| Saab 9-3 CombiSport : Du réchauffé avec quelques épices |
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| Écrit par Jean-François Guay | |
| 20 avril 2008 | |
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Dans le cœur des skieurs et des planchistes québécois, il n’y a aucun doute que les véhicules Saab se distinguent du reste de l’industrie automobile. En effet, il faut voir la convoitise qu’exerce une 9-3 CombiSport dans les stationnements des centres de glisse de la Belle Province pour constater que la marque suédoise a toujours l’aval des adeptes de sports d’hiver. Ces images semblent stéréotypées mais elles reflètent tout de même la réalité. De même, on s’en voudrait de ne pas mentionner que Subaru et Volvo sont des marques cultes dans les centres de skis du Québec. Compte tenu de cet attrait irrésistible qu’éprouve cette clientèle élitiste et fortunée que sont les amateurs de glisse à la vue d’une Saab, il est dommage que GM, son propriétaire, a encore du mal à saisir la personnalité du petit constructeur suédois. En effet, cette marque au passé glorieux pourrait facilement élargir son bassin d’acheteurs avec un peu de volonté et d’imagination de la part des dirigeants de GM. Certes, il faut remercier le géant américain de ne pas avoir encore jeté la serviette et mis la clé dans la porte de des usines de Trollhätten (Suède) et de Graz (Autriche), qui bon an mal an, ne font pas leurs frais avec la construction annuelle de 140 000 unités. En effet, pour assurer sa rentabilité, il faudrait que Saab fasse annuellement entre 200 000 et 250 000 ventes. Un défi presque irréalisable dans le contexte actuel alors que selon diverses études, les ventes en 2008 devraient être les plus basses enregistrées depuis au moins une décennie.
2157 MODIFICATIONSMême si la nouvelle 9-3 CombiSport a été entièrement redessinée, elle conserve le même empattement que l’ancienne génération alors que la longueur hors tout est amputée de quelques centimètres au niveau du coffre arrière. D'ailleurs, les 2157 modifications apportées à cette nouvelle génération concernent essentiellement l’esthétique de la voiture : la calandre, le capot, les ailes, les phares, etc. Du côté des nouveautés techniques, elles se limitent au rouage intégral (qui n’est pas encore disponible), aux phares pivotants au xénon, et à la puissance du V6 de 2,8 litres qui gagne 5 petits canassons pour un total de 255 chevaux. Plus tard, la motorisation de la Turbo X à traction intégrale proposera une cavalerie de 280 chevaux. Par ailleurs, le moteur d’entrée de gamme demeure le quatre cylindres turbo de 2 litres développant une puissance de 210 chevaux. Au choix, deux transmissions peuvent se charger de diriger la puissance aux roues motrices avant : la première est une boîte manuelle à six vitesses et la seconde est une boîte semi-automatique à six rapports. Après avoir essayé les deux transmissions, l’automatique s’avère la mieux adaptée pour exploiter la courbe de puissance du moteur et enrayer l’effet de couple dans le volant. Qui plus est, l'imprécision de la boîte manuelle et la longueur exagérée de la course du levier de vitesses sont un sacrilège pour une voiture de son rang. Au premier coup d’œil, il est clair que l’équilibre des masses est mieux proportionnée sur la berline 9-3 que la CombiSport dont le long porte-à-faux avant semble démesurée par rapport à son arrière tronqué. Avec son 60% de son poids sur l’essieu avant (comparativement à 53% pour la berline), la CombiSport est légèrement sous-vireuse. Malgré tout, il y a pire sur le marché. Mais, en attendant le lancement de la Turbo X, on pourrait décrire la CombiSport comme une sportive du dimanche. Silencieuse et confortable, elle filtre les secousses de nos «belles» routes printanières avec plus de mollesse que certaines américaines et allemandes de prestige pourtant réputées être plus douillettes.
Dans l’habitacle, la finition d’une Saab n'a jamais été aussi soignée. Qui plus est, les baquets et la banquette sont extrêmement confortables pour les longues randonnées. Toutefois, le design du tableau de bord pourrait être plus recherché car autant jadis il était en avance sur son temps autant maintenant il est dépassé par le style plus audacieux de certaines rivales. Par ailleurs, le diamètre du volant nous semble exagéré pour une voiture dite sportive. Sans ressembler à un volant d’autobus, il gagnerait à être plus petit! En revanche, la clé de contact demeure positionnée entre les sièges avant à la base du levier de vitesse, et la fonction «Night Panel», qui permet d'illuminer seulement l’indicateur de vitesse et les commandes essentielles, révèle ses filiations avec l’aéronautique.
UNE VOITURE POUR LES SKIEURS… Le prix de la CombiSport avec le moteur quatre cylindres turbo débute à 37 550$. Quant au modèle essayé avec le V6 turbo, la CombiSport Aero, le prix commence à 45 690$. Pour élargir et rajeunir sa clientèle, il est évident que Saab aurait avantage à réduire ses prix. Même si l’expérience de la Saab 9-2X a été un échec en 2005 et 2006 (la Saabaru, vous vous souvenez?), il existe d’autres alternatives que Saab devrait explorer…
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| Dernière mise à jour : ( 21 avril 2008 ) |



