Essai en duo: Mitsubishi Sportback GTS et Ralliart
|
|
|
| Écrit par Jean-Pierre Bouchard et Sylvie Rainville | |
| 28 avril 2009 | |
Mitsubishi Lancer Sportback 2009 : saveur européennePar Jean-Pierre Bouchard
La Lancer est la voiture la plus populaire de Mitsubishi. Après l’avoir transformée en 2007, le constructeur vient d’ajouter la Lancer Sportback, une cinq‑portes qui remplace sa traditionnelle familiale, disparue lors de la récente refonte. La voiture s’aligne sur des concurrentes de taille : Mazda3 Sport, Hyundai Elantra Touring, Toyota Matrix (Pontiac Vibe) ou Subaru Impreza. C’est donc dire qu’elle n’aura pas la vie facile. Le constructeur la décline en deux versions : soit GTS (à partir de 23 498 $) et Ralliart (à partir de 33 498 $). Charlevoix : pays de montagnes
L’endroit pour essayer la voiture ne pouvait être mieux choisi : Charlevoix. Enfin un terrain de jeux adapté. Destination : Auberge La Pinsonnière de Cap-à-l’Aigle, à La Malbaie. Charlevoix, c’est l’endroit idéal. D’abord pour la beauté des paysages. Ensuite, et surtout, pour la toponymie particulière de la région. Des cotes, des cotes et encore des cotes. Impossible d’y échapper, que l’on emprunte la route directe, la 138, ou encore la 362, qui traverse le village des Éboulements et celui de St-Irénée… en longeant le St-Laurent, pour nous conduire à Pointe-au-Pic, terre d’accueil du Manoir Richelieu et La Malbaie. Sylvie et moi avions décidé de prendre le chemin direct pour y aller, et le chemin plus enchanteur pour le retour. Car nous voulions tenter notre chance au Casino de Charlevoix. Pour l’aller, nous choisissons une GTS dotée de la boîte manuelle à 5 rapports. Pour le retour, une Ralliart équipée de la boîte automatique à double embrayage. Ma collègue et mois, avons roulé sur une distance de plus de 350 km, le même jour, s’échangeant la place de conducteur pour celle du passager. Cependant comme Sylvie l’avait essayée en Floride un peu plus tôt cette année, elle m’a laissé un peu plus de temps au volant. Car qu’on le veuille ou non, une voiture, c’est aussi l’affaire du passager. Trop souvent négligé. Et à en juger par l’absence de commentaires ou de plaintes sur le sujet, j’en déduis que le confort était au rendez-vous, dans les deux versions. Mécaniques distinctes
La version GTS est équipée du 4 cylindres de 2,4 L de 168 chevaux. Ce moteur est fort bien adapté pour la conduite sur les routes montagneuses. La technologie de soupape à calage variable assure une souplesse de fonctionnement qui lui permet de garder le rythme au moment d’accélérer et de dépasser. Les rapports de la boîte manuelle sont bien étagés, alors que le levier des vitesses est facile à manier. La GTS peut aussi être livrée avec la boîte à variation continue. Lors de notre premier essai de la Lancer berline à St-Jean-sur-Richelieu en 2007, Sylvie et moi n’avions pas été impressionnés par cette boite dont la sonorité laissait une impression de mollesse agaçante… Mitsubishi permet néanmoins d’utiliser un mode manuel pour simuler 6 rapports de vitesse. Je dois néanmoins admettre que la situation est pire dans une Dodge Caliber. Au volant, la Lancer dégage une impression de solidité et un tempérament sportif. À mi-chemin entre une Honda Civic et une Mazda3. Bien entendu, nous devrons soumettre la voiture à un essai plus rigoureux un peu plus tard. Mais pour l’heure, les premières impressions sont favorables. La suspension procure un bon confort dans la plupart des circonstances. En fait, cette Lancer n’est ni plus ni moins qu’une berline GTS dotée d’une cinquième porte. La GTS reçoit des jantes en alliage de 18 po, ainsi que toutes les commodités de confort et de sécurité, y compris sept sacs gonflables et des freins antiblocage avec répartition électronique du freinage. Le contrôle dynamique de la stabilité et le système antipatinage ne sont pas offerts de série ni en option dans la GTS, alors que Mazda offre cette possibilité dans la 3 et Pontiac, pour plusieurs milliers de dollars de moins que la Sportback, en équipe de série la Vibe. Impossible aussi de commander la transmission intégrale. La Vibe l’offre en option et la Subaru Impreza, de série. Pour obtenir le tout, vous devez vous tourner du côté de la Ralliart. La Ralliart fait appel à un 2‑L turbocompressé de 237 chevaux. Rien à dire sur la