Recherche: Guideauto.com    Web
Dodge Journey 2009 : Une aubaine ?  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Pierre Bouchard   
21 août 2008

De mois en mois, les ventes de Dodge Grand Caravan fléchissent. Ce qui ne n’empêche pas la minifourgonnette de figurer parmi les 10 véhicules les plus vendus au pays. Le Journey, un véhicule qui sied parfaitement à la définition de multisegment, le remplace-t-elle ? Déjà, le véhicule lancé au printemps 2008 suscite l’attention des acheteurs. En juin dernier, le Journey occupait la septième place du palmarès  des ventes de camions. Pour un prix de base de 19 245 $, l’affaire semble, du moins à première vue, plutôt bonne, en particulier pour une jeune famille. Mais, peut-on crier aubaine ?  

Au banc d’essai, une version SXT à traction (elle aussi offerte à rouage intégral), équipée d’un moteur V6. Le prix : 24 245 $. Plus quelques options. À titre de comparaison, une Grand Caravan SE avec ensemble Stow’n Go vaut… 24 295 $. 

Deux forces : habitabilité et aménagement 

L’habitacle peut, selon la configuration, accueillir jusqu’à sept passagers. L’accès à bord est aisé, À l’avant, les sièges fournissent un confort raisonnable. Un peu durs, par contre. Le tissu qui recouvre ceux de la SXT est conçu pour résister aux tâches. Pratique. Les occupants de plus grande taille profitent d’un bon dégagement pour les jambes et la tête.  

La position de conduite est confortable. Le volant inclinable et télescopique est livré de série. Les instruments sont faciles à lire, mais la modernité de leur présentation n’est pas au rendez-vous. Ils rappellent ceux d’une ancienne Aries K ! C’est terne et bon marché. La plupart des commandes sont placées dans l’environnement immédiat du conducteur. Ah oui, les portes-gobelets avant sont pratiquement placés par terre.La visibilité latérale avant est limitée par les larges piliers qui retiennent le pare-brise et celle de ¾ arrière, par les imposants appuie-tête arrière. Autrement, elle est bonne. 

Dodge use d’un peu trop de plastique, ce qui contribue à une impression de bon marché. Les matériaux de mon véhicule étaient dans l’ensemble bien ficelés. De plus, l’habitacle étouffe efficacement les bruits. 

La grande ouverture des portes facilite l’accès à la banquette médiane. Une fois de plus, le dégagement pour la tête et les jambes est généreux. Le confort est décent, sauf au centre. Les sièges de la banquette médiane glissent vers l’avant et se replient pour faciliter l’accès à la banquette de troisième rangée. Le mécanisme est ingénieux. Cette banquette divisée 50/50 conviendra surtout pour des enfants, et ce, pour de courts déplacements.  

Une fois les dossiers de cette banquette rabattus, le volume utilitaire est très généreux. Le plancher dissimule un espace de rangement qui l’augmente davantage. De plus, le siège du passager avant est inclinable à plat, ce qui permet d’y transporter une planche de surf, par exemple.  

Les espaces de rangement sont nombreux. La partie supérieure du coffre à gants fait office de mini réfrigérateur pour y garder des boissons au frais. Et deux coffres logent derrière les sièges avant. Autre espace de rangement intéressant : le coussin de ce siège dissimule un spacieux réceptacle pour y placer des cartes, des petits livres pour les enfants, des disques, une trousse de premiers soins… Le Journey remplit donc bien à sa vocation familiale. 

Les éléments de sécurité comprennent notamment six sacs gonflables. L’organisme américain NHTSA a décerné d’excellentes notes pour la protection des occupants en cas d’impacts frontal et latéral. Au moment d’écrire ces lignes, l’IIHS, n’avait pas encore évalué le véhicule. Chaque Journey est équipée de série d’un dispositif électronique antiroulis, d’un système électronique d’antidérapage avec antipatinage, de freins à disque aux quatre roues avec antiblocage et d’un dispositif qui limite le louvoiement d’une remorque. Pour un véhicule dont le prix de base est de moins de 20 000 $, c’est bien !

 

Du nerf sous le capot ? Du sérieux sur la route ?

 

Ma SXT était dotée du V6 de 3,5 L, dont les 235 chevaux assurent des prestations énergiques au moment d’accélérer et d’effectuer une manœuvre de dépassement. Le couple de 232 livres-pieds y jouent pour beaucoup. La consommation moyenne de carburant du V6 frise toutefois la marque du 14 L/100 km.

 

J’ai eu l’occasion de conduire brièvement une version équipée du quatre cylindres de 2,4 L (173 chevaux) à calage variable des soupapes et de la boîte automatique à quatre rapports. Un peu désuet tout de même. Le constat : des performances honnêtes, sans plus. Ce n’est pas un moteur adapté pour un véhicule de ce poids, surtout lorsque tous les occupants sont à bord, et les bagages chargés. Et oubliez la tente roulotte ! Consommation moyenne anticipée : environ 11 L/100 km.

 

La capacité de remorquage est de 450 kg (1000 lb) avec le moteur à quatre cylindres et de 1600 kg (3500 kg) avec le V6 et l’ensemble de remorquage.

 D’emblée, la SXT reçoit des jantes de 17 po, alors que les versions d’entrée de gamme sont dotées de jantes de 16 po. Mon véhicule était toutefois chaussé d’imposants pneus de 19 po. La suspension est ferme, mais elle ne réagit pas trop brusquement sur les imperfections de la chaussée. Le Journey n’est pas conçu pour la conduite sportive. C’est essentiellement un véhicule pour la famille. À défaut d’offrir un comportement routier raffiné, la douceur de roulement est de la partie. La direction n’est ni trop molle ni trop lourde. Mais le long diamètre de braquage complique les manœuvres de stationnement.  

Le mot de la fin 

Le Journey présente de nombreux éléments d’intérêt, dont une habitabilité étonnante, un prix de base relativement raisonnable et des caractéristiques de sécurité que certains constructeurs offrent en option sur des véhicules plus chers. Le V6 constitue le meilleur choix, mais sa consommation d’essence est trop élevée. Dommage de pouvoir mettre la main sur le moteur turbodiesel CRD de 2,0 L, qui permettrait d’allier de bonnes performances à une consommation de carburant moindre. Autre chose : une petite visite dans le site Web de Chrysler m’a appris que l’écart de prix entre un Journey et une Grand Caravan était vraiment mince. Du moins sur papier. Prenez donc bien le temps d’évaluer vos besoins et de faire les calculs qui s’imposent.  


Opinions des membres

Pas encore d'opinion

Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous.

Catégories: Dodge, Multisegments,
Dernière mise à jour : ( 20 octobre 2008 )
 
PUBLICITÉ