Pontiac G8: Le vent a tourné
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| Écrit par Daniel Charette | |
| 6 décembre 2008 | |
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Pontiac n’est t’elle pas depuis longtemps la division la plus trompeuse chez General Motors? D’offrir des produits sans âme n’est pas mal en soi, puisqu’il y a nombre de personnes qui n’ont aucun besoin à satisfaire en terme d’agrément derrière un volant, mais d’habiller de telles voitures d’artifices de toutes sortes et de clamer haut et fort des slogans tels ‹‹la passion de conduire››, c’est à croire que l’on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Heureusement, le vent semble en train de tourner. Il y a et il y aura toujours de ces voitures fort prétentieuses, mais il y a désormais également des produits avec lesquels il fait bon vivre sous la bannière Pontiac. La G8 est de cette nouvelle vague et elle risque de faire sombrer assez rapidement dans les oubliettes la défunte Grand Prix. En fait, il serait péjoratif de la considérer comme sa remplaçante tellement elle a mieux à offrir.
Ce qui la différencie tout d’abord la G8 de la Grand Prix est son architecture à propulsion qui, avec l’aide de la Solstice, gonfle les rangs des voitures amusantes à conduire chez Pontiac. Sortie tout droit de la filiale australienne de GM, la G8 reprend 98% des composantes de la Holden Commodore. De par son format et sa configuration, elle a dans la mire le Dodge Charger. Comme celle-ci, la Pontiac est offerte avec au choix un moteur V6 ou V8 tandis qu’une version haute performance GXP dotée d’une transmission manuelle et d’un V8 de Corvette qui fera environ 400 chevaux est en préparation. Si plusieurs raffolent des moteurs V8 dans ces grosses bagnoles américaines il y a fort à parier que le V6 équipera la plupart des exemplaires vendus. Non seulement le prix du pétrole lui donne une longueur d’avance sur le V8 mais aussi il convient à la plupart des situations. Grâce à ses 256 chevaux, il pousse cette Pontiac avec aisance, même si le son de son échappement n’est pas des plus mélodieux. La version GT avec son V8 de 361 chevaux ne fait pas dans la dentelle. Les accélérations et reprises sont énergiques puisque l’exercice 0-100 km/h est l’affaire de 6,2 secondes tandis que les dépassements se font avec une telle facilité que l’on se surprend presque à avoir envie de tomber plus souvent sur des retardataires afin de profiter de la poussée engendrée par l’accélérateur au plancher. À l’intérieur, tout est sombre mais heureusement mieux assemblé que par le passé. Certaines commandes demandent un certain temps d’adaptation, car elles sont peu intuitives. Le système de sonorisation signé Blaupunkt est de ce nombre avec ses boutons tous plus petits les uns que les autres. Comme on est en droit de s’y attendre dans une voiture de cette taille, tous les gabarits pourront aisément trouver une bonne position de conduite et que les sièges se font apprécier au fur et à mesure que l’on avale les kilomètres. Le coffre est également de bonne dimension et l’ouverture efficace. Si les voitures à propulsion du passé vous ont donné la frousse, sachez que dans le cas qui nous concerne, la voiture est facile à conduire et surtout plaisante à conduire. Malgré ses indéniables qualités, il se pourrait qu’il se trouve de moins en moins de consommateurs à la recherche d’une telle voiture, surtout en cette période d’incertitude. Qu’à cela ne tienne, la G8 vaut le détour et dérogera sans doute quelques ventes à ses rivales de chez Chrysler. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 20 décembre 2008 ) |



