Essai en duo: Nissan Altima Coupé 2008
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| Écrit par Jacques Duval et Sylvie Rainville | |
| 24 juillet 2007 | |
CE QU'EN PENSE JACQUES DUVALL’Altima Coupé version HOMME
Loin de moi l’idée ici de faire croire que les femmes ne sont nées que pour les versions bas de gamme à petite motorisation de certaines voitures comme la Nissan Altima Coupé. C’est juste que ma patronne et collègue Sylvie m’a demandé de chroniquer sur la version V6 en me disant qu’elle s’occuperait du modèle 4 cylindres, supposé plus attrayant pour la clientèle féminine. Quant à moi mesdames, vous pouvez bien vous offrir les 270 chevaux du V6 de 3,6 litres si le cœur ou le portefeuille vous en dit. Je ne suis pas convaincu par contre qu’il s’agit du modèle possédant le meilleur rapport qualité/prix. À 40 000 $ ou plus selon les options, on rejoint le créneau de berlines sport très désirables. Cela dit, elle vous ira bien mesdames cette voiture parce qu’elle a vraiment bonne mine. Son cul (oh pardon, son postérieur) est à faire craquer et l’ensemble du design est plutôt harmonieux. Et avez-vous vu ce pare-brise ? Je me serais cru en face d’un écran IMAX tellement on en a plein les mirettes. DISPARITION DU COUPLECe qu’il y a de plus réjouissant toutefois dans le nouveau coupé Altima V6, c’est l’absence d’effet de couple. Car, avec tant de chevaux, je m’attendais à me faire arracher le volant des mains comme cela m’est arrivé avec une berline Altima ces dernières années. Nissan a opté pour des demi-arbres d’égale longueur, ce qui a pratiquement supprimé la géométrie fautive d’auparavant. On devine bien que ce sont les roues avant qui mènent la barque, mais c’est loin d’être aussi catastrophique qu’avant. Pour ce qui est de la puissance, je m’attendais à davantage. Celle-ci se concentre à mi-régime alors que les arrachées sont énergiques, mais les 270 chevaux sont loin d’être aussi éloquents que prévu. Dommage que Nissan n’ait eu que des modèles à transmission automatique lors de la présentation à la presse. L’IRRÉALISABLE COMPROMISPar rapport à la berline, le coupé repose sur une architecture à empattement court (plus court que sur la berline) et ce rapprochement des deux trains de roues est difficile à gérer pour la suspension. L’amortissement souffre un peu, ce qui nous vaut un sautillement de la voiture et un confort mitigé sur certains revêtements. Cet empattement raccourci fait cependant des merveilles pour la tenue de route et j’ai rarement conduit une traction avant aussi peu sous-vireuse que le coupé Altima. Comme le train arrière n’est pas non plus baladeur, on peut parler d’une voiture neutre qui suit sa trajectoire en virage sans décoller ni de l’avant, ni de l’arrière. J’ai beaucoup aimé. J’ai par contre trouvé la direction un brin légère et pas assez communicative à mon goût. L’aménagement ne manque pas de praticité avec une colonne de direction réglable dans les deux axes, une habitabilité correcte et un coffre d’une bonne profondeur. J’émettrais un bémol toutefois envers le tableau de bord qui ne passe pas le test de la perception. La qualité dégagée par les matériaux et l’agencement n’est pas celle que l’on souhaiterait d’une voiture dont l’extérieur est aussi engageant. Alors, qu’est-ce que l’on fait en bout de piste ? Selon moi, on achète la version à moteur 4 cylindres pour le look et l’économie et on ramasse ses sous pour se payer l’Infiniti G37 coupé plutôt que la même version de l’Altima V6. CE QU'EN PENSE SYLVIE RAINVILLE:L’Altima Coupé version FEMMEDepuis l’introduction de l’Altima, jamais le constructeur n’avait proposé un coupé. Alors imaginez la surprise des médias lors de son dévoilement officiel au Salon de l’auto de Los Angeles, à la fin de 2006. Nissan avait bien gardé le secret. Côté visuel, le résultat était spectaculaire. Il me tardait de prendre les commandes de cette superbe voiture. Porter un jugement sur un véhicule n’est pas tâche facile quand on a que quelques heures pour en faire l’essai. Surtout lorsque la voiture est offerte en plusieurs modèles (2.5 S 6MT, 2.5 S CVT, 3.5 SE 6MT, 3.5 SE CVT) avec différents types de motorisation. C’est pour cette raison que j’ai confié à mon collègue Jacques Duval la version plus virile. Mais ne croyez pas que le modèle à quatre cylindres ne soit réservé qu’à madame. Monsieur appréciera également la vigueur de ses 175 chevaux. Le moteur de 2,5 L – fraîchement révisé – produit également une bonne dose de couple, soit 180 lb-pi à 3 900 tr/min. Mais comme la version V6, on ne ressent à peu près pas d’effet au volant. Par ailleurs, même lorsque fortement sollicité, le véhicule conservera sa trajectoire. Le modèle à quatre cylindres est offert avec boîte manuelle à six rapports (27 798 $) ou avec une CVT Xtronic (transmission à variation continue de 2e génération de Nissan) au prix de 28 998 $ ou de 31 498 $ avec la sellerie de cuir. Bien qu’il ne dispose pas de 270 chevaux, le moteur à quatre cylindres vous fournira tout de même des sensations. Et il ne consomme que 6,3 L/100 km (6,1L avec boîte manuelle) sur l’autoroute et 8,9 L/100 km en ville (idem avec boîte manuelle). La version V6 avale 10,5 L/100 km en ville (11,2 L avec boîte manuelle) et 7,7 L/100 km (7,3 L avec boîte manuelle) sur l’autoroute. Malheureusement, seul le modèle équipé de la CVT était disponible pour l’essai routier. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas très friande de ce type de transmission. Bien qu’elle favorise l’économie d’essence, le son linéaire qu’elle produit est habituellement plutôt désagréable. Mais celle de Nissan est fort différente de celle offerte chez Chrysler (Dodge Caliber, Jeep Compass…) ou Mitsubishi (nouvelle Lancer 2008). Elle est discrète, silencieuse et répond rapidement aux sollicitations de conducteur. Les amateurs de gadgets apprécieront peut-être le système de palettes au volant qui permet de passer au mode manuel sans embrayage, mais pour ma part, quelques minutes ont suffi pour me lasser. Même s’ils reposent tous les deux sur la nouvelle plate-forme D de Nissan, le coupé se distingue de la berline grâce à ses dimensions et son poids réduits ainsi que le réglage de sa suspension – des éléments qui lui confèrent un comportement plus sportif. Par ailleurs, tous les principaux panneaux de carrosserie (sauf le capot) sont différents de ceux de la berline.La calandre, les phares et les blocs optiques arrière sont aussi exclusifs au coupé. « Le coupé Altima a un empattement de 2 675 mm (105,3 po), soit 101 mm (4 po) de moins que la berline. Par ailleurs, à 4 636 mm (182,5 po), la longueur hors tout est quelque 105 mm (7,1 po) plus courte. De plus, son profil est surbaissé, la hauteur se situant à 1 405 mm (55,3 po), 66 mm (2,5 po) de moins que la berline. »Le coupé à 4 cylindres roule sur des roues de 16 pouces et sa suspension est réglée différemment. La version V6 dispose d’une suspension de performance tandis que le 4-cylindre est équipé d’une suspension standard, mais bien ferme. On ressent aussi quelques sautillements, mais rien de majeur. La tenue de route est excellente. Vous aurez du plaisir à la conduire. À l’intérieur on remarque également quelques différences, à commencer par les sièges avant de type sport bien enveloppants. Le constructeur a aussi eu la bonne idée de doter le coupé d’un frein de stationnement à levier – celui de la berline s’actionne à la pression d’une pédale, ce qui limite les manœuvres. Cependant, malgré sa vocation sportive, le coupé Altima bénéficie d’un bon nombre de commodités en équipement standard, y compris une banquette arrière de configuration 60/40, un toit ouvrant, des glaces assistées, une clé intelligente avec bouton de démarrage, la climatisation, le régulateur de vitesse et des sièges avant chauffant (tissu). Les audiophiles seront probablement séduits par le groupe optionnel Cuir Privilège qui, outre la sellerie de cuir, profite d’une chaîne sonore Bose avec chargeur 6 disques (CD/MP3/WMA) et 9 haut-parleurs et la radio par satellite XM (abonnement de 3 mois gratuit). Les principaux rivaux du coupé Altima sont les coupés Toyota Solara et Honda Accord. Mais en termes de performances, Nissan les surpasse totalement, tant pour la dynamique de conduite que pour la puissance du moteur. À titre de comparaison, le moteur de la Solara V6 produit 210 chevaux et celui de l’Accord, 244 chevaux. En ce qui a trait aux modèles à 4 cylindres, le moteur de la Solara développe 155 chevaux et celui de l’Accord 166 chevaux. Hésitez-vous encore entre les modèle à 6 et à 4 cylindres ? À mon avis les performances du moteur de 175 chevaux sont plus que suffisantes et ne vous épargneront pas de billets de contravention si l’envie vous prend d’enfoncer la pédale d’accélérateur. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 17 août 2007 ) |



