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Au volant de la MINI électrique   Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jacques Duval   
8 décembre 2008

Oublions la Zenn qui est sans doute une voiture électrique, mais certes pas dans l'optique du consommateur moyen qui cherche à se déplacer au volant d'une automobile dont le rendement et les performances ressemblent à peu de choses près à ce qu'il est habitué. Attardons-nous plutôt à la Mini E, qui, en perdant ses places arrière, gagne un pack de batteries alimentées à l'hydrogène. C'est lourd et encombrant, mais ainsi va la vie que nous réserve un avenir automobile électrique.

J'ai eu le privilège de conduire cette version expérimentale de la Mini dont quelque 500 exemplaires seront loués au cours des prochains mois à des automobilistes triés sur le volet dans trois États américains afin de recueillir des données qui permettront d'en améliorer le fonctionnement.

Première chose à revoir : l'effet de compression ou ce ralentissement brutal dès que l'on relâche la pédale d'accélérateur. Pour l'avoir expérimenté, je peux vous dire que si l'on applique légèrement les freins en plus, la voiture semble vouloir s'immobiliser, ce qui n'a guère plu à un automobiliste qui me suivait en plein coeur de Los Angeles. C'est carrément désagréable et inquiétant. Interrogé sur cette caractéristique bien particulière, le représentant de la marque n'a pu que confirmer que « c'était comme ça et que l'on ne pouvait rien n'y faire ». Et le ton était même un peu arrogant, comme peuvent l'être certains ingénieurs allemands (Mini est la propriété de BMW). Avec un peu plus d'amabilité, il aurait pu nous expliquer qu'il s'agissait là du résultat de la fonction d'alternateur qu'adopte le moteur dès que l'on relâche l'accélérateur. Les freins interviennent aussi dans le but de récupérer l'énergie cinétique. C'est là la première grosse déception du comportement routier de la Mini E. La seconde a trait à l'espace arrière... qui s'est envolé, ce qui tend à confirmer l'idée qu'il faudra dessiner des voitures en conséquence pour se permettre de concevoir des véhicules électriques faits pour tout le monde.

DE SOLIDES ACCÉLÉRATIONS

Si l'on fait abstraction de ces détails, la conduite de cette Mini E est plutôt divertissante. Grâce au couple toujours impressionnant du moteur électrique, les accélérations sont franches et instantanées. Sans avoir pu faire de mesures chronométrées, je serais prêt à parier que ce cube roulant peut soutenir le rythme de la plupart des sous-compactes sur le marché. C'est du moins ce que proclame BMW avec un temps de 8,5 secondes pour le galop de 0 à 100 km/h. Avec une autonomie de 240 km et une vitesse de pointe de 152 km/h, on est loin, très loin d'une Zenn. Avec une puissance de 204 chevaux, on ne s'attend évidemment à rien de moins. Tous ces beaux chiffres sont imputables à ces batteries lithium-ion qui s'accumulent à la place de la banquette arrière.Le courant continu affiche une tension nominale de 380 volts.

C'est évidemment l'absence de tout bruit mécanique qui surprend le plus au volant de la Mini E. Seul le bruit de roulement vient troubler la quiétude de l'habitacle. La boite de vitesses est réduite à sa plus simple expression avec le N, le D et le R, point.  En réalité, il s'agit d'un réducteur à engrenage droit à train souple dont le fonctionnement est au-dessus de tout reproche. 

Bien sûr, rien n'est coulé dans le béton et grâce aux enseignements tirés de l'utilisation quotidienne des 500 Mini E qui seront éparpillées à travers l'Amérique au cours des prochains mois, il sera possible de peaufiner le concept et de franchir un autre petit pas vers la voiture électrique tout usage.

 


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Catégories: Mini, Sous-compactes,
Dernière mise à jour : ( 20 décembre 2008 )
 
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