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Chronique ski: FJ Cruiser  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-François Guay   
11 février 2007

La hantise des écologistes

Il semble que le discours alarmiste sur les conséquences du réchauffement de la planète commence à inquiéter certains d’entre nous. Il faut voir la réaction des gens à la vue d’un Toyota FJ Cruiser dans un centre de glisse pour comprendre que ce baroudeur, au même titre qu’un Hummer H3, ne laisse personne indifférent. On vous regarde avec des gros yeux (qui se traduisent par: «espèce de pollueur du dimanche, dans quelques années nous n’auront plus de neige à cause des véhicules comme le tien!») ou on vous esquisse un beau sourire (qui signifie : «toi, tu l’as l’affaire, avoir un véhicule comme le tien, j’irais faire du ski à toutes les fins de semaine!»).

UN VÉHICULE ÉNERGIVORE

Aux détracteurs du FJ, je leur répondrai qu’il s’agit d’un véhicule qui permet d’affronter toutes les conditions routières hivernales. Le dispositif de contrôle de la stabilité du véhicule (VSC) et le régulateur de la traction (TRAC) permet, notamment, d’adopter une conduite plus sécuritaire compte tenu de sa garde au sol élevée. Mais, il est vrai que le FJ Cruiser consomme beaucoup de carburant. Pour aller au Mont Habitant, situé dans Les Laurentides, au nord de Montréal, le V6 de 4 litres (239 chevaux) a brûlé 16,9 litres d’essence «super» aux 100 kilomètres. Pour expliquer ces chiffres, il faut savoir que nous étions trois passagers (incluant l’équipement de glisse), que la température extérieure était sous les –10 degrés Celcius, et que nous roulions à la vitesse maximale tolérée sur nos autoroutes. Si la température avait été moins froide et que nous avions respecté la limite de vitesse de 100 km/h, il est assuré que nous aurions pu économiser au moins 2 litres aux 100 kilomètres.

Un autre facteur qui aurait pu expliquer la gourmandise du FJ était sa transmission automatique à cinq rapports. Toutefois, nos données indiquent que la boîte manuelle à six vitesses est plus énergivore que l’automatique... Pourquoi? Mais parce que le système à quatre roues motrices est à prise constante avec la boîte manuelle, alors que la répartition du couple est de 40% à l’essieu avant et de 60% vers l’essieu arrière (il est 50-50 quand le différentiel est verrouillé). En optant pour la boîte automatique à cinq rapports, le rouage intégral n’est pas permanent (le conducteur doit engager lui-même à la volée les quatre roues motrices), d’où l’économie de carburant anticipée d’environ 1 litre aux 100 kilomètres par rapport à la transmission manuelle.

Pour le transport de notre équipement de glisse (deux paires de skis et une planche à neige), le FJ a accueilli sans problème des skis d’une longueur de 180 centimètres. Toutefois, lorsque la partie étroite de la banquette 60/40 est repliée, seul un adulte (ou deux enfants) peut voyager confortablement à l’arrière. L’autre solution étant d’installer un coffre sur les barres de toit. Quant à un porte-skis aménagé sur la barre d’attelage, il faut oublier cet accessoire à cause de la roue de secours montée à l’extérieur directement derrière le hayon. À propos de ce dernier, son ouverture latérale de droite à gauche est malcommode dans les stationnements étroits.

Dans l’éventualité, où vous deviez remorquer des motoneiges ou des VTT, le poids tractable est de 2268 kilos (ou 5000 lb).

FACILE À NETTOYER

La conception de l’habitacle répond aux exigences des amateurs de sport de glisse, les sièges sont recouverts d’un matériel résistant à l’eau et le plancher en résine se nettoie facilement. De même, l’espace pour les passagers avant est suffisamment grand pour que ceux-ci gardent leur habit d’hiver. Par ailleurs, il est difficile d’accéder à la banquette à cause de la conception des portes arrière qui s’ouvrent à contre-sens. Gare à la claustrophobie, sinon le voyage risque d’être long! Les espaces de rangement sont nombreux, incluant des compartiments latéraux à l’arrière. Par contre, lorsque la température est sous le point de congélation, les plastiques sont durs et fragiles. Il faut alors faire preuve de minutie lorsque l’on empile les skis pour éviter que ces derniers n’abîment l’intérieur des portières et du hayon.

LA STATION MONT HABITANT

Établi dans le village de Saint-Sauveur, la station Mont Habitant possède un dénivellement de 183 mètres, 11 pistes dont 8 qui sont éclairées, et deux remonte-pentes quadruples. Les pistes sont bien entretenues et le chalet de skis est accueillant. La qualité de la nourriture mérite également d’être soulignée. Même si la station a une vocation familiale, il est possible de faire des belles rencontres lors du ski en soirée…


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Dernière mise à jour : ( 22 février 2007 )
 
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