performance. Les accélérations et les reprises au moment d’un dépassement sont quasi instantanées. La boîte automatique à 6 rapports, la même utilisée pour la EVO mais avec l’inutile mode SuperSport en moins pour la route) réagit instantanément, et permet d’exploiter le plein potentiel du moteur et de dire : « les cotes… quelles cotes ? ». La voiture enfile les courbes avec aplomb et la direction réagit avec rapidité et précision. La Ralliart dispose en plus de série d’une transmission intégrale. Ce qui lui permet de coller à la route comme la tire d’érable sur le bâtonnet La souplesse de la suspension en fait une excellente alternative à l’EVO. Je dirais même que la Ralliart, qui coûte environ 10 000 $ de moins, fait un aussi bon travail. Elle est beaucoup plus civilisée et, vraiment, fort plaisante à conduire. L’autre est un jouet de piste. La Sportback est une voiture logeable. L’espace de chargement offre, une fois les dossiers de la banquette abaissés – au moyen de pratiques commandes montées sur les parois, une capacité de 1 320 L. Afin d’y placer des objets plus volumineux, le plancher de chargement peut en plus être baissé de 9 cm. Une fois en position horizontale, le plancher est presque plat. Une question de prixLa mise en vente d’une version d’entrée de gamme, et donc pour un prix comparable à celui de la Hyundai Elantra Touring offerte à partir de 14 995 $ (17 295 $ toutefois avec un équipement décent), ou encore à celui de la Mazda3 Sport (16 995 $ en version GX) demandera à Mitsubishi de déployés des efforts de créativité supplémentaires pour mousser les qualités de sa nouvelle Sportback. Contexte économique oblige. Mais le constructeur y travaille et étudie la possibilité d’introduire, probablement pour l’année modèle 2010, une version plus dépouillée. Nous avons fait un bref arrêt au Casino. Je suis revenu « capitaine poche nette ». En fait, j’ai équilibré mes dépenses – maigres – et mes gains. Au contraire de Sylvie qui, elle, a eu la main plus heureuse. Car le « 7 en feu » lui a été favorable. Très favorable en fait. Chanceuse ! Ne reste maintenant qu’à Mitsubishi d’aligner à son tour les « 7 » pour séduire les acheteurs. Mitsubishi Lancer Sportback : deux versions vitaminéesPar Sylvie RainvilleOubliez l’ancienne familiale Sportback, appréciée plutôt pour ses qualités utilitaires que ses performances routières, la nouvelle génération qui a posé ses roues chez les concessionnaires en avril a de quoi vous faire grimper le taux d’adrénaline. Reposant sur les bases de la nouvelle génération de Lancer, la nouvelle recrue à hayon 5 portes hérite de la même mécanique que la berline dans ses versions les plus sportives, soit GTS et Ralliart. Mitsubishi a organisé plus tôt cette année un événement pour faire l’essai de la nouvelle Sportback sur les routes de la Floride. Et je suis restée sur mon appétit. Une seule journée de conduite n’était pas suffisante, considérant que cette Lancer à hayon est proposée en versions GTS et Ralliart – deux véhicules totalement distincts en termes de conduite et de performances. En outre, comme la GTS est offerte avec la boîte manuelle à 5 rapports ou la CVT (boîte automatique à variation continue), il fallait prendre le volant de trois véhicules pour avoir, du moins, une idée générale. Cependant, si la voiture m’avait laissée totalement indifférente au départ, je ne suis pas certaine que j’aurais demandé à participer à une autre présentation se déroulant quelques semaines plus tard dans mon patelin, à Québec. Cet itinéraire qui nous menait cette fois-ci dans la belle région de Charlevoix – réputée pour ses routes vallonnées – est idéal pour évaluer le confort d’une suspension et la vigueur d’un moteur. Comportement routier civiliséPeu de temps avant l’événement, j’ai fait l’essai d’une EVO pendant toute une semaine. Ce véhicule est réellement enivrant à conduire, mais je n’aurais jamais même imaginé faire un périple vers La Malbaie en raison de la fermeté de la suspension et les maux de dos en prime. La Lancer Evolution est une pure bête de performances à l’état sauvage tandis que la GTS et la Ralliart – tant berline que Sportback puisque leurs mécaniques sont identiques - sont des bêtes domestiquées offrant des prestations sportives, mais sans compromis sur le confort des passagers. Deux moteurs, trois