July 18th, 2008
La nouvelle ayant été médiatisée, je pense que le moment est venu pour moi de faire le point sur mon possible retour au Canal Vox dont a gentiment parlé mon camarade Louis Butcher dans sa chronique du Journal de Montréal.
Ce dernier a rapporté les faits exactement comme ils se sont déroulés, ce qui, semble-t-il, n’a pas eu l’heur de plaire à quelques grandes gueules du milieu automobile qui, chaque fois, qu’ils ouvrent la bouche, le fiel et les excréments s’en déverse à profusion.
Après quelques échanges téléphoniques, le 17 avril dernier, j’ai été convoqué à un lunch au restaurant Le Piémontais par Mme Isabelle Dessureault, la grande responsable du Canal Vox. Elle était accompagnée du sympathique Éric Fournier, directeur de la programmation et nous avons discuté de la baisse de popularité (et de cotes d’écoute) de l’émission le Guide de l’auto depuis mon départ. Les deux ont admis que l’émission avait perdu son cachet original et qu’elle avait grandement besoin d’un retour aux sources.
On m’a demandé si je serais intéressé à reprendre l’animation de l’émission, ce à quoi j’ai répondu que la chose m’intéresserait, mais à deux conditions : que l’émission s’appelle Prenez le volant et que j’amène ma propre équipe. Ma proposition n’a pas semblé poser problème et il fut décidé d’une seconde rencontre aux bureaux d’Éric Fournier afin de mettre tous les détails en place. Pendant le café, je leur ai dit de bien s’assurer que la haute direction de Vidéotron soit informée de ce changement et que je doutais que le projet puisse se réaliser pour la simple raison que Vidoétron et Québécor sont mariés au Guide de l’auto.
Malgré tout, on m’a convoqué à une seconde réunion dans les bureaux de Vox pour fixer un échéancier en vue de la reprise cet automne. On m’a remis, entre autres, une cassette d’une des émissions de la dernière saison afin que je puisse analyser le travail des participants puisque je n’avais jamais vu ce que l’émission était devenue. Mon verdict fut le même que celui de la majorité des téléspectateurs, c’est-à-dire que l’émission était d’un ennui mortel et d’un amateurisme consternant. De toute évidence, il fallait y ramener la camaraderie, le je-m’en-foutisme et l’humour d’autrefois. J’étais même prêt à garder l’animateur comme chroniqueur sur les muscles cars.
On m’a donc confié le mandat de plancher sur la résurrection de l’émission, mais encore une fois j’ai insisté pour que la haute direction soit mise au courant. Et c’est là que toute l’affaire a déraillé. J’ai eu droit aux excuses d’Éric et l’émission restera ce qu’elle est depuis 5 ans parce qu’il n’est pas donné au premier venu de faire de la bonne télé.
Cette version des faits peut être corroborée en tout temps par Éric Fournier qui apprend à son grand désespoir ce que signifie le mot « convergence ». Fin des émissions.
July 14th, 2008
Il n’y a pas que les Français qui sautent de joie aujourd’hui et qui célèbrent la fête de la Libération. Je viens personnellement de sortir de mon purgatoire et d’être libéré de la clause de non-concurrence qui me pendait au-dessus de la tête comme une épée de Damoclès depuis la vente de mon Guide de l’auto. Un guide « qui n’est plus ce qu’il était » me disent beaucoup de gens que je rencontre au hasard.
Le plus gros problème toutefois est que l’on continue de m’associer à cette publication alors que je n’y ai pas écrit une ligne depuis l’édition anniversaire de 2006 dont le lancement fut fait sans même que je n’y sois invité. Cela donne une bonne idée de l’état d’esprit des nouveaux responsables de mon ancien guide. C’est cette même attitude qui a mené à la guéguerre dont vous avez sans doute déjà entendu parler suffisamment. Qu’il me suffise de dire que la vie continue, que j’essaie encore des voitures et que j’ai plein de projets en tête, dont celui d’une suite à ce fameux guide. Quant à un DVD, je vous dis simplement que vous allez tomber par terre quand vous verrez ce que nous avons été en mesure de faire pour réinventer les essais routiers. Des extraits ont circulé ça et là, mais attendez que l’hélico de Hélibellule entre en action avec son pilote aussi éclaté aux commandes de sa Gazelle que je peux l’être dans une Porsche GT 2. Bref, James Bond ne fait pas mieux.
Finalement, quelle sera la voiture exotique la plus rapide sur le nouveau circuit ICAR de Mirabel ? La réponse à l’automne.
