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Chronique ski : Suzuki XL-7  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-François Guay   
6 avril 2007

Si le Grand Vitara est demeuré fidèle à ses origines asiatiques en conservant son étiquette «made in japan», le nouveau XL-7 déroge à la tradition du petit constructeur japonais en étant construit à l’usine canadienne de GM, à Ingersoll, en Ontario. Normal. Puisque le nouveau XL-7 n’est plus un Grand Vitara dont l’empattement a été étiré mais plutôt un Chevrolet Equinox (ou Pontiac Torrent) allongé de 20 centimètres.

 

Les véhicules Jeep et Land Rover ont été les pionniers des utilitaires sport à quatre roues motrices en Amérique du Nord et en Europe.  Cependant  le constructeur Suzuki a été la figure de proue des 4x4 au Japon. Toutefois, alors que les marques Jeep et Land Rover courtisent, depuis plusieurs décennies, les mieux nantis de notre société, les véhicules Suzuki s’adressent à monsieur et madame tout-le-monde qui désirent un VUS économique et fiable.

 

PLUS LONG QUE SES COUSINS EQUINOX ET TORRENT

Vingt précieux centimètres qui permettent au XL-7 de respecter le chiffre «7» de sa nomenclature, soit de l’espace et des ceintures pour sept passagers. Par rapport à ses cousins de la famille GM, le XL-7 se distingue avec sa troisième rangée de sièges (de série) puisque l’Equinox et le Torrent, plus courts, n’accueillent que cinq personnes.

 

Pour transporter en toute sécurité la charge que représente sept passagers et leurs équipements de glisse, le XL-7 fait appel à un moteur V6 de 3,6 litres (252 chevaux) dérivé de ceux que l’on retrouve sous le capot du Cadillac SRX (255 chevaux) et des récents GMC Acadia et Saturn Outlook (275 chevaux).

 

Plus puissant que le V6 de 3,4 litres (185 chevaux) des Equinox et Torrent, il est également plus gourmand en carburant. Lors d’un aller-retour entre Montréal et la municipalité de Lac-Beauport, où trône fièrement le mont Murphy et les 27 pistes du centre de glisse «Le Relais», le XL-7 a brûlé 13,1 litres d’essence aux 100 kilomètres. Ce qui est considérable compte tenu de la vitesse de croisière maintenue à 118 km/h  sur l’autoroute 20 et la sophistication de la boîte semi-automatique à cinq rapports. Aucun doute que le cinquième rapport de la transmission pourrait être plus long, ce qui pourrait diminuer la consommation entre 4% et 6%.

 

UN ROUAGE INTÉGRAL PLUS SAGE QUE L’AN DERNIER

En ce qui concerne le rouage intégral, le XL-7 abandonne la boîte de transfert à deux gammes de vitesses (Lo et Hi) de l’ancienne génération pour utiliser celui des Equinox et Torrent. Si ce système à roues motrices arrière réactivent ne permet pas de s’aventurer dans des sentiers trop difficiles, il assure une conduite plus sécuritaire sur les chaussées où le coefficient d’adhérence est limité.

 

Sur les routes partiellement enneigées ou glacées, le XL-7 adopte un comportement prévisible et le système électronique de la stabilité ESP améliore la tenue de route tout en corrigeant la témérité de certains conducteurs. La seule ombre au tableau est l’ergonomie déficiente des commandes des glaces et le manque d’espace de rangement (verres fumés, téléphone cellulaire, etc).

 

UNE TROISIÈME BANQUETTE

Au niveau du confort, les sièges et la banquette sont bien rembourrés et les larges portières permettent d’accéder facilement à l’habitacle. Quant au hayon, son ouverture à la verticale facilite l’embarquement des skis et des planches dans les places de stationnement étroit. Quant à la troisième banquette, elle est difficile d’accès et il faut des aptitudes de skieurs acrobatiques pour s’y installer et en sortir sans tour de reins.

 

Pour le plaisir des enfants ou pour passer le temps (lors d’un voyage entre Montréal et Québec), il est possible de commander un système de divertissement DVD (800$) dans la version JLX. Si la troisième rangée de sièges est inconfortable pour un adulte, elle convient aux enfants. Qui plus est, elle permet de configurer l’habitacle pour transporter jusqu’à cinq personnes et leurs équipements de glisse sans avoir recours à un porte-skis de toit.

 

À 15 MINUTES DE LA VILLE DE QUÉBEC

La montagne où loge le centre de glisse «Le Relais» de Lac-Beauport présente un dénivelé de 224 mètres. Les 27 pistes de glisse sont éclairées et six remontées mécaniques, dont deux télésièges quadruple, acheminent vers le sommet jusqu’à 8260 personnes à l’heure. Par ailleurs, le centre de glisse abrite durant la saison estivale le Centre national d’entraînement de ski acrobatique Yves-Laroche.

 

Reconnu pour le bon entretien de ses pistes et l’abondance de son enneigement artificiel, la saison de glisse devrait se poursuivre jusqu’à la mi-avril. Le Relais est situé à environ quinze minutes de la ville de Québec.


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Dernière mise à jour : ( 6 avril 2007 )
 
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