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Essai en duo: Audi A3 2009   Populaire Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Pierre Bouchard et Sylvie Rainville   
3 juin 2009

Même si elle partage de nombreux éléments mécaniques avec la Volkswagen GTI, la A3 est une Audi à part entière, à commencer  par la sonorité unique de son moteur et la possibilité de l’équiper du rouage intégral Quattro.  La voiture est proposée en version de base avec le quatre-cylindres de 2 L qui équipe un bon nombre de modèles de la gamme allemande ainsi qu’un V6 de 3,2 L. Mon collègue Jean-Pierre Bouchard a eu la chance dernièrement de faire l’essai du modèle 2L à traction avant équipé de la boîte manuelle tandis que je terminais celui muni de la boîte automatique et du rouage intégral.  Voici donc nos impressions sur les deux véhicules.

 

Une version d’entrée offrant performances et polyvalence

Par Sylvie Rainville

 

À comparer aux versions d’entrée des constructeurs allemands de luxe – Mercedes-Benz de Classe B et BMW Série 1, la A3 est un excellent compromis en termes de performances, de confort et de polyvalence.  Et bien qu’elle n’ait pas la stabilité, la rigidité  et le raffinement de la A4,elle offre une conduite dynamique, sans compromis sur le confort des occupants ou de la consommation de carburant et une maniabilité exceptionnelle.

 

Son moteur de 2 litres, avec sa cavalerie de 200 chevaux, suffit amplement à la tâche qu’il soit associé ou non à la traction intégrale.  Le moteur V6 de 3,2 litres augmente considérablement le poids de la voiture et ne développe que cinquante chevaux de plus que le quatre-cylindres.   Auparavant, le rouage intégral n’était offert qu’avec ce dernier, mais Audi le propose désormais avec la motorisation de base couplée à la boîte automatique avec mode manuel STronic de série. Bien entendu,il faut ajouter 5 000 $ au prix de départ pour un total – avant options –de 36 900 $. Mais le prix en vaut la chandelle.

 

Si l’option de latraction intégrale ne vous fait ni chaud ni froid, pas plus que des options telles l’ensemble sport (3 700 $) incluant la suspension Magnetic Ride,les roues de 18 po et les sièges sport, il vaut mieux à mon avis se tourner vers la GTi de Volkswagen qui pour un prix inférieur vous offre des roues et pneus de mêmes dimensions, un moteur de puissance similaire, une consommation en carburant légèrement moins élevée en raison du poids, un équipement plus fourni et le plaisir de conduite à l’allemande.

 

Mais équipée du légendaire Quattro – lettres de noblesse du constructeur – la A3 est une vraie Audi. La boîte automatique STronic fait le travail avec adresse. Aucun humain sur la planète ne peut rivaliser avec cette transmission qui profite d’un système à double embrayage qui passe les rapports à la vitesse de l’éclair.  Elle peut vous offrir une balade tranquille sur l’autoroute avec une consommation de carburant dès plus acceptables (7,5 L/100 km sur la route). Mais si vous désirez réveiller la bête, passez en mode Sport et la A3 devient une véritable petite bombe.  Les rapports sont conservés plus longtemps pour optimiser les performances tandis qu’en mode normal, les changements de vitesses se font plus rapidement pour favoriser une meilleure économie de carburant. (9,6/ 7,5 vile route). La différence avec le modèle à traction avant est négligeable (9,4 L/ 6,9 L). Il est aussi possible de passer les rapports manuellement sans pédale d'embrayage à l'aide du levier de vitesses ou de commandes au volant.

Sur la route

 

La tenue de route est impeccable et le comportement général bien équilibré avec un roulement assez ferme, mais toutefois confortable sur les longs trajets.  Les modèles Quattro sont équipés d’une suspension Sport qui bénéficie de ressorts et d’amortisseurs plus fermes de 30 % que ceux de la version à traction avant, ainsi que des barres stabilisatrices avant/arrière renforcées. La direction assistée Servotronic,asservie à la vitesse, donne au conducteur une bonne sensation de la route tandis que les différents systèmes d’assistance au conducteur ne sont pas trop intrusifs. Les freins à disque (pleins à l’avant et ventilés à l’arrière) avec antiblocage immobilisent sans effort la voiture.

  

Le plaisir de conduire

Par Jean-Pierre Bouchard 

 

En 2006, Audi a ouvert la voie à la catégorie des voitures compactes haut de gamme, en important l’A3 en Amérique du Nord. Pour 2009, la firme allemande lui a apporté diverses améliorations, qui ne lui font toutefois pas perdre son charme.

 

Après l’arrivée de l’A3, d’autres constructeurs européens on tréagi. Mercedes a introduit la Classe B, la plus proche rivale en termes de format, Volvo a lancé la C30 et, plus récemment, BMW a fait un retour aux sources en commercialisant la Série 1. Au banc d’essai de ce premier contact,une A3 2.0T à traction avant équipée d’une boîte manuelle à six rapports et de l’ensemble Premium.

 

De ce côté de l’Atlantique, l’A3 n’est livrée qu’en une seule configuration, soit à cinq portes. L’Europe a aussi droit à une version à trois portes. Les stylistes d’Audi en ont révisé la calandre qui, comme les nouveaux véhicules de la marque, reçoit des phares mis en valeur par de petites diodes. Les pare-chocs et les feux arrière ont eu droit à un nouveau traitement tout comme les rétroviseurs extérieurs qui, en plus d’être de plus grande dimension, comportent désormais des clignotants intégrés.

