La nouvelle MERCEDES de CLASSE C: un visage à deux faces !
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| Écrit par Jacques Duval | |
| 19 mars 2007 | |
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(Valencia, Espagne) Au mois de mars de chaque année, la ville de Valencia en Espagne pétille et pétarade à vous en défoncer les tympans non seulement pour respecter la vieille tradition de Las Fallas mais, de plus en plus, pour affirmer sa renaissance. Cette grande fête folklorique est marquée chaque après-midi par un feu d’artifice, unique au monde dans la mesure où il se déroule en plein jour et différent aussi puisque le bruit, sinon les coups de canon, dominent largement les fontaines de lumière des pièces pyrotechniques. Et le plus gros bang de cette année aura sans doute été celui provoqué par Mercedes-Benz avec le lancement de la 4e génération de son modèle le plus vendu, la Classe C. Je suppose que ce big bang aura été entendu jusqu’à Munich, là où BMW a son siège social car la salve de Mercedes lui est clairement destinée. Non seulement lui est-elle destinée, mais elle risque de frapper au cœur même de ce qui a toujours permis à la marque bavaroise de se prétendre l’unique récipiendaire de l’agrément de conduite, c’est-à-dire les modèles de Série 3. DEUX MODÈLES, DEUX VISAGESSans le dire ouvertement, les ingénieurs de Stuttgart ont voulu donner à la nouvelle Classe C les ailes d’une BMW 330 et la souplesse qui permet à une berline sport de s’inscrire dans le clan des voitures de luxe. C’est, en somme, la rencontre de la tradition et de l’évolution. Quelques mots d’abord à propos du design ou, si vous voulez, de ce qui justifie le titre de cet article, soit le visage à deux faces de la nouvelle petite Mercedes. Au sens propre du terme, la voiture présente effectivement deux minois, l’un plus classique avec la calandre traditionnelle à volets chromés, et l’autre, plus athlétique avec une grille empruntée aux modèles sport de la gamme SL, CLK, etc., et arborant en plein centre l’étoile à trois pointes, le symbole de la marque depuis toujours. Sans se lancer dans une longue tirade inutile puisque tout le monde a des yeux pour voir, disons simplement que la Classe C 2008 qui fera son apparition sur notre marché en septembre prochain s’aligne, côté apparence, sur la récente Classe S, ce qui lui va à merveille. Si vous tenez absolument aux chiffres, je vous dirai que la voiture est 5,5 cm plus longue que sa devancière et 4,2 cm plus large, sans pour autant avoir pris un seul kilo supplémentaire. « Chez-nous, deux modèles seront au catalogue, la C300 avec un V6 de 228 chevaux et la C350 avec un V6 de 3,5 litres de 268 chevaux, les deux transmettant leur puissance aux roues arrière au moyen de la même boîte de vitesses automatique à 7 rapports que l’on trouve désormais dans la majorité des Mercedes d’aujourd’hui. Il faudra patienter environ un an avant de voir apparaître les versions à moteur diesel ou à 4 roues motrices (4-Matic) ainsi que la familiale. »AGILITÉ, AGILITÉ, AGILITÉAprès sa double identité visuelle, la plus remarquable caractéristique de la W 204 (nom de code de la Classe C) est indiscutablement sa suspension dite Agility Control, un système (optionnel bien sûr) qui règle automatiquement la fermeté de l’amortissement, la démultiplication de la direction et la sélection des rapports de la boîte de vitesses selon le style de conduite pratiqué. Le mot (agilité) nous a été martelé à de nombreuses reprises pour que l’on comprenne, à mots couverts, que ce nouveau modèle avait la légitime prétention d’une berline sportive. Plus clairement, la BMW de série 3 était manifestement dans la mire des ingénieurs de chez Mercedes. Chez-nous, deux modèles seront au catalogue, la C300 avec un V6 de 228 chevaux et la C350 avec un V6 de 3,5 litres de 268 chevaux, les deux transmettant leur puissance aux roues arrière au moyen de la même boîte de vitesses automatique à 7 rapports que l’on trouve désormais dans la majorité des Mercedes d’aujourd’hui. Il faudra patienter environ un an avant de voir apparaître les versions à moteur diesel ou à 4 roues motrices (4-Matic) ainsi que la familiale. On n’a pas encore soufflé mot des prix de tous ces modèles, mais on peut supposer que la fourchette se situera entre 40 000 et 55 000 $ et sans doute beaucoup plus pour une C endossant la panoplie AMG. Stuttgart n’a toutefois pas lésiné sur la sécurité qui sera assurée par la présence de sept coussins gonflables en équipement de série. Une nouveauté intéressante est la présence