Hyundai Elantra Touring 2009: Une compacte intelligente
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| Écrit par Jean-Pierre Bouchard | |
| 30 juillet 2009 | |
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Hyundai commercialise depuis peu l’Elantra Touring qui, selon ce l’on peut voir sur les routes, connaît un bon succès. La Touring avait disparu du livre de commandes du constructeur lors de la refonte de la berline en 2007. La voiture est offerte à compter de 14 995 $. Mais pour obtenir une livrée plus intéressante, l’acheteur doit au moins choisir la version L avec groupe « Préférence », ce qui porte, en version manuelle, le prix à 17 245 $. Guideauto.com a pris le volant d’une GL équipée de la boîte automatique. Le prix : 19 995 $ (plus les frais de transport et de préparation de 1 495 $).
Design des « Vieux pays »
La carrosserie de la voiture émane des studios de design européen de Hyundai. En fait, la voiture provient d’une version adaptée de l’I30 offerte en Europe. Sans afficher une carrosserie aussi tapageuse que la Mazda3 Sport, la voiture propose une approche moins éphémère et plus dynamique que la berline. La Touring est d’abord et avant tout une familiale bien plus qu’une berline à hayon comme l’était la précédente. Elle devient donc fort intéressante pour ceux, nombreux, qui appréciaient la Focus familiale, que Ford a malheureusement laissé tomber. Les principales rivales ont pour nom Dodge Caliber, Mazda3 Sport, Pontiac Vibe (Toyota Matrix), Subaru Impreza et Volkswagen Golf City et Rabbit. Au chapitre des principales dimensions, l’Elantra Touring possède un empattement qui mesure 5 cm de plus que celui de la berline. Elle est également plus haute de 4 cm. Par comparaison à la plupart des concurrentes, c’est d’ailleurs l’une des plus spacieuses sinon la plus spacieuse.
Habitacle généreux
À l’avant, le conducteur et le passager profitent de sièges fermes, mais confortables. Le dégagement pour les jambes et la tête est bon, y compris pour ceux de plus grande taille. Le conducteur peut trouver aisément une bonne position de conduite. La prise en main du volant inspire la solidité. Malheureusement, toutes les versions n’ont pas droit au volant télescopique. Pour l’obtenir, l’acheteur doit opter pour la GL. Comme la surface vitrée est importante, la visibilité est bonne dans toutes les directions. Et le soir, toutes les commandes sont éclairées. L’instrumentation est facile à lire et elle est bien disposée. Les commandes sont également simples à utiliser, en particulier les gros boutons de la climatisation. Je n’ai néanmoins noté que deux petites failles ergonomiques : lorsque le siège du conducteur est reculé au maximum, ce qui est nécessaire pour ceux qui ont de plus longues jambes, les commandes de la radio sont placées un peu trop loin et les boutons, un peu petits. De plus, la disposition des buses de ventilation situées de chaque côté du volant fait en sorte d’envoyer l’air directement sur les mains du conducteur. Autrement, les matériaux utilisés sont de belle facture et l’exécution de leur assemblage appelle peu de reproches. La banquette arrière assure un bon confort pour au moins deux adultes. La hauteur du toit permet d’obtenir un bon dégagement pour la tête. Celui pour les jambes est également bon. La banquette peut-être rabattue dans une proportion de 60/40 pour permettre d’augmenter le volume de chargement. Ce dernier est par ailleurs généreux : 689 litres lorsque les sièges sont relevés et 1 848 litres lorsqu’ils sont baissés. À titre de comparaison, le coffre d’une Pontiac Vibe permet, une fois les sièges relevés, d’y placer 100 litres de moins. La version de base, la L, reçoit d’office des caractéristiques de série telles que six sacs gonflables, ainsi que les glaces, le verrouillage des portes à commandes électriques, une radio avec lecteurs CD, MP3, entrée AUX et port USB pour y brancher un iPod, par exemple. La version L avec l’ensemble « Préférence » ajoute, pour 2 250 $ de plus, la climatisation, des sièges avant chauffants et des freins antiblocage, notamment. Cette version est beaucoup plus attrayante. La GL se démarque entre autres choses par des rétroviseurs extérieurs de la couleur de la carrosserie, un régulateur de vitesse et un volant télescopique. La GL Sport, elle, reçoit des jantes en alliage de 17 po, un toit ouvrant, etc. Tempérament européenLa voiture est équipée d’un quatre cylindre de 2,0 L à calage variable des soupapes, qui développe 138 chevaux. Celui de ma voiture était relié à une boîte automatique à quatre rapports. L’ensemble fournit des prestations tout ce qu’il y a de plus honnêtes. J’ai eu l’occasion de le mettre « à l’épreuve » dans les cotes à pic de Charlevoix. Les rapports de la boîte automatique sont bien étagés, mais la boîte réagit parfois avec un peu de lenteur. Lorsque l’on enfonce l’accélérateur, le moteur manque de discrétion. Mais en conduite d’autoroute, il s’exécute avec une agréable discrétion. En moyenne, l’ensemble m’a permis de réaliser une marque de 9,1 L/100 km. Sur la route, l’Elantra Touring rappelle la berline par sa grande douceur de roulement. Mais avec un zest de fermeté pour la suspension et un brin de sportivité dans la conduite. Je dirais quelque part entre une Mazda3 Sport et une Volkswagen Rabbit. Toutes les versions reçoivent des jantes de 15 po, à l’exception de la Sport qui profitent de jantes de 17 po. Sur les inégalités, la voiture réagit plus fermement. Mais jamais de façon inconfortable. La direction est assez rapide et juste assez ferme à vitesse d’autoroute. La voiture n’est pas dotée du contrôle de la stabilité et de l’antipatinage, comme c’est le cas du côté de la Pontiac Vibe ou de la Subaru Impreza. En revanche, les freins à disque aux quatre roues sont livrés de série. Ces derniers effectuent leur travail adéquatement, du moins sur ma version qui était munie des freins antiblocages. Selon les tests de collisions menés par l’organisme américain NHTSA, l’Elantra Touring obtient cinq étoiles sur cinq pour la protection des occupants lors d’une collision frontale et quatre étoiles sur cinq pour la protection des occupants lors d’une collision latérale du côté conducteur et pour les passagers arrière. L’Elantra Touring aurait pu s’appeler autrement tant son apparence, et dans une moindre mesure son tempérament, diffèrent de la berline. Hyundai met sur le marché une compacte intéressante sur le plan du confort et de la polyvalence. Pour un prix décent, la qualité de l’ensemble est étonnante lorsqu’on la compare à d’autres voitures japonaises ou américaines. Le constructeur obtient d’ailleurs de bonnes notes dans son bulletin de la fiabilité de la firme JD Power alors que ses produits surpassent des marques aussi prestigieuses que Mercedes et Volvo. Un achat intelligent. Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 1 août 2009 ) |

