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Mazda MX5 Miata: plus amusante qu'agréable  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jacques Duval   
9 juillet 2007

Je suis sans doute vieux jeu (et même pire encore), mais je ne partage pas tout à fait l’avis de mes congénères sur la Mazda MX 5, celle que l’on connaissait autrefois sous le vocable beaucoup plus sympathique de Miata. Ce qui plus est, j’ai fait l’essai du summum de la gamme, la version coupé/roadster ou, si vous aimez mieux à toit escamotable rigide, une mode lancée par Mercedes avec sa SLK il y a une grosse dizaine d’années.

Malgré cette profusion de gâterie et un intérieur de cette couleur géniale appelée tantôt cognac, tantôt brique, tantôt tabac, cette Mazda ne m’a pas séduit au même point que lorsqu’elle était arrivée sur le marché en n’adoptant pour seul rôle que celui de faire revivre les anglaises d’un autre temps. L’aurait-on par hasard trop fardée au fil des ans, au point de lui faire perdre sa simplicité du début ? Sans doute !

Bref, je l’ai trouvé amusante à conduire, mais pas nécessairement agréable. Ainsi, pour le puriste de la voiture sport, une capote en tissu est pratiquement indissociable de ce genre de roadster. Je ne suis donc pas sûr que la version à toit rigide soit nécessaire. Cette option propulse le prix au-delà des 35 000 $ tout en contribuant peu à l’abaissement du niveau sonore, même si ce couvre-chef est bien hermétique. En admettant que vous vous contentiez du modèle de base le moins truffé d’accessoires, vous aurez néanmoins affaire à un pédalier dont l’étroitesse a bien failli me causer un accident. À moins d’avoir des pieds de ballerine, il est très facile d’appuyer sur la pédale de freins quand on veut tout simplement enfoncer l’embrayage. Grosses bottes, s’abstenir.

 

UN MOTEUR GROGNON

Le moteur de la MX 5, un 4 cylindres de 2 litres délivrant 160 chevaux,  est bien dans l’esprit des anciens roadsters anglais, ce qui revient à dire qu’il grogne et émet une sonorité pas particulièrement distrayante pour l’oreille. Pour tenter de lui donner du nerf, on a opté pour des rapports courts pour la boîte de vitesses manuelle. Par exemple, le moulin tourne à tout près de 4000 tours-minute à 100 km/h en sixième vitesse. Et malgré tout, les accélérations ne sont pas foudroyantes, loin de là puisque le 0-100 km/h est signé en 7 secondes et des dixièmes.      

Il ne faut toutefois pas se méprendre et si le moteur n’a pas cette douceur propre aux groupes 4 cylindres de conception plus moderne, il est tout de même plusieurs coches au-dessus de ce « bougonneux » engin  qui se terre sous le capot des Pontiac Solstice ou Saturn Sky. Il suffit pas exemple de décapoter (faudrait inventer un nouveau terme pour les toits durs) pour occulter le bruit et jouir pleinement de ce petit roadster. D’autant plus que le mécanisme est sans reproche et d’une parfaite exécution. À ciel ouvert, la  Mazda MX 5 déguste avec un plaisir évident les routes en lacets et s’avère d’un commerce fort agréable. Ce plaisir est en grande partie attribuable à une direction vive et d’une précision chirurgicale. Cela, c’est le plus beau côté de la médaille car la MX 5 perd vite sa belle prestance lorsqu’elle est confrontée à des virages au revêtement bosselé (la norme au Québec). Elle tressaute et abandonne trop rapidement son adhérence. Ce débit au chapitre de la suspension est aussi un peu assombri par un confort tout juste convenable.

Le levier de vitesses de la boîte à six rapports est très court, ce qui le rend agréable à utiliser la plupart du temps. Ce n’est qu’au moment d’enclencher la marche arrière que l’on désespère un peu, compte tenu que l’on doit pousser sur le levier pour le diriger dans l’emplacement prévu.

 

Bien sûr, cette Miata n’a pas le confort d’une limousine et c’est très bien ainsi, mais un acheteur averti en vaut deux.

UNE PROMISCUITÉ GÊNANTE

J’ajouterai que l’accès à la voiture risque d’éloigner ceux qui pourraient se plaindre du confort puisqu’il faut faire montre d’une certaine souplesse pour descendre à bord et remonter à la surface par après. En plus, si les espaces coincés vous horripilent, tenez-vous loin de la MX 5 qui oblige ses occupants à vivre dans une promiscuité garantie.

À l’intérieur, la finition est étonnante pour une voiture de ce prix et j’ai été particulièrement séduit par la couleur moka de tous les revêtements. Cette teinte confère un aspect de richesse et de luxe que l’on associe le plus souvent à des voitures très chères. J’ai aussi beaucoup apprécié les portes en  verre adroitement installées dans les contre-portes et la console centrale. C’est pratique et bien pensé. 

CONCLUSION

Conséquemment,  l’achat d’une Mazda MX 5 est davantage une histoire de cœur que de raison. Et je ne serai pas celui qui vous dire de ne pas écouter votre cœur. Je n’ai jamais vu de plus beau spectacle qu’un homme d’âge mur se promener avec son fils au volant d’une Miata sous un beau ciel bleu d’été. Ce plaisir vaut-il $35 000 $ à vos yeux ? Si oui, plongez, mais au moins vous saurez à quoi vous en tenir.


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Dernière mise à jour : ( 24 juillet 2007 )
 
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