July 3rd, 2009
Même si l’utilisation de l’aluminium dans la construction automobile a surtout été préconisée récemment par quelques marques de luxe, il y a belle lurette que ce matériau entre dans la fabrication de carrosseries d’automobile. Dès 1899, une voiture dotée d’une carrosserie en alliage d’aluminium avait déjà été produite.
Compte tenu de son coût, l’aluminium a par la suite été réservé à des voitures spéciales ou de compétition. Aujourd’hui cependant, son usage n’est plus une question de coût, mais de nécessité. De tout temps, on sait que le poids est l’ennemi juré de la consommation. Ainsi, une voiture pesant environ 1400 kg aura une consommation de 27 milles au gallon alors que la même auto en aluminium pèsera 310 kilos de moins et pourra parcourir 34 milles avec un gallon d’essence. Et ce n’est pas tout…En rejetant moins de gaz brûlés dans l’atmosphère, elle polluera également moins que sa consœur en acier. Sans compter qu’une voiture, tout aluminium est entièrement recyclable.
Grâce à des procédés modernes d’estampage, on peut désormais produire en série à des coûts raisonnables des voitures en aluminium très sécuritaires. En effet, lors d’essais de collision, il a été démontré que l’aluminium offrait en plus une meilleure protection aux occupants du véhicule en raison d’une rigidité accrue. Et comme tout cela n’était pas suffisant, cet alliage léger permet aussi de diminuer le NVH d’une auto, c’est-à-dire le NOISE, VIBRATION AND HARSHNESS que l’on peut traduire par le bruit, les vibrations et la trop grande sécheresse du train roulant. En gros, la qualité de roulement est grandement améliorée. Comme la fibre de carbone est hors de prix, qu’est-ce que l’on attend alors pour se tourner vers l’aluminium? Sachez qu’il est déjà utilisé dans plusieurs composantes de votre voiture et que plus le prix de notre cher baril de pétrole continuera à monter, plus l’utilisation de l’aluminium en fera autant.
June 28th, 2009
Parlons couleur aujourd’hui, à l’encontre du vieil axiome qui dit que « des goûts et des couleurs, on ne discute point ». À cet égard, les Canadiens et les Québécois manquent cruellement d’originalité quand vient le temps d’opter pour le coloris de leur nouvelle voiture. Pourtant, dans 90 % des cas, c’est la couleur qui donne de l’attrait et du relief à une automobile.
Cette sacrée manie de faire comme tout le monde et de ne pas sortir des sentiers battus nous donne un environnement automobile d’une mocheté décourageante. Notre conservatisme nous pousse vers des teintes tels le noir, le blanc, le bleu et l’omniprésent gris argent. Par exemple, je crois même que certaines personnes ne s’imaginent pas une voiture allemande autrement qu’en gris.
Or, je n’ai jamais vu tant de Mercedes rouge que lors de mon dernier voyage en Allemagne il y a un mois. Par exemple, des SL que je n’avais jamais vu autrement qu’en gris argent, gris foncé ou noir se pavanaient dans un rouge Ferrari flamboyant. Les berlines de Classe C semblent également avoir délaissé leur blanc usuel pour se tourner aussi vers le rouge.
Non seulement les couleurs vives (rouge, jaune, orange) sont renommées pour être plus sécuritaires que les autres parce qu’elles se détachent mieux du paysage tant en hiver qu’en été, mais elles ont aussi une influence sur la valeur de revente. Par exemple, imagineriez-vous une Ferrari en brun comme la Maranello que j’ai aperçue la semaine dernière à Montréal? J’espère que son conducteur apprécie suffisamment cette couleur pour accepter que la valeur de revente de sa Ferrari en souffre considérablement dans quelques années.
Un autre aspect qui milite en faveur de couleurs dynamiques, adaptées et agréables, est la relation que l’on a vis-à-vis certaines d’entre elles. Personnellement, je n’ai jamais supporté le beige que je trouve « drabe » dans le sens de plate. J’ai été propriétaire d’une Audi A4 beige et je l’ai détesté dès le premier jour. Je l’avais acheté parce que c’était la seule familiale disponible. On a tous une couleur que l’on aime mieux et une autre qui ne colle pas à notre personnalité. C’est le syndrome de la voiture fraîchement lavée qui semble mieux rouler que 15 minutes avant alors qu’elle était couverte de saleté. Pure imagination.
P.-S. Qu’attendons-nous pour boycotter ces concessionnaires automobile qui assomment la langue française dans leurs réclames publicitaires à la radio avec un barbarisme comme « zéro comptant, zéro dépôt, zéro frais de financement, zéro frais de préparation » quand il existe un mot tout exprès, « aucun », comme dans aucun respect pour la langue.
June 23rd, 2009
Dans quel pays tyrannique vivons-nous? J’aurais envie de dire à la Péloquin « vous n’êtes pas tanné bande de caves de vous faire arnaquer par des policiers qui fonctionnent au quota et dont les promotions sont étroitement liées au nombre de contraventions qu’il distribue? »
J’ai été sidéré et scandalisé l’autre jour en entendant à la radio le fondateur de SOS Ticket mentionner que les policiers travaillant sur la route doivent rédiger chacun 17 constats d’infraction dans une journée. Ils n’y sont pas obligés, mais le policier qui ne donne pas suffisamment de contraventions se fera dire un jour que l’on a plus besoin de ses services.
Somme-nous dans un pays totalitaire ou quoi ?