 

Les mesures de la voiture n’ont pas changé. Lesmodifications apportées à l’enveloppe ont toutefois permis d’en augmenter la longueur de… 6 mm ! Au chapitre des dimensions, l’A3 évolue sur le même terrain que la Volkswagen GTI à cinq portes, que l’on peut considérer comme une cousine.

 

Ergonomie : première de classe

 

Les modifications apportées à l’habitacle sont subtiles,exception faite de la console centrale et de la révision de l’éclairage des instruments de bord. Ici, les concepteurs n’ont pas poussé aussi loin que pour l’A4. Force est toutefois d’admettre que la précédente A3 faisait déjà très bien en matière d’ergonomie. Les fondations étaient solides.

 

À l’avant, le dégagement pour les jambes est toujours généreux.La longue course des sièges avantage les occupants de grande taille. Ces derniers trouveront toutefois celui pour la tête un peu plus juste, surtout lorsque la voiture est équipée d’un toit ouvrant panoramique. C’était le cas de mon A3.

 

Les sièges assurent un excellent confort. Leur fermeté procure le soutien nécessaire pour en faire une bonne routière. Par temps chaud, le cuir qui les recouvre respire toutefois mal, ce qui peut devenir inconfortable au fil des kilomètres. Le conducteur bénéficie d’une bonne position de conduite,d’une instrumentation claire et de commandes placées dans son environnement immédiat.Les boutons pour les glaces pourraient toutefois être un peu plus vers l’avant sur la porte pour faciliter leur utilisation. La visibilité est bonne dans la plupart des directions. L’épaisseur du pilier qui retient le hayon limite parcontre celle de ¾ arrière. Autre petit détail, le pourtour de la buse de ventilation latérale reflète par contre dans la vitre et le rétroviseur, ce qui devient fatiguant par temps ensoleillé.

 

Les matériaux utilisés sont de belle facture, et ils sont assemblés de façon rigoureuse. L’ensemble dégage de la solidité. Les appliques en aluminium viennent heureusement rompre avec la présentation monochrome de l’ensemble. Un bémol : l’insonorisation gomme mal les bruits de roulement.

 

La banquette arrière accueille avec un bon confort deux personnes de taille moyenne et moins. Car le dégagement pour les jambes y est compté,encore plus lorsque les sièges avant sont reculés au maximum. Le coffre loge 370 L, soit une bonne dimension pour une voiture de ce format. Une fois les dossiers de la banquette rabattus, le volume grimpe à 1 100 L.

 

Du oumph sous le capot !

 

Au Canada, Audi n’offre que deux motorisations pour animer son A3, soit à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 L de 200 chevaux et V6 de 3,2 L de 250 chevaux. La 2.0T est offerte en configurations à traction ou à rouage intégral quattro. La 3.2 reçoit d'office la traction intégrale quattro et la boîte automatique. Les Européens, eux, ont droit à un choix plus étendu de groupes motopropulseurs, qui comprend des moteurs diesels et une boîte automatique à sept rapports et double embrayage. Ce qu’Audi appelait DSG, et qu’il nomme aujourd’hui « S tronic ». La nôtre en compte six, mais elle demeure un modèle d’efficacité.

 

Mon A3 était activée par le moteur de base de 200 chevaux. C’est un excellent choix en termes de performances. Étant donné le poids de lavoiture, et le couple de 207 li‑pi développé entre 1700 et 5000 tr/min, les accélérations sont vives et les reprises, presque immédiates. La boîte manuelle à six rapports l’appuie efficacement. J’avoue néanmoins que la boîte automatique DSG le fait avec encore plus de conviction. L’option en vaut la chandelle, car elle ne pénalise en rien l’agrément de conduire. Au contraire. Elle le bonifie !

 

L’esprit de l’A3 est essentiellement sportif. La suspensionferme autorise une grande agilité et une tenue de route impeccable. Le prix àpayer ? Des réactions parfois plus senties sur certaines inégalités de lachaussé. Le dosage de la direction sensible à la  vitesse est juste assez ferme à vitesse decroisière, juste assez léger pour la conduite urbaine.

 

L’A3 ne donne pas à son conducteur l’impression qu’il est au volant d’une petite voiture. Car elle fait preuve d’un grand aplomb dans la plupart des circonstances. À ce titre, le comportement rappelle celui de la GTI. Je n’ai toutefois noté aucune différence majeure entre mes notes prises lors de mes premiers essais en 2006 et en 2007,  et celles prises lors de cet essai. J’avais adoré conduire la précédente A3. À preuve, j’avais parcouru plus de 1 300 km en une semaine avec l’une d’elle. Je n’ai fait que renouveler le plaisir de conduire au volant de la 2009.

 

Difficile de parler d’une véritable nouvelle génération de voiture, comme c’est le cas de l’A4. Les concepteurs d’Audi sont surtout partis d’une excellente base pour en polir les coins. La voiture est jolie, performante et plaisante à conduire. Mais ces qualités ont un prix. Un prix fort. Car une fois équipée de la traction quattro et de la boîte automatique, elle coûte 36 900 $. Et le prix grimpe rapidement. Une A3 3.2 peut coûter plusde 45 000 $ ! À titre de comparaison, une A4 2.0T 2009,plus spacieuse, coûte environ entre 3 000 $ et 5 000 $ de plus.  L’A3 reste néanmoins« concurrentielle » par rapport aux autres membres de la catégorie. Et en plus, elle est plutôt unique. Audi promet aussi l’ajout d’un coupé TTS et d’un roadster équipé d’un moteur de 265 chevaux !  BMW n’aura alors qu’à bien se tenir !

 

 


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Catégories: A3, Audi, Compactes,
Dernière mise à jour : ( 17 juillet 2009 )
 
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