de feux de freinage clignotants destinés à prévenir les collisions arrière. Lors d’un freinage en catastrophe à plus de 50 km/h, les feux clignotent rapidement afin d’avertir les conducteurs des véhicules derrière vous. Dernier détail digne de mention, la Classe C 2008 pourra être équipée d’un système de communications à commande vocale tant pour la navigation que le téléphone cellulaire, la radio, le lecteur CD, etc. En prenant soin de bien zézayer en prononçant Valencia sur le bout de la langue comme dans Valentia, j’ai réussi à retrouver ma route dans l’arrière pays de Benidorm, une station balnéaire de la Costa Blanca déjà défigurée par une surabondance d’immeubles en hauteur qui gâtent le point de vue. MÉCONNAISSABLECette excursion de quelques centaines de kilomètres m’a permis de découvrir une Classe C totalement méconnaissable par rapport à sa devancière. Ayant eu la chance de conduire le modèle d’origine introduit en 1982 et chacune des évolutions subséquentes (la W 204 marquant la 4e génération du modèle), le bagage qui vient avec l’âge me permet d’affirmer que Mercedes a enfin trouvé la recette du plaisir de conduire. Hormis une direction juste un peu légère à mon goût, la voiture a délaissé son caractère austère enrobé de velours et d’une bonne dose d’ennui pour se transformer en une berline immensément attrayante. Le comportement routier bénéficie, entre autres, d’une structure dont la résistance à la torsion s’est accrue de 16%, d’un coefficient de pénétration dans l’air (Cx) de 0,27 et d’une répartition des masses déposant 52% du poids sur l’essieu avant et 48% sur l’essieu arrière grâce à un porte-à-faux réduit au minimum. Pourtant, le confort n’a pas bougé d’un iota, sauf que, pour moi, la dureté des sièges finit pas agresser un dos par trop usé par le temps ou les excès. Malgré une vitesse limitée à 130 km/h en Espagne, je me suis offert une petite évasion jusqu’à 225 km/h et jamais ma C350 ne m’est apparue instable à une telle vélocité malgré un vent assez féroce. . Il ne manque vraiment au moteur de 3,5 litres qu’une sonorité plus annonciatrice des performances qui règnent sous le capot. La C 350 que j’ai essayé s’acquitte du 0-100 km/h en 6 secondes à peine et peut atteindre deux fois et demie la vitesse légale dans notre précautionneuse province. On me dit que la C 300 perd une seconde à ce jeu, mais je n’ai pas eu le loisir de l’essayer en raison de la présence de journalistes qui sautent sur les voitures d’essai comme des miséreux sur un quignon de pain et qui les retiennent tel un animal s’emparant de sa proie. Plusieurs (dont je ne suis pas) regretteront l’absence d’une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, mais les transmissions automatiques modernes comme celle que l’on retrouve dans la C est amplement satisfaisante. L’ENVERS DU DÉCORAutant l’enveloppe extérieure de la nouvelle Classe C mérite que l’on soit laudateur à son endroit, autant l’intérieur m’a laissé pantois. Rien à redire de l’instrumentation avec ses jolis instruments épousant la couleur de l’inox et un fond noir cerclé de gris qui les rend faciles à lire. Par ailleurs, tout le tableau de bord est affublé d’un recouvrement d’aspect bon marché dont la seule qualité est d’être rembourré afin d’offrir moins de résilience en cas d’impact. Pour gâter la sauce encore davantage, le volant à 4 branches serait plus à sa place dans un camion que dans une voiture de luxe tellement il fait grotesque. J’ai franchement préféré la présentation intérieure de la Classe C Élégance (C 300) qui fait appel au bois tandis que la série Avant-garde (C 350) s’en remet à une décoration à base d’aluminium qui est sans doute du simili. Finalement, la visibilité est généralement bonne et l’espace arrière est légèrement en progrès. Le seul hic est que l’accès et la sortie souffrent d’une ouverture encore trop étroite qui rend quelquefois nos pieds prisonniers du siège avant. Comme l’affirme le dicton qui veut que tous les goûts soient dans la nature, il se peut que mes critiques à propos de l’intérieur n’aient pas la même portée auprès de certaines personnes. Ce sont là des remarques purement subjectives alors que les véritables qualités de la nouvelle Classe C 2008 m’apparaissent indiscutables. Si la qualité de construction et la fiabilité sont au rendez-vous, je suis persuadé que le best-seller de Mercedes-Benz n’a pas fini d’élargir sa clientèle. Et son agrément de conduite ne sera pas étranger à ses nouvelles conquêtes. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 22 mars 2007 ) |



