatre véhicules Mercedes-Benz sur cinq vendus sur le continent nord-américain étaient propulsés par un moteur diesel. Presque complètement disparus de nos routes dans les années 2000, les véhicules diesel ont fait entre-temps une percée spectaculaire en Europe, où dans certains pays ils représentent plus de 60% du parc automobile. Chez nous, la réticence des Américains envers le gazole explique la quasi extinction des voitures diesel de nos routes. En effet, dans l’esprit de nos voisins du sud, il existe encore des préjugés que les moteurs diesel sont bruyants, anémiques, nauséabond, et polluants (fumée noire). Des caractéristiques qui ont été «amoindries» avec le lancement de la dernière génération de moteurs CDI de Mercedes-Benz.

UN MOTEUR PROPRE PROPRE!

Pour l’instant, la technologie du moteur Bluetec est réservée à la Classe E de Mercedes-Benz. Par rapport au moteur diesel qui équipe les Classe ML et R, le Bluetec utilise un catalyseur oxydant qui diminue les émissions de monoxyde de carbone et les hydrocarbures non brûlés associés au gazole. Par ailleurs, cette technologie permet, notamment, de rencontrer les sévères normes antipollution qui entreront en vigueur en Amérique du Nord dès 2009. Malgré tout, le nouveau V6 de 3 litres turbo que l’on retrouve dans les ML et R est beaucoup plus propre que n’importe quel moteur diesel déjà vendu en Amérique du Nord.

Tout en aluminium, et doté de 24 soupapes, d’un système d’injection directe à rampe commune, d’un turbocompresseur à géométrie variable, et d’un filtre à particule, ce moteur offre un impressionnant couple de 398 lb-pi à seulement 1600 tr/min. Ce qui se traduit par un 0 à 100 km/h en 8,6 secondes et par des reprises aussi énergiques. Ainsi, lors d’un dépassement, le couple est toujours là, prêt à vous faire bondir d’un simple coup d’accélérateur. Par ailleurs, la boîte semi-automatique à sept rapports (la sélection des vitesses peut se faire par des commandes dissimulées derrière le volant) est efficace si le conducteur s’abstient de ne pas la brusquer. En effet, il arrive que la gestion électronique semble incohérente à gérer doucereusement les premiers rapports. Qui plus est, le levier de transmission situé sur la colonne de direction est capricieux, lent, et difficile à utiliser. Ainsi, il faut être attentif pour éviter d’enclencher la mauvaise sélection. De même, lorsque l’on passe du «P» à «D» (ou à «R») la transmission peut faire entendre un crissement inquiétant à l’occasion. Malgré ces quelques lacunes, les nombreux rapports de la boîte automatique permettent d’abaisser considérablement la consommation de carburant. Ainsi sur une distance de 1180 kilomètres, dont le trajet était constitué à 80% d’autoroutes et de routes secondaires, et 20% de voies urbaines, le ML320 CDI a consommé un maigre 9,2 litres aux 100 kilomètres. Une économie considérable par rapport à un ML équipé d’un V6 de 3,5 litres qui fonctionne à l’essence «super».

Plus grognon à l’oreille, le nouveau CDI est plus bruyant que le V6 de 3,5 litres. Toutefois, le niveau sonore est de loin plus silencieux que les anciens moteurs diesel. De même, il serait faux de croire que les émanations qui sortent des tuyaux d’échappement sont totalement inodores. Quelques secondes passée derrière le véhicule, à charger des paquets dans le coffre lorsque le moteur tourne au ralenti, trahissent l’identité «dieselitique» du CDI. De même, il faut prendre garde de ne pas se souiller les mains ou les vêtements lors d’un remplissage de gazole car la senteur risque de vous pourchasser une partie de la journée! Ce qui est plutôt embarrassant lors d’un rendez-vous…

 

UN COMPORTEMENT ROUTIER DIFFÉRENT

Sur le plan du comportement routier, le ML 320 CDI semble moins agile et confortable que le ML 350 à essence. Le poids supplémentaire (145 kg) du moteur diesel reposant sur l’essieu avant explique la tenue de route plus pataude du 320 CDI et le manque de mollesse de la suspension qui fait ressentir plus durement les imperfections de la chaussée. Pour assouplir la fermeté des amortisseurs et améliorer la tenue de route, il est conseillé d’opter pour la suspension pneumatique Airmatic (2800$) et d’ignorer l’ensemble sport comprenant des pneus à profil bas de 19 pouces (une économie de 2500$ !). Ainsi, la suspension Airmatic permet de sélectionner manuellement le réglage des amortisseurs (Auto, Sport et Confort), de maintenir le niveau de garde au sol du véhicule en tout temps (exemple : lorsqu’il est lourdement chargé à l’arrière), et d’élever ou d’abaisser la hauteur du véhicule (pour rouler à haute vitesse sur les autoroutes ou prendre la clé des champs!). Toutefois, à long terme, il y a fort à parier que cette suspension adaptative sera plus coûteuse à entretenir et à réparer que la suspension de base.

 

LES OPTIONS À CONSIDÉRER

 

Parmi les autres options à considérer et dignes d’équiper un véhicule de ce statut, mentionnons: l’ensemble audio harman/kardon à 6 DC (1500$), les sièges en cuir véritable (2500$), les phares bi-xénon actifs en virage (1675$), le système de divertissement pour passagers arrière (2800$), et le radar de stationnement (1200$). Même si la liste des options est longue et fastueuse, le ML est équipé d’accessoires de série qui sont habituellement optionnels, on retrouve: un système de contrôle de la stabilité électronique (ESP), un toit ouvrant, un système de climatisation automatique, des sièges avant chauffants, un volant chauffant, un lave-glace chauffant, des essuie-glaces à capteur de pluie, des rails de toit, et un capteur de pression des pneus.

 

Même si les hivers d’antan semblent définitivement appartenir au passé, il est toujours sécurisant de compter sur un rouage intégral à prise constante. Quant la chaussée est glissante, le système de traction électronique aux quatre roues (4-ETS) de Mercedes-Benz surveille le moindre patinage des roues pour appliquer les freins aux roues qui patinent afin d’équilibrer la traction. Ainsi, en veillant à ce que le couple soit dirigé aux roues qui adhèrent le mieux, il est possible de continuer d’avancer dans la neige (ou la boue) même si trois des quatre roues ont perdu toute traction.

 

Vendu à partir de 59 800 $, le ML 320 CDI ne coûte que 1500$ de plus qu’un ML 350 à essence. Si vous parcourez plus de 20 000 kilomètres par année, l’achat d’un ML à moteur diesel s’avère un choix judicieux compte tenu des économies que vous ferez à la pompe

 

 


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Dernière mise à jour : ( 5 février 2007 )
 
PUBLICITÉ