Analysons la situation. Le policier qui approche de la fin de son quart de travail se rend compte qu’il n’a pas suffisamment décerné de « tickets» dans sa journée. Toute son attention sera désormais accaparée par les moindres petites entorses au règlement dont il sera témoin.Et c’est le pauvre automobiliste qui écope parce que la direction de la police oblige ses membres à distribuer des contraventions, coûte que coûte, et qu’importe l’heure, le jour, la situation ou les circonstances atténuantes.
« T’a pas fait ton stop mon pourri, alors tiens je te flusche ton avant-midi de travail avec un beau billet d’infraction. Quant au pusher qui vient de vendre sa merde sur le trottoir juste à côté, c’est trop compliqué et ça ne s’ajoutera pas au nombre des tickets à distribuer dans la journée.
Suis-je en train de délirer ou est-ce que nous assistons à des abus de pouvoir, à un harassement dégoûtant et à persécution bien organisée? Messieurs, les policiers, révoltez-vous, faites la grève des contraventions, dénoncez vos supérieurs, organiser des manifestations, n’importe quoi pour préserver votre honneur de gardien de la paix.
Après tout, vous n’avez certes pas adhérer à la police pour écrire des contraventions pour des insignifiances.
June 17th, 2009
Quand l’automobile tangue, ce sont souvent les cabriolets qui écopent en premier. Rappelons-nous leur disparition quasi entière lors du climat « antiautomobile » des années 70? Même la célébrissime Cadillac Eldorado nous avait faussé compagnie.
Curieusement, la crise actuelle n’a pas été la grande faucheuse que l’on aurait pu croire dans ce segment du marché. Les cabriolets sont florissants, mais ont-ils vraiment leur raison d’être au Québec?
Personnellement, j’ai toujours été un adepte du coupé, de loin la plus belle forme de carrosserie qui soit. J’ai succombé une fois à un cabriolet (que j’ai toujours d’ailleurs) et cela malgré mon incapacité à supporter les bruits de caisse. Tiens, je conduis actuellement à des fins d’essai une Mitsubishi Eclipse décapotable et même si la voiture n’a roulé qu’à peine 2000 kilomètres depuis sa sortie d’usine, chaque bosse ou trou du bitume québécois entraîne un concert de bruits de toute sorte. C’est que je reproche le plus à ce type de carrosserie même si les Allemands se débrouillent assez bien en ce qui a trait à la préservation de la rigidité structurelle de leurs cabriolets. Évidemment, le temps finit par faire son œuvre et ma décapotable de 14 ans brinqueballe de temps en temps.
Ces bruits traduisent une torsion du châssis qui, nécessairement, a un effet nocif sur la tenue de route. Mais, encore là, les cabriolets c’est avant tout pour la promenade et non pour faire des slaloms.
Parmi les autres « contre » des voitures ouvertes, il y a évidemment la sécurité (vol et moindre protection en cas de tonneau), la santé (je m’interroge de plus en plus sur le fait de respirer, sans filtre aucun, l’air pollué de nos villes), le niveau de bruit de la capote, et, bien entendu, la dangerosité du soleil en matière de cancer de la peau. Par ailleurs, rien ne vaut une ballade à ciel ouvert sur une petite route campagnarde par un bel après-midi de juillet. Mais, cela vaut-il tous les inconvénients qui vont avec.?
June 11th, 2009
« Si je me permets de vous écrire, M. Obama, c’est que vous êtes désormais propriétaire majoritaire d’un constructeur automobile nommé General Motors. En réalité, vous en êtes, pourrait-on dire, le président officieux.
Vous avez donc des décisions importantes à prendre pour faire fructifier cet investissement du gouvernement américain et vous nous assurez que vous avez mis sur pied un groupe de conseillers qui seront en mesure de remettre le bateau sur le bon cap s’il cherche à s’égarer.
Chroniqueur automobile depuis 50 ans, je crois avoir droit au chapitre et, bien humblement, si vous me le permettez, je vous dirai d’entrée de jeu que dès le départ cette compagne se dirige droit sur un récif.
En consultant la liste des véhicules qui seront mis de côté et ceux qui demeurent, je suis renversé de constater que GM a conservé pas moins de 8 SUV en production, ce qui entraîne nécessairement des croisements, des coûts de production supérieurs et une prolifération de ces modèles qui sont dénoncés comme les plus grands responsables de l’essoufflement de la planète. Il me semble qu’il eut été plus sage d’en conserver 3, un compact, un modèle de format moyen et un plus gros. Pourquoi va-t-on continuer à construire l’Acadian, l’Équinox, le Yukon, leTraverse, le Suburban, le Tahoe, l’Escalade et l’Enclave ? Vous auriez pu en sélectionner 3 parmi ceux-là et c’eût été amplement suffisant.
Sachez M. le Président que lorsque j’ai commencé dans ce métier, il n’y avait que 4 ou 5 SUV dans toute l’industrie et que personne ne s’en portait plus mal. Ou du moins, la terre n’avait pas les poumons aussi encrassés. À côté de ces 8 prétendus utilitaires, vous n’avez que 6 voitures s’adressant vraiment à la classe ouvrière, le gros du marché automobile. Ce chiffre tient compte notamment de la Cobalt qui méritait le cimetière et qui aurait pu être remplacée par des modèles émanant de votre filiale européenne, Opel. Vous les aviez d’ailleurs à votre portée, chez Saturn, mais dans un autre geste insensé, vous avez mis cette marque à l’encan. Malgré vos immenses qualités, j’ai bien peur que vous soyez en train de dilapider l’argent des contribuables en vous laissant conseiller par des gens qui ne semblent pas très au fait de ce qui se passe dans l’industrie automobile.
Modestement, Jacques Duval »