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Mazda6 familiale 2007: Tu t’en vas…   Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Pierre Bouchard   
28 août 2007

L’époque des familiales, les break, comme les appellent nos cousins français, serait-t-elle révolue ? Car de moins en moins de constructeurs en commercialisent. Audi (A4 et A6), BMW (séries 3 et 5), Jaguar (X-Type), Mercedes-Benz (classes C et E), Saab (9-3) ou Volvo (V50 et V70) les offrent toujours. La liste est toutefois moins longue du côté des familiales « grand public » : Chevrolet (Optra), Ford (Focus), Subaru (Legacy) et Mazda (6). Enfin, pas pour 2008 : la firme japonaise la retire du marché. Dommage !

 

J’ai en tête ce lointain souvenir. Enfant, mon frère et moi nous amusions dans la gigantesque familiale bleue de mon père. Le hayon était muni d’une lunette électrique. À lui seul, l’espace de chargement devenait une salle de jeux. Les choses ont changé depuis. Ces voitures ont retrouvé des proportions plus raisonnables. La Mazda6 en est un bel exemple. De plus, elle est jolie, bien équilibrée. C’est un type de carrosserie qui vieillit bien. Assez sobre. Assez dynamique. Le mélange est heureux. Guideauto.com avait en plus mis à notre disposition une version GT, qui reçoit notamment de superbes jantes en alliage de 18 po.

 

L’environnement intérieur

 

L’habitacle est bien aménagé et paré de matériaux de belle qualité. Les sièges, garnis de cuir sur la GT, sont fermes, mais confortables. De plus, ils procurent un bon soutien latéral. Le cuir perforé respire beaucoup mieux que celui de la CX9 essayée un peu plus tôt.

 

Le conducteur peut facilement trouver une bonne position de conduite : les réglages – électriques – sont multiples, tandis que le volant est télescopique. Le dégagement pour les jambes est bon et celui pour la tête, adéquat. Le toit ouvrant de série sur cette version lui fait perdre quelques millimètres, de précieux millimètres toujours appréciés par les personnes de grande taille. À l’avant, les espaces de rangement sont par ailleurs nombreux.

 

Les commandes sont à portée de main. L’éclairage orange rend la lecture de l’instrumentation aisée. L’importante surface vitrée améliore la visibilité dans toutes les directions. Les appuie-tête arrière la pénalisent un peu de ¾ arrière.

 

La voiture d’essai affichait au compteur un peu plus de 13 700 kilomètres. Vieux pour un véhicule de presse. J’ai noté quelques craquements, surtout du côté du passager. Plutôt gênant. Les autres irritants : des clignotants à peine audibles, une grille de levier de vitesses tarabiscotée qui empêche de passer rapidement de « D » à « R », ainsi qu’un habitacle qui neutralise difficilement les bruits de roulement. Ah oui, le toit ouvrant dont les deux positions sont activées par deux boutons différents. Pourquoi faire compliqué lorsqu’on peut faire simple.

 

À l’arrière, la banquette reçoit deux personnes de taille moyenne. Pourquoi deux ? Eh bien parce qu’il n’y a que deux appuie-tête. Le dégagement pour la tête et les jambes ne leur posera toutefois aucune difficulté. Les personnes de grande taille risquent, pour leur part, d’être un peu à l’étroit. Élément plutôt inacceptable : les espaces de rangement sont tout simplement insuffisants pour une voiture de cette catégorie. En fait, le seul espace consiste en une pochette placée sur le dossier du siège du conducteur.

 

L’espace de chargement, de son côté, est généreux. L’ouverture est large et le seuil, bas. À l’instar des autres 6, il est muni de dispositifs qui permettent de rabattre facilement, et rapidement, chaque partie de la banquette divisée 60/40. De pratiques crochets permettent en plus d’y arrimer des objets. Le cache-bagage et le filet amovible de séparation – qui empêche les objets d’être catapultés vers l’avant – sont de série.

 

La mécanique et le comportement routier

 

La familiale est livrée avec un groupe motopropulseur composé d’une V6 de 3,0 L de 212 chevaux et d’une boîte manuelle à 5 rapports ou, en option, automatique à 6 rapports. La nôtre était munie de l’automatique. Au départ, la voiture semble lente à s’activer. Lourde. Toutefois, les chiffrent démontrent que les accélérations et les reprises sont des plus honnêtes. L’ajout du calage variable des soupapes et d’une boîte de vitesses plus enthousiaste pourrait peut-être changer la donne. Surtout avec plusieurs occupants à bord. La boîte automatique n’est pas non plus la plus douce au moment de changer de rapport ou de rétrograder. Consommation moyenne obtenue : 12,2 L/100 km. Correct, sans plus.

 

Sur la route, la voiture dégage une impression de solidité, alors que la douceur de roulement est au rendez-vous. Les pneus de 18 po à profil bas (215/45) et la suspension ferme pénalisent le confort sur certaines inégalités. Rien de grave. La tenue de route est, en revanche, excellente pour une familiale. Cette Mazada6 affiche vraiment un tempérament sportif, que l’on ne retrouve pas au volant d’une Legacy de base. La direction est rapide. Un peu lourde à basse vitesse. Fait désolant : le diamètre de braquage est incroyablement long. Vous devrez donc, par exemple, éviter les manœuvres rapides dans des espaces serrés. Au chapitre de la sécurité, la voiture est dotée de six sacs gonflables. Le bilan de la IIHS (www.iihs.org) et le NHTSA (www.safercar.gov) est en outre positif.

 

J’adore cette configuration de la 6. Mais je reste tout de même embêté. Car la Subaru Legacy offre de série, pour un prix comparable, la transmission intégrale. La personnalité sportive en moins. Avis aux intéressés : il reste encore une poignée d’exemplaires de cette familiale dans les concessionnaires de la marque. Vraiment dommage que le constructeur japonais cesse de la produire. Peut-être avec la nouvelle cuvée de 2009…

 

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Dernière mise à jour : ( 28 août 2007 )
 
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