Dodge Ram 1500 2009 : Une refonte réussie
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| Écrit par Jean-Pierre Bouchard | |
| 11 août 2009 | |
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Pour un constructeur d’automobiles, lancer une camionnette pleine grandeur dans un contexte économique qui lui est défavorable constitue un véritable défi. Il existe tout de même des acheteurs pour ces véhicules, qui les achètent non plus pour suivre la mode, mais pour leur utilité. La nouvelle génération de Ram devrait leur être un excellent allié. Car la qualité de conception est au rendez-vous. Afin de réaliser cet essai, j’ai conduit une version Laramie 4X4 à cabine d’équipe. Prix incluant les équipements en option, le transport et la préparation : 51 350 $.
Espace et robustesse
Premier constat : ce camion a assurément de la gueule ! Aux côtés d’une petite voiture, on le dirait apparenté à un Freightliner. Mais, malgré des airs de brute, le RAM affiche un excellent aérodynamisme. En matière d’espace intérieur, le véhicule en mène large. Comme mon véhicule n’était pas équipé de marchepieds – ce qui est plutôt étonnant, puisqu’il l’était du volant chauffant et des sièges rafraîchissants ! – l’accès aux places avant et arrière était difficile, surtout pour les personnes de plus petite taille. Une fois grimpés à bord, les occupants des places avant prennent place sur des sièges qui assurent un excellent confort, ainsi qu’un bon soutien. Les sièges rafraîchissants ajoutent au confort par temps chaud. Le volant (chauffant) n’est malheureusement pas télescopique, ce qui permettrait d’obtenir une position de conduite encore plus confortable. Le design de l’instrumentation est de belle facture. La lecture des cadrans ne pose aucune difficulté. Tout comme l’utilisation des commandes qui sont, pour la plupart, bien placées, sauf celle pour activer les essuie-glaces, montée à gauche du volant. Ce n’est pas une position ergonomique, car elle oblige la main à quitter le volant pour les mettre en fonction. La qualité des matériaux et de leur assemblage à l’intérieur de mon véhicule, dont l’odomètre indiquait un peu plus de 9 700 kilomètres, était sans reproche. Je n’ai entendu aucun bruit ou craquement désagréable. Le large appuie-bras fait office de console dont la dimension appréciable permet d’y engouffrer nombre d’objets. La visibilité est excellente pour une camionnette de ce gabarit. Les larges rétroviseurs sont fort utiles, tout comme la caméra de recul (une option de 325 $). À l’arrière, les portes ouvrent presque sur 90 degrés pour faciliter l’accès ou le chargement d’objets. La banquette procure un confort raisonnable. Mais le dossier est un peu trop droit et l’assise, un peu trop courte pour les jambes des plus grands passagers. Le dégagement pour les jambes et la tête est généreux. Si Ford a fait un travail remarquable pour rendre l’habitacle de son F-150 silencieux, Dodge a fait un travail tout aussi remarquable pour insonoriser le sien tellement l’habitacle gomme les bruits de vent et de roulement. Mon RAM était dotée du système RamBox (une option de 1 495 $) composé notamment de deux coffres verrouillables, imperméables et faciles d’entretien montées de chaque côté de la caisse. Chacune permet d’y loger, selon Dodge, 120 cannettes de boissons gazeuses de 355 ml (12 onces), par exemple. Pour ma part, je les ai trouvés fort pratiques pour y placer des contenants de peinture vides pour les ramener au centre de recyclage plutôt que de les laisser danser dans la caisse. Mécanique musclée
Afin de propulser le Ram, Dodge offre un choix parmi trois moteurs, soit le V6 de 3,7 L (210 chevaux), le V8 de 4,7 L (310 chevaux) et le V8 HEMI de 5,7 L (390 chevaux). Vous l’aurez deviné, j’ai eu droit au plus puissant. La puissance et, surtout, un couple tout aussi généreux (400 livres-pieds à 4 000 tr/min), sont au rendez-vous, et ce, en toutes circonstances. Ce V8 qui a reçu de nombreuses améliorations pour 2009 est associé à une boîte automatique à 5 rapports qui fonctionne avec rapidité et discrétion. Petit détail agréable, l’échappement double émet une sonorité franchement agréable. Juste ce qu’il faut de « brutal ». La désactivation des cylindres – qui désactive quatre des huit cylindres lorsque l’on conduit avec gentillesse – permet de réaliser des économies de carburant. Entendons-nous, toutefois : j’ai réalisé, en étant d’une gentillesse extrême, en limitant les accélérations brusques et en conduisant le véhicule essentiellement sur la grand route (quoi que les cotes de Charlevoix demandent beaucoup d’énergie !), une marque de 14,7 L/100 km. Facile alors de faire grimper la consommation de 10 à 20 % additionnels. Dodge, de son côté, annonce une consommation de 16,2 L/100 km en ville et de 10,8 L/100 km sur l’autoroute. Comportement équilibré
Les améliorations majeures pour la refonte incluent l’utilisation d’un nouveau châssis dont on a amélioré la rigidité et réduit le poids, ainsi qu’une suspension arrière. Sur la route, le véhicule amortit efficacement la plupart des inégalités de la route. Bien entendu, il s’agit d’un camion et le véhicule rebondit lorsque la caisse est vide. Une fois chargé de quelques objets, on constate immédiatement une différence. La direction réagit bien et, somme toute, rend le véhicule maniable. Même si le véhicule est gros, je l’ai senti plus petit que le Ford F-150 essayé un peu plus tôt cette année. Rien à dire par ailleurs au sujet de l’efficacité du système à quatre roues motrices ou de la qualité du freinage. Les capacités de remorquage varient d’un modèle à l’autre et peuvent aller jusqu’à 4 128 kg (9 100 lb). Les caractéristiques de sécurité du Ram incluent le freinage antiblocage à disque aux quatre roues avec assistance au freinage, le contrôle de la stabilité du véhicule et l’antipatinage, ainsi que les systèmes de compensation électronique du roulis (pour le rendre plus stable en virages), d’antilouvoiement de la remorque (pour contrôler les mouvements de la remorque et limiter l’effet catapulte) et l’aide au démarrage en pente. Au final, le nouveau Dodge Ram constitue une réussite. Le véhicule est solidement construit, performant dans sa livrée 5,7 HEMI et équilibré sur le plan du comportement routier. Les ingénieurs de Chrysler ont bien fait leurs devoirs. Reste que le Ford F-150 est lui aussi un concurrent très sérieux. Une question de goût ? De personnalité ? Opinions des membres Pas encore d'opinion Pour écrire une opinion, inscrivez-vous ou enregistrez-vous. |
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| Dernière mise à jour : ( 11 août 2009 ) |

