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Chronique ski: Jeep Wrangler  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-François Guay   
10 février 2007

Le Jeep Wrangler est le descendant d’une famille légendaire américaine dont la première génération a vu le jour en 1941 sous le nom de Willis. Quelques années auparavant, soit à l’automne 1936, les premiers remonte-pentes de l’histoire furent installés sur les monts Proctor et Dollar dans l’état de l’Idaho, plus précisément à la station balnéaire de Sun Valley. Si les remontés mécaniques des centres de glisse ont fait d’immense progrès au cours des soixante-dix dernières années, le Wrangler a aussi évolué pour devenir un véhicule plus civilisé et plus confortable pour ses usagers.

« Le Jeep Wrangler est le descendant d’une famille légendaire américaine dont la première génération a vu le jour en 1941 sous le nom de Willis ».

Il y a quatre ans, en 2004, Jeep avait présenté une version allongée du TJ, soit le modèle Unlimited. S’il s’agissait d’une révolution à l’époque, le changement est encore plus radical cette année puisque le Wrangler Unlimited (qui utilise maintenant le même non que le modèle vendu aux États-Unis) s’est fait greffer deux portières supplémentaire tandis que son empattement s’est étiré de 3,2 cm. Plus logeable et plus confortable pour les passagers, et surtout plus agréable à conduire, le modèle Unlimited lorsque coiffé d’un toit rigide (de série sur la version Sahara) peut se comparer aux Hummer H3 et Toyota FJ Cruiser.

Certes, la finition et l’aménagement intérieur sont moins luxueux que ces rivaux, mais c’est le prix à payer pour se promener avec ce Jeep qui est le seul véhicule sur le marché à avoir la faculté de se transformer en «décapotable tout-terrain». Malgré les avantages du Unlimited pour les sorties familiales ou en amis, il y a fort à parier que le modèle à empattement court (à deux portes) demeurera le plus populaire auprès des puristes puisque ses angles d’attaque, de surplomb et de rampe sont plus affilés pour la conduite hors route.

En contrepartie, le modèle Unlimited est moins survireur (sur les surfaces glissantes) et ses freinages d’urgence sont plus rectilignes. Toutefois, l'accroissement de l’empattement du Wrangler Unlimited n’explique pas tout. En effet, la présence d’un système électronique d’antidérapage (ESP) qui comprend l’assistance au freinage, l’antipatinage à toutes les vitesses, l’antiroulis, et les différentiels autobloquants améliorent (de 400% !) le comportement routier de tous les Wrangler. Il est fini le temps où ce Jeep se sentait plus à l’aise dans les champs que sur les autoroutes.

Pour notre week-end de glisse à Stoneham (situé au nord-ouest de la ville de Québec), le Wrangler Unlimited était sensé prendre quatre passagers à son bord : deux à l’avant et deux à l’arrière. Toutefois, une fois les bagages et l’équipement embarqués, il n’était pas question que deux adultes prennent place sur la banquette divisée 60/40. La partie «40» étant abaissée, l’espace restant sur la partie «60» se résumait à 32 pouces de banquette! À peine pour asseoir deux enfants. Qui plus est, même si la conception de la banquette a fait des progrès par rapport à la génération précédente, elle pèche par sa fermeté et son dossier trop droit. De même, l’arceau sport où sont intégrés des haut-parleurs empiète sur l’espace vitale des passagers. Somme toute, peu importe le multisegment ou le VUS intermédiaire utilisé, une troisième banquette est indispensable pour ceux qui pratiquent les sports de glisse en groupe.

Certes, il est possible de régler les problèmes d’espace intérieur en ajoutant un porte-skis ou un coffre sur le toit. Toutefois, ces accessoires sont encombrants et ils augmentent la consommation de carburant (surtout s’ils passent l’hiver rivés sur le toit!).

MOTORISATION
Un seul moteur peut propulser le Wrangler : un V6 de 3,8 litres dont la puissance atteint 202 chevaux et le couple 237 lb-pi. Même s’il semble moins fougueux, à bas régime, que l’ancien six cylindres en ligne de 4 litres. Le nouveau V6 du Wrangler Unlimited a réalisé un test de consommation de 11,8 litres aux 100 kilomètres (un aller-retour Montréal-Stoneham de 610 km). Ce qui nous semble plus raisonnable que l’ancien 4 litres dont la gourmandise à la pompe était reconnue. Du côté de la transmission, la boîte manuelle à six vitesses est précise mais la pédale d’embrayage est positionnée trop loin. Ce qui force le conducteur a travaillé fort dans la circulation. Pour un usage au quotidien, la boîte automatique à quatre rapports représente un meilleur choix.

UNE STATION TOURISTIQUE À DÉCOUVRIR

Stoneham est un centre de glisse qui compte 32 pistes, dont 16 sont éclairées le soir. Du lot, 20% sont qualifiées de faciles, 23% de difficiles, 40% de très difficiles et 18% d’extrêmement difficiles. La montagne dont le dénivellement est de 420 mètres confie sa clientèle à huit remontées mécaniques pour une capacité de 14 200 glisseurs à l’heure. En moyenne, il y tombe annuellement 350 centimètres de neige et 86% du domaine skiable est enneigé artificiellement. Il est possible également d’y pratiquer d’autres sports comme la raquette (sentier de 13,2 km) et le patinage.


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Catégories: 2007, Jeep, Utilitaires sports,
Dernière mise à jour : ( 22 février 2007 )
 
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