boîtes de vitesses et deux types de motricitéLa lancer à hayon est offerte en versions GTS et Ralliart, deux modèles qui se distinguent non seulement par leur motorisation, mais aussi par le type de transmission, de motricité – traction avant et intégrale. Par ailleurs, même se ces deux variantes reposent sur le même châssis et présentent la même configuration du système de suspension (jambes McPherson à l’avant et multibras à l’arrière), le calibrage de la suspension ainsi que de la direction est différent. En outre, la Ralliart bénéficie de barres stabilisatrices plus imposantes à l’avant (21 mm, Lancer Sportback GTS et 22 mm, Lancer Sportback Ralliart). Même chose pour les freins. La GTS comme la Ralliart est équipée de freins à disque ventilé, en avant (11,6 po/294 mm de diamètre) et à disques solides, en arrière (11,9 po/302 mm de diamètre). Mais pour immobiliser la cavalerie de 237 chevaux de la Sportback Ralliart, les ingénieurs l’ont pourvue d’étriers avant à deux pistons. Le frein antiblocage (ABS) et la répartition électronique du freinage (EBD) sont de série sur les deux modèles. Sportback GTS à partir de 23 498 $La GTS, avec son moteur à quatre cylindres de 2,4 L, a attaqué chaque côte sans presque d’effort. Elle est maniable, agile et plaisante à conduire. Et ceci en tout confort, malgré les roues de 18 po de série. Dans cette livrée, c’est le modèle équipée de la boîte manuelle à 5 rapports de série – la version d’entrée à 23 498 $ - pour laquelle j’opterais. Cette transmission sans prétention sportive est bien adaptée au moteur et les changements de rapports se font en souplesse. La boîte automatique optionnelle, une transmission à variation continue (CVT) qui simule six rapports offerte également sur les modèles Lancer réguliers avec moteur de 2 L, s’accompagne, dans la GTS, de commandes d'embrayage en magnésium au volant. Personnellement, je ne paierais pas 1 300$ pour ce système. La CVT est bruyante, l’ascension des rapports se fait toujours sur la même note et en ce qui à trait aux fameuses palettes, je n’ai jamais compris l’engouement pour ce gadget. Cependant, ce type de transmission a l’avantage de favoriser une meilleure économie de carburant. À titre de comparaison, la GTS avec boîte manuelle consomme 10,4/7,4 L aux 100 km (ville/route) tandis que le modèle doté de la boîte CVT avale 9,9 L/100 km en ville et 7,4 L sur l’autoroute.En fait la GTS s’adresse à l’acheteur qui dans ce créneau de prix recherche un bon équipement de série, une consommation de carburant raisonnable et un tempérament plus sportif que les Corolla ou Civic. Il ne manque que le rouage intégral. Lancer Sportback Ralliart, un excellent compromis à la EVOLa Ralliart est un excellent compromis à la EVO. Elle offre des performances relevées, la traction intégrale et la boîte automatique à double embrage, à un prix qui fait moins mal au budget. La suspension est plus ferme que la GTS, mais pas aussi cruelle que l’Evolution. D’ailleurs, je n’ai eu aucune plainte à formuler pendant la balade, même en tant que passager. Aux commandes du véhicule, on remarque une tenue de route et stabilité supérieure sur la route à la GTS, une réponse beaucoup plus vive de sa direction, la grande vigueur du moteur turbocompressé et le fonctionnement de la boîte de vitesses qui passe les rapports à la vitesse de l’éclair – impossible à battre avec une boîte manuelle. Cette boîte de vitesses à double embrayage et à six rapports ainsi que le système de traction intégrale est dérivé de celui de l’EVO. La transmission offre deux modes – NORMAL et SPORT -, un de moins que l’Evolution (SuperSPORT). Le différentiel central actif (ACD) peut aussi être adapté aux conditions routières en sélectionnant, soit Tarmac (chaussée sèche), Gravel (surface non-compacte ou mouillée) ou Snow (neige). L’ACD distribue l’apport en couple de l’avant à l’arrière, selon le mode choisi. En ce qui a trait au système intégral, il est un peu moins sophistiqué que l’EVO qui travaille de concert avec quatre autres systèmes électroniques (ACD, AYC, ABS et ASC). Celui de la Ralliart n’est pas doté du AYC ou du capteur d’angle de lacet. Cependant, il travaille avec adresse à maintenir la voiture sur sa trajectoire. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
|
| Dernière mise à jour : ( 5 janvier 2010 ) |



