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Mercedes-Benz GLK: Mon coup de coeur 2009  Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
29 septembre 2008

(Dusseldorf, Allemagne) Quand on fait l’essai de nombreux véhicules dans une année, il en faut beaucoup pour faire craquer. Et quand on m’a assignée à l’événement du nouvel utilitaire sport d’entrée de Mercedes, je n’étais pas des plus inspirées.  J’avais aperçu le véhicule pour la première fois en version conceptuelle au Salon de l’auto de Détroit et ses lignes – disons audacieuses – ne m’ont pas séduite.  Mais en prenant le volant du GLK, mon cœur s’est enflammé.  Ses aptitudes routières sont remarquables, dignes de la nouvelle Classe C. 

Après des heures passées aux commandes du véhicule, je ne le voyais plus de la même façon.  Son allure est peut-être inusitée, mais elle a l’avantage de ne pas se fondre dans le paysage automobile.  Aujourd’hui les véhicules se ressemblent tant qu’il est parfois difficile de distinguer une marque d’une autre.  Son design – une interprétation moderne de la Classe G – a pour but de vous rappeler que malgré sa vocation urbaine et « civilisée », le petit nouveau de la famille n’a pas peur de s’aventurer hors des sentiers battus.

Mercedes-Benz a décidé d’élargir sa gamme d’utilitaires sport vers le bas pour répondre plus adéquatement aux besoins. Les consommateurs s’éloignent des véhicules aux proportions généreuses. Ils les veulent compacts et moins gourmand en carburant, mais qui se distinguent de la masse.Et à première vue, le GLK ne laisse pas indifférent. On aime ou on déteste. Mais il ne passera jamais inaperçu.  Et sur la route, il est surprenant. Confort de roulement, maniabilité et tenue de route sans pareil, direction précise, rien à voir avec un camion. 

Pour atteindre cet objectif, les ingénieurs ont utilisé de nombreux éléments de la Classe C, à commencer par sa plate-forme rigide. En outre, le cadet de la gamme profite de la suspension « Agility Control » qui s’ajuste automatiquement en fonction des conditions routières et de la vitesse du véhicule. Ceci assure une balade en tout confort, même sur les irrégularités de la chaussée.

Côté motorisation, le GLK hérite également du V6 de 3,5 L (268 ch/258 lb-pi) qui, couplé à la boîte automatique à sept rapports 7G-Tronic, devrait tourner  en moyenne dans les 10,6 litres au 100 km selon le fabricant. Mais pendant notre période d’essai, nous avons dépassé cette donnée de près de 2 litres.  Au moins, à comparer à ses rivaux germaniques – Audi Q5 et BMW X3 –, il ne fait pas piètre figure.  Ce six-cylindres répond sans délai aux demandes du conducteur et sans trop d’effort – accélération 0-100 km/h en 6,7 secondes.  Certains ont noté une sonorité plus rauque que dans la Classe C, peut-être est-ce dû à une insonorisation supérieure dans l’habitacle de la berline.

Et pourquoi pas un diesel ?  Il existe, mais seulement sur le marché européen. Malheureusement, le constructeur ne prévoit pas pour l’instant l’offrir au Canada. Mais qui sait, avec les bouleversements actuels dans l’industrie automobile et les nouvelles tendances d’achat des consommateurs, il est possible que la compagnie change son fusil d’épaule.

Pendant l’essai routier constitué de longues distances sur l’autoroute, mais aussi de généreuses portions sur des routes sinueuses et étroites de la campagne allemande et en pleine ville, avec une circulation dense, le GLK était tout à fait à l’aise.  Son court rayon de braquage lui permet de se faufiler dans la cohue sans problème, mais facilite également la tâche lors de manœuvres de stationnement tandis que sa direction à assistance variable en fonction de la vitesse offre une bonne sensation de la route à vitesse d’autoroute.  Il faut aussi souligner sa stabilité sur route et son équilibre dans les virages.

En fait, ce VUS ne se comporte pas du tout comme un camion. Sauf quand vous le souhaitez vraiment.  Mercedes-Benz nous a fait preuves des capacités hors-route du GLK en réservant une portion de cet essai sur un sentier parsemé des obstacles courant de la conduite tout-terrain.  Moins de 5 % des propriétaires utilisent leur VUS dans ces conditions, c’est pourquoi je ne m’éterniserai pas sur le sujet.  Mais grâce à son rouage intégral permanent 4Matic de série, sa garde au sol de 201 mm, ses plaques de protection – en fibre de verre – et ses systèmes électroniques, il peut se hasarder sur des surfaces rocailleuses et escarpées, dans la boue et même traverser à gué un cours d’eau. 

 Avec des limites tout de même. Car le véhicule prêté par Mercedes-Benz pendant ce segment était doté d’un Groupe Hors-route optionnel non proposé en Amérique du Nord.  Par ailleurs, les plaques de protection avaient été remplacées par d’autres en acier, ce qui l’avantage d’être plus robuste, mais aussi le désavantage d’ajouter au poids du véhicule.Parlant de robustesse, le GLK peut tracter une charge de 2 000 kg (4 409 lb) avec freins-remorque.

Dans l’habitacle sobre, on retrouve également des airs familiers de la Classe C. Mais les lignes sont beaucoup plus tranchantes, un style qui reprend le thème extérieur.  Les sièges en cuir, avec ajustement électrique pour le passager et le conducteur sont bien soutenants et assez confortables pour entreprendre de longs trajets. Le volant est inclinable et télescopique, ce qui favorise une position de conduite optimale.

Grâce à la ligne de toit élevée, les passagers arrière profitent d’un dégagement généreux à la tête. Et derrière la banquette divisée et repliable, on trouve assez d’espace pour ranger les provisions d’une famille de quatre ou leurs bagages (450 L). De plus, comme le design du GLK élimine les montants du milieu, entre les glaces latérales, la visibilité est excellente de tous côtés.

Encore une fois, la plupart des caractéristiques de luxe et les commodités offertes sur la berline, le sont sur l’utilitaire sport. La liste est longue et comprend comme on se l’attend sur un modèle de luxe, la sellerie de cuir complète, avec ajustement à commande électrique en 10 voies pour le conducteur et le passager avant, glaces/verrouillages à commande électrique, toit panoramique, contrôle automatique de la température, compatibilité Bluetooth, Clé intelligente et roues de 19 po en alliage (20 po en option).

La sécurité est aussi au rendez-vous avec sept coussins gonflables dont un coussin pour les genoux du conducteur, des appuie-tête actifs et une panoplie de dispositifs électronique d’aide au conducteur, incluant le système de protection des occupants Pre-Safe, l’antiblocage (ABS), l’Assistance au freinage (BAS), le système d’aide à la montée (Hill Start Assist), les contrôles électronique de la stabilité (ESP) et de la traction (4ETS) et les freins adaptifs en situation d’urgence. 

En bref, le GLK a tout pour plaire dans un créneau qui s’adapte mieux aux tendances actuelles. Son arrivée au pays est prévue en janvier.

Données techniques

Véhicule: Mercedes-Benz GLK
Prix                                                            45 000 $ (environ)         
Moteur                                                     V6 de 3,5 L à DACT
Puissance (ch)                           268 à 6 000 tr/min
Couple (lb-pi)                               258 à 2 400 tr/min
Suspension (av/arr.)                             MacPherson/multibras
Direction                                  Électro-hydraulique, sensible à la vitesse
Roues                                                      235/50R19
Consommation L/100 km (mpg)       10,6 (27) (est. combiné)

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Dernière mise à jour : ( 2 décembre 2008 )
 
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