July 7th, 2008

Comme presque tous les journalistes automobiles, je pourrais me passer de voiture et utiliser celles qui me sont prêtées de semaine en semaine. Sauf que dans mon cas, ma passion pour l’auto ne saurait se contenter de rouler dans la voiture des autres. Donc, j’achète ce qu’il me plaît quand j’en ai les moyens, creusant profondément au fond de mes comptes en banque. En ce moment, je me ruine à faire rouler trois voitures.
Jusqu’à maintenant, Dieu merci, je n’étais pas très friand de voitures anciennes, mais en vivant autour de gens qui sont des fanatiques enragés de ces coûteuses bagnoles d’un autre âge, je commence à y prendre goût. L’autre jour, j’ai aperçu dans un magazine une annonce pour une Alfa Roméo Sprint Veloce de 1959. Ceux qui ont lu mon autobiographie se souviendront que cette superbe italienne a joué un rôle important dans ma vie en étant ma toute première voiture de sport et de course. Elle était problématique, mais belle à mourir et j’en ai toujours gardé malgré tout un excellent souvenir.
Tout cela pour vous dire que j’en serai bientôt propriétaire et si, en photos, elle semble impeccable, je suis assuré que je ne cesserai jamais de remplacer ceci et cela. Elle deviendra sans doute une espèce de trophée sur quatre roues auquel j’irai faire prendre l’air quelques fois par été. À moins que ce ne soit un gouffre sans fin où disparaît tout le fruit de vos labeurs ?
Maintenant que j’ai attrapé le virus, je vais me mettre à chercher ma deuxième voiture de sport, le roadster Porsche Super 90 de 1960. Bref, je me rendrai là où mon porte-monnaie me le permettra.
Et vous, quelle est votre appréciation des voitures anciennes?
July 4th, 2008
Est-ce que j’ai mal entendu ou quoi? Un des articles de la nouvelle loi interdisant l’utilisation d’un téléphone cellulaire stipule, apparemment, que je n’ai pas le droit de me ranger dans une zone où la limite est supérieure à 70 km/h et d’utiliser mon appareil… pour régler une urgence par exemple. Je devrais donc sortir du véhicule pour le faire; qu’arrive-t-il quand il pleut? Quelqu’un a dérapé quelque part.
Anyway.
Ce qui me semble disproportionné aussi ce sont les 3 points d’inaptitude qui s’ajoutent à l’amende de 115 $. J’imagine le type qui a perdu son permis de conduire et qui lorsqu’on lui demande pourquoi répond « parce que j’ai parlé au téléphone ». En quoi parler au téléphone vous rend-il inapte à conduire une voiture? J’aurais mis une amende de 200, même 300 $ et laissé tomber les points d’inaptitude. Si je comprends bien, nous serons pénalisés comme si nous avions commis une infraction grave mettant en danger la vie du public. Comme conduire au-dessus de la limite dans une ville ou un village?
Ça ne tient pas debout selon moi. Et si notre cher gouvernement était de mèche avec les vendeurs d’accessoires mains libres. Au lieu de nous offrir des tribunes sur l’opinion des automobilistes sur la nouvelle loi, la radio devrait demander aux vendeurs de bébelles électroniques quelle a été l’augmentation de leurs ventes dans les derniers 10 jours. Amen.
June 27th, 2008

L’histoire est bien connue : plus un produit est rare et en demande plus il coûte cher et l’inverse est aussi très vrai. Le plus bel exemple des méfaits de la popularité ne pourrait pas mieux s’illustrer qu’avec les prix exorbitants pratiqués par une marque comme Ferrari. Alors que le constructeur suggère des prix beaucoup moins astronomiques que ceux pratiqués couramment, les vendeurs profitent de la rareté du produit pour hausser le prix d’un petit 100 000 $. Oui vous avez bien lu! Vérifiez les prix suggérés sur divers sites Internet et vous constaterez qu’une Ferrari F430 coupé devrait se vendre environ 175 000 $ alors que l’on en demande 275 000 $.
Le phénomène est courant, mais il se limitait jusque-là au marché « gris » et était pratiqué par des établissements indépendants hors du contrôle de Ferrari. Désormais, l’usine ferme les yeux sur les profits excessifs des vendeurs sous le prétexte que pour chaque voiture mise en vente il y a 10 acheteurs.
Que cette surenchère soit pratiquée par des représentants de la marque m’agace au plus haut point. Et surveillez bien ce qui va se passer avec la nouvelle Nissan GT-R autour de laquelle la marque ne cesse de faire du chichi afin de créer une certaine aura.
Encore là, le prix suggéré d’environ 80 000 $ risque de dépasser les 100 000 $. Comme quoi la popularité de certaines voitures est au détriment des acheteurs alors que ce devrait être premier arrivé, premier servi.