Mitsubishi Outlander : Prise 2
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| Écrit par Michel Poirier-Defoy | |
| 14 mai 2007 | |
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Si Mitsubishi tarde à s’imposer sur l’échiquier automobile canadien, il conserve son optimisme et fait ses devoirs cette année en renouvelant ses modèles dans les deux segments les plus importants du marché : les voitures compactes et les petits utilitaires. Arrivent donc dans les salles de montre les nouvelles Lancer 2008 et la seconde génération du Outlander. Comme c’est le cas pour bien des véhicules lorsqu’ils passent à une nouvelle livrée, l’Outlander a pris du coffre : plus grand, long et large. Ce seront les passagers arrière qui en profiteront avec un meilleur dégagement : de plus, Mitsubishi n’a pu résister à installer une troisième banquette dans la version XLS de haut de gamme au détriment, il va de soit, de l’espace cargo entre cette banquette et le hayon. Ce dernier a la propriété de se séparer en deux – comme pour l’Element, un concept que devraient adopter plus de manufacturiers. Son design a évolué vers des lignes plus sobres et léchées que viennent rompre le gonflement des puits d’ailes. Les blocs optiques s’harmonisent avec la calandre et sont reproduits en formes similaires pour les feux arrière. Si le look est assez austère, il passera bien les affres du temps. Sur une base de LancerC’est la plateforme segment C de la Lancer qui sert à l’Outlander. Malgré une rigidité de 20 à 40 % supérieure, nous avons trouvé que le véhicule avait un comportement routier sain mais ne démontrait pas autant de rigidité que prévue, probablement à cause du poids de ce VUS compact – 1600 kilos. Un seul groupe propulseur a été retenu – un peu à l’image du Grand Vitara qui délaisse le 4 cylindres, soit le V6 MIVEC de 3,0 litres rajeuni avec un généreux 220 chevaux et 204 livres de couple, jumelé à une boite automatique Sportronic à six rapports qu’on peut moduler dans la console (LS) ou grâce à des manettes derrière le volant (XLS). Un joyeux duo agréable à rouler, bien fait pour les déplacements suburbains à qui il manque un peu de souplesse pour rouler sur la grande route et économiser encore plus de carburant, une réalité de plus en plus importante comme critère de sélection. Bref, des éléments mécaniques sans reproches assurés d’une belle longévité. Selon le modèle, on aura droit à la traction conventionnelle avec anti-patinage ou à l’intégrale, que Mitsubishi appelle le système AWC – pour All Wheel Control. Via un simple contrôle, on optera pour la puissance qui rejoindra les roues avant, qui pourra au besoin être transférée aux roues arrière ou finalement sera distribuée équitablement (50/50) aux trains avant et arrière. Une version plus civilisée du système qui a rendu la marque célèbre aux fameux Raid Dakar. On peut prendre pour acquis que l’Outlander sera très à l’aise dans des conditions routières ou climatiques difficiles, sans être conçu pour l’aventure hors sentier. Coté capacité de remorquage, le 2RM accepte des charges jusqu’à 2000 livres (987 kilos) et le 4RM plus stable grimpe à 3500 (1587). Un intérieur accueillantOn peut accéder à l’habitacle grâce au système Fast, un décodeur qui détecte le module d’ouverture : à moins de 70 cm, on actionne un bouton sur la poignée et ouvre la portière sans clef. L’intérieur est modulable qu’il y ait une ou deux banquettes afin d’accommoder passagers et cargo au besoin. On peut soulever le hayon pour y déposer des sacs ou abaisser le rabat à plat pour des volumes plus longs ou plus massifs, un système plus coûteux que d’autres manufacturiers ont délaissé. Les places avant sont plus confortables que l’ancienne version à cause de l’espace supplémentaire et le tableau de bord symétrique est tout noir. L’analogique et le digital se côtoient et le bloc central comprend les modules audio, de climatisation et de navigation, en option. Parmi les accessoires offerts, on remarque un système de navigation avec disque dur de 30 Go, dont une partie réservée au transfert de musique avec compatibilité MP3 et prise pour iPod; la réception Bluetooth et un système audio Rockford-Fosgate de 650 watts. Plus que du bonbon…Il en résulte un véhicule bien né, bien équipé, agréable à conduire et nanti de solides garanties : une première de base de 5 ans et 100 000 kilos sur le véhicule et de 10 ans et 160 000 kilos sur le groupe propulseur, de quoi faire rougir Kia qui se targue d’offrir les meilleures protections. Il en découle une brochette de prix qui s’étale de 25 500 $ pour la traction LS de base jusqu’à 37 000 $ pour l’intégrale XLS pourvu de tout l’équipement disponible. Des prix qui se situent entre le prix de départ des produits coréens – autour de 20 gros billets – et celui des compétiteurs japonais ou américains. En conclusion, le nouvel Outlander en offre beaucoup plus que sa version antérieure et représente un bon achat à long terme à cause de sa mécanique robuste et bien protégée en autant que son look plaise au départ au futur utilisateur. Il fait partie à juste titre avec la Lancer 2008 de cette seconde vague que tente de se donner le géant japonais qui avait pour le moins manqué son entrée en scène sur le marché canadien. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 14 mai 2007 ) |



